‹ Struensée: drame en cinq actes et huit tableaux en versChapitre 82 sur 101 · ACTE QUATRIÈME · texte numérisé non relu

ACTE QUATRIÈME

Vos promenades, vos lectures, vous avez Provoqué son amour.

La reine, dont la idiyaionomie trahit une sorte dMmmenfie Joie intime, ne répond ]Vk8. MARIE-JULIE, ironique.

Madame, vous rêvez?

Tout votre aspect respire une béatitude...

LA REINE

Je cherche avec dédain, mais sans inquiétude, Comment j'ai provoqué....

MARIE-JULIE, de mâme.

Cherchez.

Je sais qu'un jour, Parlant de scélérats que je vois à ma cour, Je lui dis, craignant leurs complots : « Je vous en prie, a Ne m'abandonnez pas...»

MARTE-JULIE

D'une lèvre chérie La prière est un ordre.

LA REINE, feignant de Besonrenir et la bravant du regard.

Oui. Vous lisez en moi :

J*aî dit : « Je vous défends de m'abandonner. »

LE ROI

Quoi!...

MARIE-JULIE

Mais on ne parle ainsi qu'à ceux qu'on aime.

LE ROI, avec rage.

Un traître Qui me donnait ses soins !...

WARIE-JULIE.

Pour vous tuer, peut-être.

LA REINE, à Marie-Julie.

Vous mentez.

MARIE-JULIE

Un félon qui payait vos bontés.

Sire, en déshonorant votre nom.

LA REINE, avec une énergie grandissante.

Vous mentez 1

LE ROI

Mais avouez-le donc que vous Taimez, ce drôle Qui n*a droit qu'au fer rouge appliqué sur l'épaule, Ce charlatan dont vous avez bu le poison, Ce voleur qui, sans bruit, vint piller ma maison. Lâche qui me sauvait pour m'égorger lui-même. Ce faquin, ce laquais, vous Taimez ?

LA REINE, perdant la tète.

Oui, je l'aime.

MARIE-JULIE, après avoir présenté Tarrét de mort au roi qui le signe fléyreusement, le montrant à la reine.

Il meurt par vous ; il faut qu'il en soit averti.

Elle sort.

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