‹ Suède et Norwége par m. Ph. Le BasChapitre 66 sur 72 · III. RÉGION SEPTENTRIONALE. Noadi.aîtdiws, ou pays du nord · texte numérisé non relu

III. RÉGION SEPTENTRIONALE. Noadi.aîtdiws, ou pays du nord

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(a) Ce bailliage *e compose du comté de Laqrwig et de celui de Iarisberg.

INSTRUCTION FUBLIQUE.

L’état de l'instruction primaire n’est pas moins satisfaisant en Norvège qu'en Suède. Tout le monde, à peu

prés, y possède les notions les plus indispensables, et c’est à peine si sur mille paysans on en rencontre lin seul qui ne sache ni lire ni écrire.

Ce qui a puissamment contribué à

SàO

L’UNIVERS

répandre l'instruction primaire en Norvège, c’est que là comme en Suède on n’accorde la confirmation qu’a ceux ui savent lire et écrire. Cette conition est également exigée pour l’exercice des droits politiques.

« La difficulté , dit M. Ampère que nous nous plaisons à citer, la difficulté est d'aller à l’école dans un pays où les habitations sont isolées et séparées quelquefois par une distance de sept à huit lieues. Comment faire? On obvie à cet inconvénient par des maîtres d'école ambulants. L’un d'eux s’établit sur un point pour un temps, durant lequel il instruit tous les enfants des habitations gui ne sont pas trop éloignées. Cela fait, il lève sa tente et va porter ailleurs son enseignement nomade. Malgré cette facilité, les écoliers doivent avoir encore de terribles courses à faire pour en profiter, et avec une tête norvégienne qui n’apprend pas vite, un petit paysan doit faire en allées et venues l’équivalent d'un voyage avant de savoir lire.

« Tout paysan a sa Bible qu’il lit le dimanche, ét souvent d'autres livres encore. Au rapport des libraires de Copenhague, il se vend, proportion gardée, beaucoup plus de livres en Norvège qu’en Danemark, et cela non-seulement dans les villes, qui, d’ailleurs, ne sont pas nombreuses, mais encore dans l’intérieur du pays. M. P.

E. Muller (*), à qui j’emprunte ce détail, dit avoir connu des voyageurs ui avaient trouvé chez un paysan, ans les montagnes, un Encline que le ère de famille avait étudié d'un bout l’autre; chez un second, il trouva quelques écrits de Kant; chez un troisième, un volume de Rousseau (**). »

Comme en Suède, c’est dans des gymnases que l’on reçoit l’enseignement secondaire.

Christiania, Drontheim, Bergen, Christiansand, Kongsberg, Laurwig, Frédérikshall, Osterrisoer, Frédérik-

(*) Uehrr dm Ursprung und Ferfall der Isùendisciten historiographie, p. 1 53.

(•*) Ampère, Esquisses du Nord, p. 106.

stad et Drammen, ont des établissements d’enseignement mutuel, et on compte dans tout le royaume cent soixante-cinq mille écoliers. Dix élèves de l’ordre des paysans sont élevés, aux frais de l’État, dans l’école royale d’agriculture.

Quant à l’enseignement supérieur, l’université de Christiania s’efforce de rivaliser avec celles d’I Jpsal et deLund, et-cette louable émulation ne peut que contribuer aux progrès des hautes études. Dix-sept professeurs, parmi lesquels on distingue MM. Keyser et Ésmark , y donnent des leçons à six ou sept cents jeunes gens. Christiania possède aussi une école militaire pour l’artillerie et le génie; Drontheim a une institution des sourds et muets.

Les établissements scientifiques que l’on trouve dans les trois capitales de la Norvège aident encore au développement littéraire de la nation. L’université de Christiania renferme cent trente mille volumes ; elle a en outre un beau cabinet de physique, un observatoire, un jardin botanique et une collection d’nistoire naturelle.

Cette même ville possède encore un collège ayant deux bibliothèques, et dont le réfectoire sert de lieu de séance au storthing; une école bourgeoise, une des dimanches pour les ouvriers, une de dessin et d’architecture, une de commerce et de navigation; des sociétés de la science militaire, de la géologie, du bien public, de l’encouragement de l'industrie ; enfin plusieurs établissements de bienfaisance pour secourir les orphelins, les pauvres honteux, et faire instruire les enfants des indigents; en outre, il s’y publie onze journaux politiques et sept journaux scientifiques.

Bergen, cité toute commerçante, a fait moins pour les lettres ; elle a cependant une société royale de musique, une école royale et une école de navigation.

Drontheim possède une academie royaledcs sciences, un cabinet d’histoire naturelle , une bibliothèque assez riche, mais fort mal rangée, il y a quelques années , et dont le bibliothécaire , or-

by VjOOQle

NORWEGE

ganiste de la cathédrale, soutenait à tout venant que l’alcoran est un ouvrage chinois; enfin un séminaire pour l’instruction des Lapons , et quelques autres établissements littéraires. C’est peu pour une ancienne capitale de royaume, mais o.'est beaucoup pour une population de douze mille âmes.

finances.

umvs, fr.

Douanes etrriron 1,800,000

Droits tirs TÜIrs. .. 4oo,ooo

Impôt» de U ramp^gnr 1,760,000

Timbre 380,000

lin prit *ur la (abri ration de l’ean-dr-vie. 300,0*0 Revenu de» do ma inet» de l'Etat et de ta

contribution foncière. 100,000

Poste» 60,000

Rente»...* 1 >0.000

Divers revenus 1 au, 000

Impôt sur les moulius. 8n,<tno

Total 6,010,000

slnms.

Liste civile. 38 i 000

SMIlUng Ho, 00a

Administration civile. 1,080,000

Justice et polite. >nn,noo

Université. . ito.oow

Etablissements de rrpression et de correction . 1 00.000

Établioheineiils des mines et fabriques

de Kongsbi-rg. ; ton. non

Pension» 680,000

Intérêt de la dette de l'Etat iOo.ooo

Affaires étrangère* 100,000

Armer i.ooo. ooo

Marine 700,000

Total 5,701.000

Excédant de» recette» sur les dépensrs, 3i6,ooo

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