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lintaltlement. — Le corps de moulures qui couronne les murs, et que l'on désigne sous le nom d'entablement, est habituellement porté, à l'époque romane, sur des modillons figurant des têtes grotesques et grimaçjantes. ou d'autres figures de ce genre. A mesure que l'on approche de la (in du xif siècle, ces entablements s'aflinent et arrivent à ne plus offrir qu'une garniture de dents de scie (Voir p 7 et <S).
Peinture. — La peinture, très fréquemment employée pour la décoration des églises pendant le cours du xii" siècle, formait une tonalité chaude et agréable, malgré 'sa gamme de tons très simple : le bleu, le rouge d'ocre, le jaune, le vert et le blanc employés crûment. Quand les peintres ne réchampissaient pas avec ces tons les ornements sculptés, et qu'ils décoraient des surfaces planes, leurs motifs étaient imités de ceux que produisaient les sculpteurs de la même époque.
Sculpture. — .Vprès l'architecture, la sculpture fut aux xT et xii' siècles l'art par excellence ; c'est elle qui, dans l'église, raconte par ses basreliefs l'histoire de la religion, et y enseigne ses dogmes ; c'est elle qui rend tangibles tous les rêves d'une religion cherchant à parlera l'imagination et au cœur, qui fait frémir le coupable par la représentation de ces démons monstrueux qui conduisent les âmes des méchants aux enfers, et ravit le fidèle par la vue des anges portant les âmes des bons auprès du trône de Dieu. La cathédrale était à cette époque le seul livre mis sous les yeux du peuple, livre de pierre et de marbre, le seul qu'il était capable de déchiffrer et de comprendre. Aussi les artistes, à quelque branche qu'ils appartiennent : orfèvres, émailleurs, enlumineurs, eiigraveurs d'ivoire, etc., ne reproduisaient-ils partout dans leurs œuvres que les motifs qui ornaient l'église, sûrs d'être ainsi compris de tous.
Nous répéterons donc ici ce que nous disions au début de cette étude : c'est qu'aux xi"" etxii'' siècles il n'existe qu'un seul art, l'art religieux, et un seul coupd'œil sur les documents (]ue nous olïrons suffira pour s'en convaincre. En elTet, l'arcature qui orne le mur d'une calh('drale décorera également le ri-liquaire doré, "ou même en or ; les l'uiauK qui l'eiirifhirdnl seront les mêmes orne-
m-in-. 1" iiu- avec u-s nii'iiu's Ions i|iu' ceux qui déooroni la cliapollo.
La VitM'ge d'ivoiro ou de nu'lal, qui prosente lenfant Jésus à radoration des fidèles, qu'elle soit destinée à l'oratoire d'une reine ou d'une bourgeoise, ne sera qu'une réduction de la statue de deux mètres qui orne Taulel de la cathédrale Voir p 3i
ItKSf.MK Caractères du style roman.
Les grands caractères architecturaux du roman sont: I arcade, dont la forme est semi-circulaire ou h filein cintre; la voûte en coupole, l'esiguité des fenêtres, les roses, aux meneaux rayonnant du centre à la circonférence et présentant pai- ces dispositions assez de rapports avec une roue, le peu de saillie des contreforts, les tours carrées, massives et de peu de hauteur, la lourdeur des piliers, conséquence de leur peu d'tMi'valion par rapport h leur diamètre.
Nous donnons pages 7 et 8 les principales moulures employées à cette épo(]ue et qui en caractérisent bien le genre d'ornementation. Elles dérivent pour la plupart de combinaisons géométriques ou d'enlacements de bandes mêlés d'animaux cliiniériques et de feuilles grasses perlées. Les divers exemples que nous en donnons démontreront mieux ce que nous avançons que de longues descriptions. Nos lecteurs retrouveront les mêmes principes, depuis la moulure ou la frise sculptée de la cathédrale, jusque dans l'entourage d'une page de missel ou la lettre ornée d'un manuscrit (p. 13, 1 i, l-Ji.
nien que l'ornementation des chapiteaux soit variée à l'infini, ils peuvent être classés pour leur forme générale, par rapport k leur corbeille, en trois grandes divisions : cylindriiiues, cubiques et coniques. Nous ne parierons que pour mémoiro des formes scaphoïdes, campanulées cl cordées en creur, qui ne sont en somme que des variantes des trois formes principales. Les ornementations qui les décoriMit ne sont que des dérivés des principes que nous avons décrits plus haut. Le tailloir est ordinairement carré, très rarement circulaire.
Les figures sont un peu longues dans leurs proportions ; mais, malgré un faire un peu nai'f, on trouve cependant une certaine recherche dans l'arrangement des draperies qui sont souples et bien ajustées. Les deux figures du portail de la cathédrale du Mans (p. 4) sont d'une très grande recherche cl doivonl reproduire presque intégraleuicnl, dans leurs ajuslomenls, de riches vêlements de l'époque ; leurs coifrures aux longues nattes sont égalenieiil très intéressantes el bien typiques.
.\u milieu de la foule dos statues qui peuplaient les églises, le (]hrisl est reconnaissable à son nimbe croisé (p. 10).
Le tympan des portes à l'époque romane poi'Init ordinairement un bas-relief représentant le Christ entouré des symboles des quatre évangélistcs (p. 14). On retrouve ce motif dans presque toutes les églises et sur beaucoup de pièces d'orfèvrerie ; il est très typique dans ce style.
La \'ierge porte toujours dans ses bras l'enfant Jésus cl est coilTée d'une couronne royale (p. 3).
Les animaux chimériques jouent un grand rôle dans la décoration romane et ont une grande originalité; nous les retrouvons partout (p. I, 3,11, 12, lu).
Église de rAbba)-e de Sainte-Geneviève.
Chapiteau du chœur, xi'' siècle.
1. — Chapiteau en marbre Je l'iîglisc de Moiitm.irtri IV" siècle.
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— Chapiteau de l'Église de l'abbaye de Sainte-Geneviève : Signe du Zodiaque, xi" siècle.
4. — Chapiteau de la nef de l'Église de l'Abbaye de Sainte- Geneviève : Signe du Zodiaque, xi» siècle,
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