ACTE TROISIÈME
La dame d'honneur, dont la lèvre accusatrice Veut noircir votre Reine et votre bienfaitrice ?
Madame de Reez tombe à genoux sans répondre.
Vous savez quels sont les propos envenimés Qu'on vient de me tenir ?
Madame de Reez foit nn signe affirmât! f.
Et vous les confirmez ?
Madame de Ren demeure immobile.
MARIE-JULIE
Eh bien, courage, allons, retrouvez la parole Et répétez au roi... Mais non, le verbe vole, L'écrit reste...
Tirant un papier de son oonsage èi le présentant au roi.
Voici son témoignage écrit.
LE ROI, pareonrant le papi«r. '
« J'aime. »
Gomme bMI allait ae précipiter rers le fond.
11 a dit cela?...
Se maîtrisant.
Non, non, je perds l'esprit.
C'est faux, c'est faux.
Il regarde les deux femmes immobiles et continue A lire.
« J'aurai ton amour... »
,. Jetant le ptpier arec rage.
C'est infâme.
Après un silence pendant lequel Marie-Julie a ramasst le papier qu'il t Jeté A terre. A madame de Reez.
Vous avez entendu cela?... parlez, madame.
MADAME DE REEZ, d'une Toix sourde.
Oui.
Vous le soutiendrez devant lui ?••• devant tous?
MADAME DE REEZ, de même.
Oui.
LE ROI
Mais la reine avait mille bontés pour vous, Et vous la trahissiez?...
Montrant Marie-Jolie.
Comme Tautre !...
MARIE-JULIE
Mais, Sire...
LE ROI, oooUnuant.
L*une par son baiser, l'autre par son sourire !...
M A RIE- JULIE, montrant madauM de Reez.
Elle aimait Struensée et moi, pour vous sauver. J'ai pu, par ce baiser, jusqu'à vous arriver.
LE ROI
Donnez-moi ce papier.
MARIE-JULIE, recaltnl d'oa pai.
Pourquoi? qu'allez-vous faire?
Arrêtons-le d'abord. Sire, et qu'on le transfère A la prison d*État ; conjurons tout danger.
Vous le pourrez après dans l'ombre interroger.
~ Indiquant la petite porte de gauche. "-
J'ai là tous mes amis qui n'attendent qu'un signe Pour délivrer leur roi d'un serviteur indigne, D'un fou qui perd l'État et Votre Majesté...
Sire, grâce pour vous!... Sauvez la royauté.