‹ Struensée: drame en cinq actes et huit tableaux en versChapitre 76 sur 101 · SCÈNE III Les Mêmes, SIR RORERT KEITH · texte numérisé non relu

SCÈNE III Les Mêmes, SIR RORERT KEITH

SIR ROBERT

Merci, monsieur, pour nous et pour Sa Majesté. Il ne fallait pas moins que votre autorité Pour oser nous défendre et parler d'innocence.

MARIE-JULIE, souriant perfldemeat.

Bien avisé qui sert une riche puissance !...

RANTZAU, iadiRQé.

Madame l

Se maîtrisant, et avec une émotion grave*

Il est des cœurs de justice éperdus :

Qui ne les comprend pas jure qu'ils sont vendus»

SIR RORERT,

Oui, monsieur, la Reine est un ange; et je déclare Voir un outrage en la captivité barbare

Quelle subit et qui Taccuse injustement; Nous ne souffrirons pas qu'elle dui^e.

MARIE-JULIE

Vraiment?... Dans le roi son époux n*a-t-elle plus son juge ?

SIR ROBERT

Le roi son frère entend demeurer son refuge.

MARIE-JULIE

Et si le Danemark défend son droit?

SIR ROBERT

Eh bien!...

Mon i>ays, sans relard, établira le sien.

Pour nos cœurs, tout Anglais porte en soi l'Angleterre, Et ma large patrie, aux confins de la terre, Enverrait ses vaisseaux et verserait le sang D'un million de fils pour un seul innocent.

Madame, que ces mots très nets vous avertissent !

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