‹ Struensée; drameChapitre 32 sur 91 · SCENE IV · texte numérisé non relu

SCENE IV

STRUEXSÉE, RAXÏZAU.

R VMZAU.

Non pas tous! Il faudrait au roi trop de sergents!

STRL ENSK E.

Mais on est chez la reine.

A rofficier.

Amenez, je vous prie, Nos braves paysans là, dans la galerie.

Sort roflificr.

I! A N T Z A U, avec épouvante.

Cette foule effrayée, effrayante à la fois, S'en va donc envaliir la maison de ses rois ! Et vous laissez venir cette vivante houle !

STRUEXSÉE.

Oui. Moi, je dis : le peuple où vous dites : la foule.

RANTZAL.

Je vous trouve hardi! Des générations, Avec un dur labeur, prmces et nations.

Ont lentement fondé, dans un ordre suprême, Puissant, harmonieux, et voulu du ciel même, Le monde tel qu'il est, où, sous de fortes lois, Les grands et les petits, les peuples et les rois. Ont vécu six mille ans. Et l'immense édifice. Tout le passé, devoir, foi, vertu, sacrifice. Vous l'allez démolir comme un enfant mutin Qui briserait, le soir, ses jouets du matin!

.Je vous trouve hardi ! J'admire, aux anciens âges, Non pas les maîtres, mais les héros et les sages Par lesquels vers le vrai Thomme s'est avancé. Le passt' fut grand, soit; mais il est le passé. Il est, vous l'avez dit, le soir; et, plus encore. Il est, après le soir, la nuit. Voici l'aurore ! La justice apparaît à l'horizon vermeil. Et l'on n'arrête pas le lever du soleil.

Vn bruit confus de voix s'élève dans la galerie. RANTZ.vr.

Ecoutez, écoutez cette rumeur, profonde

Comme la mer qui monte ou la foudre qui gronde!

Enirc l'orficicr, connue pour annoncer.

s T R t E X S li E , à l'ofûcier.

Le roi souffre; priez qu'on se taise là-bas.

L'ofruicr sort. I,a rumeur cesse.

Voyez, le llux s'arrête, il ne menace pas.

n va ouvrir la porte de droite. On entend de nouveau les cris.

Écoutez maintenant, vous, lugubre ironie. Sinistre écho, crier la royale agonie!

Page 1