ACTE QUATRIÈME
On se voit seul ; On est un misérable roi
Qui crie : « A qui la reine?... Elle n'est plus à moi. »
LA REINE, d'une TOix sourde.
Faut-il qu'à sa marâtre alors on l'abandonne ? On fait mieux ; on la chasse..-
LE ROI y BTec un sanglot.
Ou bien... on lui pardonne; Mais que dis-je ? pourquoi parlé-je de pardon ? C'est donc vrai ?... J'y crois donc ? Je me condamne donc ?
LA REINE, supplianle.
Non, non...
LE ROI, lui prenant le bras.
Je suis jaloux : écoute, si tu m'aimes...
Vois, quand l'amour vous tient comme on passe aux extrêmes, ...Je peux... tout... Dis, pourquoi ne veux-tu pas m'aimer?
LA REINE, virement.
Mais je vous aime.
LE ROI
Hélas î tu veux me désarmer.
LA REINE, avec ardeur.
Non, je veux vous aimer, vous dis-je, je le jure, Et je vous aime, et c'est pourquoi je vous conjure De ne pas entre nous dresser un échafaud.
Le billot trahit la justice, s'il lui faut Un innocent.
LE ROI, atee force.
Non, non, un coupable.
LA REINE, TiTemenU
Un coupable, Soit ! Mais non d'un forfait dont j'étais incapable. Son rêve le proscrit : qu'on l'exile en un lieu Très lointain, Sire.
LE ROI, reTenant à l'espoir.
Et tu m'aimeras ?
Comme un dieu.
LE ROI, renlaçanU
Non, comme un homme, comme un amant, je veux l'être.
LA REINE, haletante dVspolr.
Oui, Sire, oui, mon époux, mon cher époux, mon maître.
Le ROI.
Quant à cette femme...
LA REINE, de mdme.
Oui...
LE ROI
Je la proscris aussi...
LA REINE, de mdme.
Oui... mais je pense...
LE ROI
Quoi ? Que penses- tu ?
LA REINE, de mdme.
Ceci,