‹ Suède et NorwégeChapitre 46 sur 60 · Kopparaberg · texte numérisé non relu

Kopparaberg

ai. Gefleborg

il. Weeter-Norrland.

»3. temtJaad.

a4. Bothnie occident, »5.

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an 1751.

an 1886.

Celle masse d'habitants , qui s'est 852 habitants par raille eané t peut se élevée , en 1680 , à 2,871,262 , donnant partager en population urbaine et po*

L'BHIVEftS'

jralatftn twalëH» 't****** **

beaucoup inférieure a la seconde, <

4e iicoup inférieure a la seconde, car l&Suède ne compte que 86 villes renftrmant 280,269 habitants , sur lesquels la capitale seule en compte $3,000. En France , la proportion est de X à 3 ; en Angleterre, de 1 à 2; en Suède elle est, comme on vient de le voir, de 1 à 10.

Le nombre des nobles est de 20,500 ; celui des ecclésiastiques , de 14,000.

On compte 67,330 bourgeois, «,270 fonctionnaires civils, 2,200 officiers, 67,490 soldats et matelots y* enfin 2,670,060 paysans.

D'après le dernier rapport présenté au roi par le ministre de la justice , sûr la répartition des possessions .territoriales dans le royaume, les paysans continuent toujours d'augmenter leurs propriétés foncières. Depuis treize ans, des membres de cet ordre ont acheté des terres pour une valeur de 3,300,000 rixdeles au-dessus de la valeur des terres vendues par cette même classe.

La moyenne classe , dans cet espace de temps, a augmenté sa propriété foncière de la valeur de 4,400,000 rixdales. Les possessions territoriales de la noblesse , an contraire , ont. été diminuées, cette classe ayant trouvé, sans doute , d'autres manières d'employer ses capitaux. Cependant les nobles suédois ne dédaignent point la vie de la campagne; trois ou quatre mille seulement d'entre eux résident dans les villes; les autres vivent sur leurs dpmaines , et donnent de la considération à la condition de laboureur, en surveillant eux-mêmes l'exploitation de leurs terres.

MŒUBS SX USAGES.

Tfous nous contenterons d'indiquer quelques traits remarquables : l'espace nous manque pour entier dans de longs détails.

Sûreté des routes. Comme les moeurs sdntsiapJes, le pays pauvre et la population laborieuse , il y a fort peu de malfaiteurs , et Fou peut voyager nuit et jour sur les grande^ routes et a.

tnvers les forêts,*

crainte d'aucun danger.

Postes. A chaque poste, on p sente au voyageur un livre appelé e> bok, sur lequel il est obligé aiosmi son nom x son âge, le lieu d'où il vies, celui ou il va , le nombre de chena qu'il a employés. Il doit sjnssi mquer s'il est content on non de sa postillon . et de la manière dont le s* vice est fait; mais, en revanche, i t a. dans le registre unfc colonne envers pour la défense du maître de poste qui, à la Un du mois, doit compte à sa. conduite eu gouvernear dehpr> vince.

PoUce. On connaît, en France, la sollicitude de la police rosse, mais ùb ignore généralement celle de la ponce suédoise, oui tt'qst pas moins actin:

Lorsqu'un étranger arri veà Stockbeès, un agent de la police vient loi prés»

ter un papier sur lequel se trou»** d'ordinaire les questions surventes,* auxquelles il faut répondre par ccrii:

Quel est l'objet de votre voya^1 Quelles sont les personnes dont mi êtes connu? À qui étes-vous reooo»

mandé? Quelle est la durée présume de votre séjour, etc.? On voit 4t quelles attentions les voyageais scet robjet, et si leur présence dosai le moindre ombrage, leurs actioai sont surveillées avec le plus grand soin.

lies douaniers ne sont pas moins sévères ; mais il faut rendre justice à leur politesse en faveur des personnes ; si le voyageur est exposé à voir jeter pêle-mêle tous les effets que contient sa malle, au moins lui epargne-t-oa ces recherches indiscrètes que soi douaniers font subir à ceux qui passeat nos frontières.

Dans les villes* la police était fais il y a encore quelques années par Us •branoVvakt,qut parcouraient les ruai armés d'un long bâton , dont un bout portait un fanalet l'autre était terminé par une pince en fer avec laquelle iH saisissaient au cou le malfaiteur qu'ils

Kursuivaient, et le conduisaient, après voir ainsi harponné, jusqu'au poste voisin* Cette vieille institution s ré*

SUÈDE

Gemment fait place à un corps raient organisé.

Pour prévenir les incendies si fréquents et si désastreux dans des villes gui presque toutes sont construites en ois , il était défendu , sous peine d'amende y de fumer dans les rues ; mais la défense a été levée depuis le choléra. Des hommes, postés sur toutes les tours et les clochers des églises, veillent la nuit pour- sonner le tocsin en cas d'incendie.

Costume. En Suède, la population est grande et forte; les hommes sont bien faits pour la plupart, et les femmes y sont plus généralement agréables que dans d'autres pays. Leur costume, dans la Dalécarlie en particulier, est surchargé d'ornements et de broderies qui le rendent pittoresque; mais partout ailleurs il ne se distingue que par sa simplicité et sa propreté recherchée. Les costumes des paroisses de Wingoker et d'Ostanoker en Sudermanie , ainsi que de quelques cantons du Bleking, sont avec ceux de la Dalécarlie les plus originaux, les plus élégants et les plus pittoresques de toute la Suède. Dans la plupart des autres provinces les vêtements ne se distinguent true par leur simplicité et leur propreté.

Les femmes de la campagne portent souvent des voiles de crcpe noir. Ces voiles protègent l'œil contre la blancheur éclatante de la neige pendant Fhiver , et contre l'éclat des rayons du soleil qui, pendant l'été, sont réfléchis par l'âpre nudité des rochers.

En Scanie , le villageois est mal vêtu et misérablement logé; cependant la joie, le contentement et la santé brillent sur son visage. Il porte ordinaire- » ment un habit et des bas d'un drap léger , un chapeau à haute forme et a grands bords , terminé en pointe. Une bande de buffle forme sa ceinture, à laquelle deux couteaux sont suspendus dans un étui de cuir. Ajoutons qu'on ne voit jamais en Suède de haillons, cette triste livrée de la misère.

Caractère national. Le Suédois, ou'on appelle quelquefois le Français du Nord , ût nrille point cependant

par sa vivacité ; il comprend Mm, mais lentement, et agit sans secousse ni brusquerie* Cependant le peuple sué* dois, quoique lent et lotira en apparence, a eu, comme son histoire sa fait foi , une existence plus héroïques plus aventureuse, plus révolutionnaire que celle d'aucun autre peuple du monde.

La haute société en Suède, se fait remarquer par l'élégance et la petitesse exquise de ses manières, par la culture de son esprit, la noblesse -de ses sentiments et la simplicité de sa manière de vivre. Le caractère de la classe moyenne, et surtout de la haute bourgeoisie, présente à peu près les mêmes traits. Quant an peuple pris en général, abstraction faite de la noblesse et de la classe moyenne, il se distingue, suivant M. le colonel de Forsell (*) , par sa véritable

Irfété, sa droiture, son respect pour es lois, la pureté de ses mœurs, sa frugalité, son adresse dans tous les travaux manuels et son hospitalité prévenante. Mais le plus beau tables* a ses ombres : le paysan suédois est jaloux de ses frères et de la classe élevée; il méconnaît ses propres avantages, et pousse jusqu'à l'excès le respect pour tout ce qui vient de l'étranger; enfin il est parfois brutal et violent, et ce dernier défaut il faut surtout l'attribuer à l'usage immodéré qu'il fait de l'eau-de-vie.

' Ajoutons , d'après la même-autorité, que le Suédois de la classe ouvrière est lent dans ses mouvements, qu'il a besoin qu'on lui laisse le temps de la réflexion , que son jugement est généralement sain, et qu'il aime mieux être convaincu que persuadé. Son activité est d'ordinaire calme et pour ainsi dire calculée; il supporte plutôt la violence que le badinage, les mauvais traitements que la raillerie. Ce qu'il demande surtout, c'est qu'on lui tienne parole.

Jeux. Les jeux du peuple suédois font un singulier contraste avec sa vie

(*) Statistique de la Suède f p. 6* de la traduction allemande. ;

UUHIVERS.

habituel!*; «m amour des plaisirs broyants éclate dans les fêtes de certains clubs de Stockholm, oui se célèbrent au milieu du bruit du canon; en voit alors cinq ou six chaloupes chargées de promeneurs sortir du port dès le matin pour aller se livrera la joie dans quelque tte voisine, et tirer des coups de canon pendant tout le iour, mais surtout durant le dîner et les toasts. Le soir on rentre au son des fanfares.

Ordres. Afin de multiplier les plaisirs pendant la longue durée des hivers, on a institué des ordres; ce sont des associations qui cotaptent quelquefois jusqu'à quatre cents membres. Chacun d'eux a un but particulier d'amusement, via danse, la musique , les banquets , etc. ; Y ordre par bricole est consacré à la jovialité; le joyeux poète Bellman, auquel on a consacré un buste dans le parc royal, est l'un de ses fondateurs. D'autres ordres se vouent à la bienfaisance. Les membres de ces associations portent des signes distinctifs , des croix, des écharpes , des ceintures , des cordons , etc.

Superstition*. Autant la partie distinguée de la nation suédoise est éclairée, autant le peuple, surtout à la campagne, est, s il raut en croire certains voyageurs, superstitieux et attaché à mille petites coutumes bizarres , qui sont sans doute un reste du paganisme. On y croit encore à la sorcellerie; on guérît les fièvres et autres maladies par des conjurations ou par des paroles magiques. Quelques paysans s'imaginent, lorsqu'une contagion afflige leurs bestiaux , qu'en enterrant un membre de l'une des bétes mortes dans le champ de son voisin, on y transporte le fléau , et l'on assure, par ce moyen, la guérison du troupeau malade. D'autres sont persuadés que la réussite ou la non réussite de leur moissons dépend de telle ou telle cérémonie accomplie ou omise. Les mariages sont accompagnés de mille pratiques mystérieuses; il en est de même des couches t des baptêmes et des enterrements. Dans les montagnes ils

croient à un génie souterrain, bis % malfaisant , suivant les circoostat;et qu'ils craignent d'irriter par le..

de certaines pratiques (*).

Habitations. Les Suédois basent généralement leurs maisons ?

bois; Stockholm et la Scanie f seules exception; celles des parc sont faites de troncs de sapins éqibrn; ou bruts, posés horizootalemect * uns sur les autres. Les extrémités < • justent ordinairement, non are >;> clous, mais avec de simples cher de bois, et les vides sont rempiji .

mousse. On y ménage quelque trr qui servent de fenêtres. Le toit *• compose d'une charpente légère cr verte d'écorces de bouleau, par-dev lesquelles on pose du gazon qui *• vient assez épais pour qu'on puis* faucher (**). Le poêle est circula construit en briques, haut environ.

quatre pieds. Près du poêle est focminée, dont le tuyau, qui s'élève idessus du toit, est garni extérk*ment d'une planche carrée attacha un long bâton où tient une corde pe pouvoir l'ouvrir ou la fermer à vole •' Dans la cheminée est une pince es r

(*) Voyez le Voyage d'un officier k' landais en Suède, p. a8r.

(••) « Prèi de Nordkiôping, dit àtë Carr (Voyage autour de la Baltique, il» p. 160), noua vîmes un monloa paîtrez" ie toit de la boutique d'un maréchal;' appentis fort bas, adossé au mur de «*• boutique, avait procuré à ranimai on»?r d'escalade , et il paraissait aussi coûtent itcette position que s'il se fût trouvé au & lieu du plus gras pâturage, « — • Jana;' dit-il ailleurs ( 1. 1 , p. ai*) . j»""» ? V vu l'herbe aussi haute ef aussi verte shttoits des maisons que dans la viWedlf* En regardant de la fenêtre de ma ci»** à coucher, il me fut impossible de dm* guer plusieurs de ces toits de la celfo* m" doyante au sommet de laquelle raooeof*; laU est situé. » — Ces garons, qui recoud les toits des grandes maisons coma* «*' des petites , rappellent les jardins de Ses-remis, d'autant plus que quelques-uns ^ proprement fauchés et garnis depla***^ des de fleurs. Ces toits de gazon ser*»»1 diminuer les dangers du (eu.

Ln.^»

SUÉDE.

où fou place une branche de sapin

Sue l'on allume pour éclairer l'intérieur e la chaumière. Ces rustiques demeures, dans lesquelles on entre par une petite porte à peine haute de quatre pieds, sont ordinairement composées de deux pièces, une espèce de vestibule et une chambre commune où se trouvent des lits pour toute la famille. Ces lits sont disposés les uns au-dessus des autres, comme dans quelques autres contrées de l'Europe. Les granges et les étables sont entièrement séparées. Les maisons de paysans qui servent de maisons de poste, doivent contenir en outre une chambre destinée aux voyageurs, où se trouve un lit, ou plutôt un grabat, une table et quelques chaises; on la nomme la chambre des voyageurs, et on l'entretient proprement :1e plancher est couvert de branches de sapin hachées en petits morceaux. Cette coutume, générale dans toute la Suède et même dans beaucoup de maisons riches , contribue à donner de la fraîcheur aux appartements, et à y répandre une odeur balsamique fort agréable. On prend également soin de garnir le plafond, le poêle, les fenêtres, etc., de branches de bouleau pour y attirer les mouches, qui abondent en Suède.

Dans le Smaland et dans la Dalécarlie, les paysans bâtissent leurs maisons plus simplement encore. Ils n'y pratiquent qu'une seule fenêtre, ou plutôt un grand trou, à la partie du toit exposée au midi. Ce trou leur sert d'horloge : quand les rayons du soleil donnent sur une armoire qui se trouve à côté de cette fenêtre, on déjeune; lorsqu'ils éclairent le poêle qui est vis-à-vis, on dîne. Dans ces maisons il n'y a qu'un seul lit destiné au chef de la famille qui y couche avec sa femme; tout le reste dort sur des bancs placés le long des cloisons intérieures, et sur lesquels on étend de la paille ou des peaux de mouton, et quelquefois, mais rarement, des lits.

Les maisons des bourgeois, tant dans les villes qu'à la campagne, sont construites à 1 aide de poutres et de

planches; la plupart ont deux, trois et

même quatre étages; quelques-unes même ont une grande apparence. Dans les villes , elles sont d'ordinaire peintes en rouge brun et couvertes de gazon.

Les toits de quelques-unes sont couverts de petits morceaux de bois en forme d'ardoise; on en voit aussi couvertes de tuiles. A Gothembourg, à Carlscrona, à Falun, les maisons sont très-proprement peintes dans lé goût de celles de Sardam; d'autres imitent si bien la pierre de taille, qu'au premier abord on pourrait s'y méprendre.

C'est surtout a la campagne que ces maisons sont belles; plusieurs ont l'apparence de châteaux, et la maçntficence des appartements répond a la beauté de l'extérieur. Comme la noblesse aime à vivre dans ses terres, et que beaucoup de gentilshommes y résident même toute l'année, ils cherchent à rendre leurs retraites les plus commodes et les plus agréables qu'il est possible.

On voit des maisons qui peuvent être en peu d'heures démontées et transportées à volonté. C'est un usage assez commun dans le Nord. Nous avons déjà parlé du palais que Catherine II fit voiturer à Frédérikshamn (*) pour y recevoir Gustave III. A Copenhague, il existait encore, à la fin du siècle dernier, une fabrique de maisons pour la Norwége et pour l'Islande. On indiquait aux entrepreneurs le nombre d'étages et d'appartements que l'on voulait , la hauteur, la longueur, la largeur que l'on désirait donner à l'édifice ; on s'accordait sur le prix , et alors les pièces se travaillaient; on les ajustait, on montait la maison, on examinait si tout se rapportait bien; puis on démontait l'édifice, on en numérotait les différentes parties, on les embarquait sur un vaisseau , et la maison voguait pour sa destination.

En scanie, on trouve peu de maisons en bois; presque toutes sont bâties en briques, et l'on préfère les briques de Hollande à celles du pays, parce qu'étant mieux cuites et moins

(*) Yoye* p. a55*

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