ACTE TROISIÈME
Car chaque jour j'étais accusé d'infamie,
Le démon qui trouvait ces preuves !... Tennemie
De ma vertu, de mon honneur, de ma raison
Qui, m'ayant vainement fait donner du poison.
Et s'irritant de voir mon existence sauve.
Elle-même installa le vice en mon alcôve^
(Ce poison-là vaut l'autre !...) et, m*ayant corrompu...
Sur on geite de Marie-Jnlie.
Ah I ne dites pas non... c'est vous, c'est vous. J'ai pu
N'abandonner à ces plaisirs que votre rage
Multipliait; j'étais un enfant sans courage ;
Mais mon instinct, perçant vos honteuses bontés,
Flairait un meurtre en cet appel aux voluptés.
Elle m'assassinait de débauche, l'infâme,
Puis montrait à mon père (oh ! la hideuse femme !)
Son pauvre libertin de fiU et, jour d jour,
Pour l'enfant resté sain me volait son amour !
Et c'est elle, aujourd'hui, la Reine proxénète.
Qui sur une âme fière, et digne, et blanche, et nette,
Ose elTroyablement baver, serpent hideux !...
Madame, vous mentez, ils sont purs tous les deux,
MARIE-JULIE, d'unj yoix gUdale.
Sire, votre souffrance excuse la folie
De votre emportement; vous outragez... j'oublie,
Votre père...
LE ROI
Mourut soudain. J'ai soupçonné Parfois que vous l'aviez lui-même assassiné,
MARIE-JULIE, Tivement.
Moi ? Dans quel but ?
LE ROI
C'est vrai, vous vous rendez justice.
Il fallait qu'il vécût pour que je consentisse
A me laisser cloîtrer ; sa fin vous fit grand tort ; Non, vous n'avez point dû travailler à sa mort.
MARIE-JULIE
Je travaille à sauver sa race de l'opprobre.
Ne parlons point d'amour, j'y consens ; j'en suis sobre.
J'aime fort peu de gens ;... je ne vous aime pas ; .
Mais votre honneur est nôtre et, si Ton peut tout bas
En rire et lui porter d'infamantes blessures,
Mon fils sera sali par les éclaboussures I
C'est pourquoi je m'émeus de vos malheurs, au lieu
De m'en distraire. — Il faut que je me taise ?... Adieu I
Les Rois futurs pourront douter de leur lignage.
LE ROI, arec fureur.
Vous...
Se contenant.
Mais, quand on accuse, on prouve. Un témoignage, Un seul !...
MARIE-JULIE, durement.
Oui..., j'attendais la fin de ce courroux.
Allant à une petite porte qui donne sur la bibliothèque du roi et Toutrant.
Madame de Reez.
Hein?
Madame dé R«es paraît, trta p|le; at praaqaa dtfaUlanta.