‹ Struensée et la cour de Copenhague, 1760-1772Chapitre 21 sur 42 · LE PRINCE CHARLES DE HESSE A REVERDIL, A NION · texte numérisé non relu

LE PRINCE CHARLES DE HESSE A REVERDIL, A NION

GoUorff, 12 janvier 1777.

Monsieur, votre souvenir m'est bien agréable; la lettre que vous m'avez fait le plaisir de m'adresser le 13 du mois passé, et qui vient de me parvenir, m'en a renouvelé les assurances.

J'y suis on ne peut plus sensible, et je vous en fais bien mes remercîments. Je regrette autant que vous pouvez le faire l'espace considérable qui nous sépare, et rien ne me serait plus agréable que de vous le voir franchir derechef un jour et de me voir par-là à même de jouir fréquemment de la satisfaction de me retrouver avec un homme que je prise, estime et chéris tout particulièrement.

Tout est dans ce pays aussi bien qu'on peut le désirer.; le plan arrêté qu'on suit régulièrement avec constance doit nous conduire au bonheur d'être en peu d'années libérés de nos dettes. Aucun pays, du reste, ne saurait se vanter d'avoir un gouvernement plus doux et plus tranquille que le nôtre, etc.

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