SCÈNE II
LesMêmes, GULDBERG, KOLLER, Hommes de loi, Gardes.
RANTZAU, yjyant Koller et les gens de loi.
Ah!
STRUENSÉE, ayec sérénité.
Quoi? Je pars heureux, vous dis-je.
KOLLER, à Rantzau.
Monsieur?
Vous ici,
RANTZAU
Oui, je voulais le sauver, il refuse.
Ah! monsieur, que Ton doit avoir rame confuse A s'avouer qu'on est le valet des bourreaux.
Quand la tête qui tombe est celle d'un héros ! 1
KOLLER. '
Monsieur I '
RANTZAU
Comptez sur ma promesse, Struensée, Je porterai là-bas toute votre pensée, Puis j'irai dire à vos meurtriers triomphants Que la patrie a droit au sang de ses enfants, Mais non à leur honneur et que c'est elle en somme Qui se souille en voulant flétrir un honnête homme. Ce devoir accompli, vos ordres obéis.
J'irai pleurer chez moi l'honneur de mon pays. Adieu.
Il embrasse Slruensèe et sort en proie à une grande émotion.
Kollcr, Guldbcrg et tous les assistants demeurent un moment silencieux sous le coup
des paroles de Rantzau.