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L'UHIYSRS,
notes**», «Util prennent trou* d'hit-
midité(*).
•- Baptême, mariage. Les cérémonies du baptême se pratiquent d'ordi- .naire sans beaucoup d'éclat. Lorsqu'un -enfant vient à naître dans une famille, les parents vont faire leur déclaration au curé de la paroisse, qui se transporte le lendemain ou quelques jours après au domicile des époux pour y baptiser le nouveau-né en présence de cpiatre témoins , deux du côté du mari et autant du côté de la femme.
Le mariage se fait aussi avec slm-
Ëicité. Les parents se présentent à iglise avec leurs enfants , et déclarent qu ils sont dans l'intention de les unir : <se sont là les fiançailles; les stipula* -tions du contrat ont été dressées d'avance. Les trois dimanches suivants y le curé publie à haute voix les bans, et vient ensuite la cérémonie nuptiale.
Les deux fiancés sont parés avec le plus grand soin et couverts» surtout en Scanie, d'une profusion de rubans de toutes couleurs. Le curé assiste au (repas qui est fort long, et adresse fréquemment aux jeunes époux des allocutions et des conseils; le repas terminé , il ouvre la danse avec la mariée. Je crois devoir emprunter à M. Charles Forsell (**) la curieuse description d'une noce dalécarlienne.
« Le samedi soir, veille du jour de la cérémonie nuptiale, les invités, quelquefois au nombre de trois cents, ae rassemblent dans la maison où la noce doit avoir lieu. Leur premier soin est d'y déposer les provisions qu'ils ont apportées dans leurs voitures pour contribuer à la joie du festin, et qui se composent ordinairement de beurre, de fromage, de jambon, etc.; ensuite, comme ils ne pourraient être tous logés dans la maison nuptiale, ils sont répartis dans les maisons du voisinage.
Alors la fiancée, si le lieu fixé pour la -noce se trouve éloigné de l'église, se rend au domicile du vicaire, où elle fait sa toilette de grand matin, afin
(*) Vay« 1* ▼qyige d'un officier hollandais en Suède, p. a8i.
(*•) Une année en. Suède, p. 17 et mut.
d'être prête à recevoir son futur, qm arrive a cheval avec tout son oortése.
Cest au presbytère que se règle Fonfre de la procession avant qu'on se rende à l'église.
« Le bedeau, une baguette op m fouet à la main, s'avance le premier, suivi des musiciens; vient ensuite te fiancé en grand costume, ayant à ses côtés l'un des parents les plus notables, et quelquefois le soldat du quartier, appelé brudtvm ou reduman, et suivi des ckevaMer» de noce- Après eux viennent les demoiselles d'honneur au nombre de huit ou dix. Elles sont vêtues d'un jupon vert, d'une camisole noire, et portent autour du cou fusieurs rangs de perles de verre, et leurs doigts une provision de bagues de vermeil ornées de breloques; de ■leur lonaue tresse de cheveux attachée autour du sommet de la tête pend une quantité de rubans de soie de différentes couleurs, dont les bords sont souvent brodés en or ou en argent.
Enfin parait la fiancée, conduite par une femme mariée, choisie pour l'ordinaire parmi ses plus proches parentes. Sa tête est surmontée d'une couronne de vermeil, ornée de breloques et de fouilles du même métal, le tout appartenant à l'é«lise; ses cheveux bouclés (*), entremêlés de rubans, flottent autour de son cou, qui est entouré, comme celui de ses compagnes, de plusieurs rangs de perles de verte et d'autres ornements; des gants brodés , une antique robe de satin noir, et un fichu enrichi de tout ce que l'imagination a pu produire de plus bril- ,tant, complètent ce singulier costume.
« Les musiciens s'arrêtent devant l'église, et le prêtre donne la bénédiction aux époux. Après le service divin, tout le cortège se rend à la maison où la noce doit être célébrée. La mère de l'un des mariés et la femme chargée de la cuisine {redeia*} les reçoivent sur le perron : la première conduit les convives dans les salles où sont dres-
(*) Quelquefois elle porte «ae de hn pour repréaentw des L
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sées les tables pour le festin; la seconde mène la jeune mariée dans la cuisine pour hii faire goûter les mets qu'elle vient d'apprêter, usage qui se rattache probablement à quelque ancienne superstition. La jeune épouse s'assied à table entre son mari et le curé de l'endroit; le soldat du quartier obtient toujours une place distinguée. Vers la fin du repas, et après un discours prononcé par le cure en l'honneur du nouveau couple, la jeune épouse se lève, suivie du reduman et d un musicien, fait le tour des tables, présente à chacun des convives une coupe d'argent appelée skœnkkosa, remplie de bière forte ou de quelque autre boisson estimée. Le convive à qui la coupe est présentée la .vide, et place son offrande sur l'assiette que porte le reduman, ou bien il dit à celui-ci de quelle manière il contribuera à l'établissement des jeunes gens. A chaque don , le reduman proclame à haute voix la nature et la valeur de l'offrande. Pendant cette tournée appelée shsenka (cadeau), le musicien joue un air particulier connu sous le nom de sksenkloten (le son du cadeau). La jeune femme dit quelquefois en présentant la coupe : « Que le bon Dieu vous garde en paix, c'est ma santé et celle de mon danneman(*); »
mais ce toast n'est pas généralement en usage.
« Cette cérémonie terminée, le curé ouvre le bal avec la jeune épouse.
Leur danse est une espèce de valse lente et grave. Vers la nuit, la nouvelle mariée est enlevée pendant la danse par ses compagnes, qui l'amènent à son époux. Les festins de noce, entremêlés de nombreux divertissements , durent plusieurs jours de suite ; pendant ce temps, le musicien joue d'ordinaire le rôle de bouffon, et cherche, tantôt déguisé, tantôt sous son propre costume, à divertir tout le inonde par ses extravagances. Le lendemain de la grande cérémonie, la jeune femme doit faire des cadeaux de
H Paysan libre , propriétaire du sol qu'il culthe.
rubans, de mitaines, de III > et*., I toutes les familles présentes. Ces ca* deaux sont proportionnés aux offrandes de la veille. Durant cette distribution, les jeunes gens vont dans les bots abattre un sapin d'une hauteur considérable, qu'ils trament jusqu'à la maison pour l'élever au milieu de la cour, où in sont reçus par l'époux, qui les régale d'eau-de-vfe. Un des derniers soirs de la noce, le marié est à son tour enlevé par ses amis et conduit à sa jeune épouse. Quand la fin de la fête est arrivée, le garçon de cuisine entre dans la salle, Pair triste, tenant une marmite vide ou bien un robinet, comme pour annoncer l'état pitoyable de la cuisine et de la cave (*). Alors tous les convives se retirent chez eux.»
Funérailles. Toute la pompe des cérémonies est réservée pour les dernière devoirs que l'on doit rendre aux morts * c'est une véritable fête; on y dépense des sommes énormes. L'enterrement a lieu trois jours et plus après le décès , et plus le convoi est nombreux, plus il honore la famille. D'ordinaire le cercueil est couvert d'étoiles d'argent , et à la tête est fixée une plaque de ferblanc sur laquelle est inscrit un verset du livre des psaumes. Le cimetière, cette dernière demeure du parent et de l'ami est entretenue avec soin; des arbres, du gazon, des fleurs ornent de modestes sépultures, où la vanité des vivants ne blasonne pas la tombe des morts.
Fabrication du pain. « En Suède et même à Stockholm, les classes inf£ rieures ne font du pain qu'une ou deux fois par an. Ce pain est de seigle mêlé avec de l'avoine ; on le nomme m&Kkebrœd ou kakebroë. Il est rond et plat, de la forme et de la grandeur a'une assiette ordinaire, troué par le milieu, et n'a pas l'épaisseur de la largeur du petit doigt. On en voit pendre, enfilés par centaines, aux plafonds dès maisons de paysans. Ce pain, quoique.ex-
(*) Ce symbole si expressif rappelle notre, vieux chant populaire : jillez-wwtth gtiUi de la noce.
L'UNIVERS
cestfvement dur, n'est pu désagréable au goût; on en présente sur la table des personnes les plus distinguées avec du pain de froment très-bon et très-blanc.
Dans les temps de disette, et principalement dans le nord de la Dalecarlie, on ajoute à la farine de seigle et d'avoine de Pécorce de bouleau bien ra* cérée et piiée, ce qui rend ce pain si dur, qu'il faut des dents dalécarliennes pour pouvoir le mâcher (*). » Il çst inutile d'ajouter que les classes riches savent se donner toutes les jouissances de la vie confortable.
Menu dun bourgeois de Stockholm.
Dès son réveil , on dresse près de son Ut une petite table couverte d'un plateau, sur lequel se trouvent tous les ustensiles nécessaires pour prendre du café : les tasses sont très-petites; le lait, le sucre, le beurre ordinairement d'une qualité supérieure. A dix bu onze heures, déjeuner avec des tartines de beurre , du jambon , du poisson salé ou fumé et de l'eau-de-viei Le dîner est servi à deux heures. Le repas se compose presque uniformément d'une forte pièce de veau, que Ton a fait cuire le dimanche pour paraître sur la table pendant toute la semaine; on y ajoute du poisson et un plat de pommes de terre, et, pour boisson, de la bière et de Teau-de-vie, et quelquefois, à la fin du repas, un verre de porto. A quatre heures, le ca/é; à six heures, nouveau repas, que Ton nomme qftonvard : c'est une sorte de collation composée de pain , de fromage et de beurre. A neuf heures, l'on soupe avec deux plats; c'est ordinairement du gruau et du lait; souvent aussi Ton sert, comme un mets très-délicat, une soupe faite avec du lait, de la bière et au sirop (œlosty
Calendrier. Voici les noms des mois suédois :
Janvier , f*er, de Tfaor , le Jupiter Scandinave*
Février , £»/«, de Caste , la Caret Scandinave, ■art, ver, mois du printemps (germinal).
(*) Voyage d'un officier hollandais en Suède , p. 6. Yoy. aussi John Carr, Vovage
Avril, trm* Haï, ifoeufjr.
la Baltique, 1. 1, p. 164 de la traduction française.
mois et réu (H i -ii y
Juillet. A*. mois de la faneieem
Aoât. #4»mV. mois de la mmsiem (mmmàV, Septembre, hmtt, mois de l'aeflosnme.
Oetobre, «*#*, mois de l*atianagw dm fceatàen Novembre, varier, imh d'hiver.
Décembre. yW, de Jnl, le Jasas mmmfissva.
LmXBATOBX.
1 La Suède, à titre de royaume Scandinave, peut revendiquer sa part dans les anciennes poésies des Scaldes, de l'Islande et de la Norwége; toutefois nous ne pouvons ici, à propos de sa littérature nationale, revenir sur les eddas et les sagas, qu'elle aussi a sans doute chantées autrefois, mais qui oot reçu ailleurs leurs plus riches développements. Malheureusement, en retranchant de son histoire littéraire ces antiques productions du génie poétique des rois ae la mer, il ne lui reste plus, pour le moyen âge et les temps modernes , qu'une liste bien courte d'acteurs et d'ouvrages.
Isolée du reste du monde par sa situation géographique, désolée par des guerres continuelles, la Suède ne put participer, durant le moyen âge, 20 mouvement littéraire qui se manifestait dans tout le reste de l'Europe.
Son clergé était plongé dans l'ignorance, et les études, dans les écoles des monastères, ne dépassaient point 1 de très-étroites limites. Ce fat seulement dans la seconde moitié du qoin- ' zième siècle que l'administrateur Stënon-Sture fonda, par privilège de j Sixte IV, en 1477, l'université d'Up- ' sala(*). Jusqu'à Gustave- Adolphe , l'université languit faute de ressources.
Ce prince la dota avec ses biens patrimoniaux, et sa fille lui donna une «te nouvelle , en appelant auprès d'elle une foule de savants étrangers qui animèrent d'une noble émulation les professeurs d'Upsala. Deux nouvelles éco- ; les furent fondées à Dorpat en 1633, ' et à- Abo en 1648. Mais la guerre de
(*) Ce ne fut qu'en 1483 qu'une imnri- | merie s'établit à Stockholm : en 16 13 il n'y avait pas encore en Suède une anrie pape-
SUÈDE
gui
trente ans et le traite de Westphalie, en créant des rapports nombreux entre l'Allemagne et la Suède, prévinrent l'essor original qu'aurait pris peut-être ce dernier pays, en lui imposant l'esprit et les formes de la littérature allemande.
Aux universités dIJpsala ettTAbo, t iî furent reconstituées en 1655, il 'aut joindre celle de Lund en Scanie, fondée en 1668; la Société royale des lettres et des sciences, établie à Upsala par l'archevêque Benzelius le jeune, et qui, dès 1720, commença à publier des mémoires; l'Académie des sciences de Stockholm, formée, en 1739, par des particuliers, qui s'occupa de faire connaître les découvertes utiles, et entretint des relations avec les savants étrangers ; enfin l'Académie des lettres, créée, en 1755, par la reine Louise-Ulrique , la sœur du grand Frédéric.
Ces diverses, sociétés furent autant de centres d'activité littéraire, et eurent en Suède une bien plus grande importance que partout ailleurs. Dans ce pays, en effet, où le nombre des écrivains et des lecteurs éclairés est trèslimité, il y a plusieurs branches de connaissances humaines gui ne sont pas cultivées hors des universités, et qui restent au point où les portent les professeurs.
De toutes les sciences, celle qui fut étudiée avec le zèle le plus soutenu fut la théologie; c'est elle qui mena/ longtemps aux places et aux honneurs.
Aucune littérature n'est plus riche peut-être en homélies et en sermons ; les écrits ascétiques y sont aussi fort nombreux; mais les diverses branches de la théologie, la dogmatique, la morale, l'exégèse sacrée, furent toujours négligées. L'histoire ecclésiastique de la Suède fut seule traitée avec quelque succès. La cause de cette infériorité scientifique du clergé suédois vient peut-être de son orthodoxie rigide dans le dogme luthérien, et de son intolérance pour tout ce qui s'écartait de la pure croyance consacrée à Wittenberg, Les efforts de Jean III pour rétablir Te catholicisme, ceux de CharleslX en fa*
veur du calvinisme, terminés par la résolution d'TJpsal en 1593 , n'amenèrent que de stériles disputes.
En philosophie, on ne peut citer aucun nom jusqu'au dix-septième siècle. A l'époque de la tentative de Jean III, tes catholiques avaient em-
}>runté, dans leur lutte, des armes à a scolastigue et à Aristote; leurs adversaires s'étaient faits aussitôt les partisans de Ramus , le grand ennemi du stagirite. Après la mort de Jean m, les ramistes, favorisés par Jean Skytte, instituteur de Gustave- Adolphe, eurent le dessus; les professeurs des universités durent conformer leur enseignement à sa doctrine. Mais la Saxe , redevenue aristotélicienne , et accusant la philosophie de Ramus d'être favorable au calvinisme , la proscrivit, et élevait dans la haine de Platon et de Socrate les jeunes Suédois qui venaient à ses universités, où ils juraient de rester fidèles à Aristote. Upsala fut le champ de bataille des deux partis; mais de cette mêlée il ne sortit aucun penseur original. Lorsque la philosophie de Descartes pénétra en Suède, elle trouva les aristotéliciens en possession de Joutes les chaires. Introduit dans la seconde moitié du dix-septième siècle, par Bilberg et quelques médecins, malgré les efforts du clergé pour défendre la scolastigue , le cartésianisme , après avoir produit André Rvdelius, un des penseurs les plus proronds de la Suède (mort en 1738), dut céder la
{>lace aux doctrines wolfiennes , popu* arisées en Suède par Nils Walienus.
Les philosophes qui se distinguèrent Je plus au dix-huitième siècle, sans toutefois exercer une grande influence, furent Sleincourt, mort en 1784, Christiernin, Fremling, Rosenstein, Léopold, Kellgren; enfin Boethius, mort en 1809, qui fit connaître Kant par des traductions.
Le droit naturel de l'allemand Pu* fendorff, professeur à Lund, parut en 1671. L exemple qu'il donnait aurait sans doute trouvé des imitateurs, et les sciences politiques, annoncées avee éclat par son livre , auraient été étu* diées avee succès, si les écrivant
L'UlUYEftS.
avaient pa jouir de tonte indépendance ; mais dans ce pays de révolutions perpétuelles , il était parfois dangereux d'émettre trop librement son opinion, lïahlman , qui , après la mort de Charles XII , avait soutenu l'origine divine de la royauté, fut condamné à mort comme traître, tandis que, sous Charles XI, Castovius avait failli éprouver le même sort pour avoir défendu la thèse contraire.
L'économie politique a été, depuis la seconde moitié du dix-huitième siècle, cultivée avec soin; il faut nommer Kruger et Nordenkrantz, Wargentin et Nicander. Les universités ont maintenant des chaires d'économie politique, et le pays des sociétés d'économie rurale, et des publications qui font connaître les découvertes des pays étrangers.
Dès le seizième siècle, la Suède eut des historiens ; Olaus Magnus , si longtemps célèbre, écrivit un ouvrage de gentium septentrionatium variis condittimibiiSj statibus et moribus, où l'imagination tient la place de la critique historique, mais que l'on peut cependant consulter avec fruit pour connaître l'état de la Suède au temps de l'auteur. Le dix-septième siècle produisit un assez grand nombre d'ouvrages historiques , défectueux pour la Plupart , et écrits en latin , à l'exception les histoires de Suède, composées dans la langue nationale, par Olaûs et Laurentius Pétri , les réformateurs du pays, qui, de même que Luther en Allemagne, et Calvin en France, donnèrent une certaine fixité à la langue par leurs nombreux travaux. Au siècle suivant, on trouve une excellente histoire de Gustave-Adolphe par JonasHalienberg (mort en 1819 ) , restée malheureusement i ncomplète ; de nombreux travaux d'Olof Celsius, qui se distinguai par un remarquable esprit de critique ; une histoire de Suède d'Olof de Dalin , écrite , par ordre des états, en 1748; une autre de Botin, écrivain économiste; enfin Lagerbring composa sa Svea Mikes hUtoria, riche en faits et en recherches critiques. A cette liste, il ajouter les matériaux pour l'his-
toire de Christine , réunis et publiés en français , par Arkenholz,mort en 1777, après avoir été vingt ans bibliothécaire à Cassel ; les excellents travaux de Porthan, mort en 1804, sur diverses parties de l'histoire nationale; des mémoires sur diverses parties de l'histoire de Suède, par Erik Michel Fant , et enfin les annalesde Suède par M. Geyer, le plus remarquable de tous les travaux historiques des savants suédois.
La géographie fat toujours négligée , et le meilleur ouvrage sur cette matière, celui de Daniel Djurberg, n'est qu'une, bonne compilation. La géographie de la Suède orÉric Tuneld, mort en 1788, a été souvent réimprimée, et les cartes du baron d'Hermelin sont excellentes. Cependant la Suède compte un assez grand nombre de voyageurs qui ont publié d'intéressantes et d'utiles relations, entre autres André Sparrmann, qui accompagna Cook dans son second voyage.
La simplicité de la législation suédoise n'exigeait pas de grandes études; aussi les jurisconsultes ne parurent-ils qu'assez tard, dans la seconde moitié du dix-septième siècle. D'abord on publia les anciennes lois provinciales; puis Loccenius les présenta dans une forme systématique; Gyllenstolpe les compara au droit romain; Stjernhôk et Lundius en firent f histoire; Abrabamson les commenta; nombre d'auteurs écrivirent sur des matières détachées ; et Nehrmann, anobli sous le nom de Ehrenstrale, et mort en 1769, en présenta un système complet.
Mais ce fut surtout dans les sciences mathématiques et physiques que brilla le génie positif des Suédois. Nous ne pouvons énumérer tous les savants oui s'illustrèrent dans ces branches des connaissances humaines; citons cependant le fameux théosopbe Swedenborg; les deux Polbem, qui ont bien mérité de leur pays par d importantes constructions; ThunWg, qui s'illustra dans l'architecture hydraulique; Binman et Nordwall dans les mines; Chapman dans l'architecture navale; Virgin, Torngren, etc., dans l'art des fortifications , de la tactique , etc. ; Hof~