DÉSIGNATION DES CORPS
Værfvade ou recrutement.
Iodelta ou armée rurale.
Beværing
ou
laodwehr.
Toixl.
Infanterie
1 3o,ooo
Cavalerie
5,ioo
Artillerie
aoo
1 Génie.
Total
33,6oo
<3o,ooo
On voit , par ce tableau , que l’armée indelta et la værfvade s’élèvent ensemble à envjron quarante-deux mille hommes, qui forment l'effectif des troupes permanentes et soldées; mais la beværing offre , en outre , une masse de cent trente mille hommes au moins, armés, habilles et parfaitement exercés , oui peuvent être reunis au premier signal; et si l’on ajoute à cette force celle de l’armée norvégienne, qui se compose de cinq brigades d’infanterie, une urigade de cavalerie et une d'artillerie, présentant un total de quatorze mille soldats, auxquels il faut joindre dix mille hommes de landvehr, nombre qui peut être triple avec une extrême facilité, on verra que les ressources militaires des deux royaumes unis s’élèvent à environ deux cent vingt mille hommes, force imposante et capable de peser dans les balances de la politique européenne.
Dans la værfvade est comprise, en grande partie, la garde royale, qui se compose de deux régiments d'infanterie de huit cents hommes chacun, d’un régiment de gardes à cheval, et d’un escadron de chasseurs norvégiens (*).
Le corps des drabans, dont il est si souvent fait mention dans l'histoire de
(*) Voyez pour les uniformes de la garde et de l’année suédoise les pl. 46 et 47.
Suède, et qui faisaient le sèrvice de gardes du corps auprès du souverain, n’existe plus depuis 1822.
Du reste , la garde, bien que recrutée par des enrôlements volontaires, doit être considérée comme un corps d’élite; mais plusieurs régiments de l'armée l'égalent en beauté.
La force de la cavalerie n’a point été calculée sur le chiffre total de l'armée, mais sur celui de l'armée permanente; les ressources limitées* du pays ne permettaient pas de faire plus. La Suède parait surtout appelée à une guerre défensive, et la nature de son sol, coupé de vallées et de montagnes , rend l'emploi de cette arme moins nécessaire. D’ailleurs les mesures sont prises pour qu'en temps de guerre l’effectif de la cavalerie puisse être porté à dix mille hommes.
Pendant longtemps, la cavalerie suédoise a tiré ses remontes du Danemark, du llolstein et du Meklenbourg ; mais aujourd'hui elle ne monte plus que des chevaux suédois. Cet avantage est le résultat du perfectionnement des races, dd surtout aux haras fondés ou améliores par le roi actuel.
L’effectif de l'artillerie parait audessous des besoins; trois mille artilleurs semblent insuffisants pour le service des nombreuses places fortes, et pour celui des batteries de campagne et des parcs de siégé; aussi s’occupe-
4si
L’UNÏVËRS.
t-on d’augmenter la force de cette arme par la création d'un nouveau régiment. Le prince royal est grand maître de l’artillerie, et cette arme, qui est dans l’état le plus florissant, lui doit d’importantes améliorations.
L’école de perfectionnement, établie depuis quelques années à Marieberg , ne peut que contribuer encore à ses progrès.
L’artillerie de la Suède se compose de deux cent vingt pièces de divers calibres, savoir:
Artillerie à cheval. . . 36 Artillerie montée. . . 96 220.
Artillerie à pied. ... 88
F.n y comprenant l’artillerie norvégienne, les pièces de campagne des deux royaumes s’élèvent à trois cent huit bouches à feu.
Les équipages de pont, depuis longtemps hors de service, viennent d'étre rétablis.
Chaque corps possède le matériel d’un train d’équipages. Le matériel des ambulances est dans le meilleur état.
Ce matériel , formé sur le modèle des armées anglaises, se compose de fourgons couverts parfaitement suspendus, ét dont l’intérieur est disposé de manière à pouvoir recevoir sur le champ de bataille un grand nombre de blessés.