‹ Struensée: drame en cinq actes et huit tableaux en versChapitre 55 sur 101 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

LA REINE

Oui, VOUS avez raison, de nourrice en effet ;

Ce fut la sienne, ô Dieu !... qui commit le forfait.

MARIE-JULIE

Si vous prêtez Toreille aux basses calomnies Des serviteurs...

LA REINE

Moi, non ; mais, dans ses insomnies, Le roi revient souvent sur les dangers passés.

D'un ton rassurant.

Voilà tous ses chagrins... par le temps effacés ; D'autant qu'un sûr ami qui veille sur sa vie...

MARIE-JULIE

LA REINE

Oui,... répond d*ôter à tous l'envie D'essayer des poisons nouveaux ; le médecin Aidant Thomme d'État à trouver l'assassin, Le châtiment suivrait de près la turpitude.

Je n'incrimine pas votre sollicitude Qui fut grande à coup sûr, mais la mienne a, je croi, De meilleurs serviteurs qui gardent mieux le roi.

MARIE-JULIE

Vous rassurez mon cœur, chère fille ;

La reine tressaille à ce mot et fronce le sourcil.

un pli sombre Sur ce beau front?... Souffrez que j'en dissipe l'ombre Par un baiser...

LA REINE, reculant légèrement.

Madame...

MARIE-JULIE, s'approcliant d'elle.

oui, moins hors de saison Que nos propos,

LA REINE, chanoeluir/fllNn le baiser de Marie-Julie.

Je...

MARIE-JULIE, après l'ayoir baisée au front, k paît.

Va, je te rends ton poison.

Le roi familièrement appuyé sur Struensèe a paru au fond de la scène et s'eit arrélè pour regarder les deux reines. t

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