SOS SUGRR ST S05 TEMPS
c MT6iir désagréable. Dans plosieors endroits, la vtlie c maoque d'air; les rklies couvreiit les rueâ de leurs c édifices^ et les piimes habitent des quartiers sales et < malsains* t
L'aspeet de eette grande ville de Constanllnople, cette
itie pui&âaotê d un empire qui avait éie autrefûii l'empire da monde, prodoisait une vive imimssion sur les croisés, qui, habitués aux petites villes de la France féedate, n'avaient pas l'idée de ces splendeurs orientales* Maià bientôt ils eurent à se plaindre, comme les premiers cr(4sés, de la perfidie des Grecs. ManueU qoi régnait alors à Coostantiûople, avait cetie laiblédàe orgueilleuse qoi était le caractère du pouvoir en Orieut. 11 craignait et tout à la fois il méprisait ces Occidentaux, terribles soldats, mais si étrangers à tous les arts de la civilisation; il aurait voulu se servir de leur courage pour reconquérir les villes que les infidèles lui avalent enlevées, et il apprchendait cependant le secours de ces tormida-
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ses ennemis naturels. Ces trois ordres de sentiments expliquent toutes les contradictions de sa conduite ; Torgueil, la craiale, le désir de faire tourner les croisaiies à leur profit, voilà le fond de la politique des empereurs grecs, pendant toute la peiiode des croisades.
Il y eut un mouvement de colère parmi les croisés quand ils virent le siège d'or et de soie du roi de France placé au-dessous du trène de l'empereur. A la place des grandeurs du cœur et de ( elles de Tesprit qui lui raan* quaient, Manuel mettait les grandeurs de Tétiquette. Malgré son habileté à dissimuler, il fut pénétré par quel* ques-uns des conseillers que le roi avait avec lui. Vèvéque de Langres surtout, frappé du danger qu'il y avait
BÉCIT SOMMAlUki DE CROISADE 209
k laisser derrière soi un allie cauteleux, qui, d'un momeot à l'autre, pourrait devenir un ennemi, proposa ouvertement de s'emparer de ConstaïUinople. Le roi no voulut pas tourner contre une nation chrétienne lea armes qu'il avait prises pour comballre les infidèles. I Mais le conseil de l'évéque de Langres avait été rapporté à Manuel sans doute, car depuis ce moment on ne cessa de parler aux Franfais des victoires par lesquelles se signalaient les Allemands, qui les avaient naturellement devancés. Déjà, disait-on, ils s'étaient emparés d'iconium, et de tous cotés les infidèles fuyaient devant leurs épées. Il semblait que roecasion de combattre dût manquer aux Français, s'ils tardaient encore à se mettre en marche. L'artifice de Manuel était bien choisi; toute Tarmée des croisés était iuipaliente de quitter Constantinople, comme si la gloire qu'elle était venue chercher de si loin allait lui échapper, et comme si les épées allemandes ne devaient rien laisser à faire aux épées françaises. On signa donc avec l'empereur un traite d'après lequel celui-ci promettait de fournir des vivres et de donner des guides sûrs aux croiséSj qui s'engageaient, de leur côté, à ne s'emparer d'aucune des villes appartenant à l'empereur.
L'armée se mit en marche au commencement du mois
de novembre 1447, et elle entra en Asie. Elle n'était pas encore à Nicomédie, que déjà on s*aperçut de la perfidie de l'empereur. Les guides qull avait promis de donner ne parurent pas ; nulle part les vivres qu'il s'était engagé à lournir ne furent livrés. Les croises furent con traints, à cause de ce défaut de vivres, de se détourner de leur route et d'incliner au midi, en se dirigeant vers Micée, la ville des conciles.
îiO SUCER ET SON TEMPS
C'était là qu'ils devaient apprendre le malheur de rempereur Conrad et de ses Allemands. Les Grecs avaient montré, h leur égard, encore plus de perfidie qu'envers les Français. Il y avait eu une querelle de préséance entre les deux empereurs rivaux, à Constantinople; car tous deux portaient le titre d'empereur des Romains, l'un comme le représentant de Constantin, l'autre comme le successeur de Cbarlemagne. Conrad, avec cette franchise que donne la force, ne cacha pas le mépris que lui inspirait le faible et cauteleux empereur des Grecs; Manuel contint sa haine, mais s'il ne l'exprima point en paroles, il se réservait de l'écrire dans les faits. Les chroniques du temps rapportent que l'empereur grec poussa la perfidie jusqu'à faire mêler de la chaux vive dans la farine qu'on fournissait aux Allemands, qui succombaient en grand nombre, les entrailles brûlées par cet aliment meurtrier. Les annalistes grecs eux-mêmes avouent les ruses de Manuel et de leurs compatriotes. Dès que Conrad eut traversé le Bosphore à la téte de son armée, il trouva partout des pièges semés sous ses pas et reconnut la main de l'empereur grec. Les guides que celui-ci avait donnés aux Allemands les égaraient; leursalliés contre les Turcs les livraient aux Turcs; à l'approche des embuscades, on les invitait à rompre leurs rangs en les assurant qu'il n'y avait aucun péril. S'arrêtaient-ils pour se reposer, aussitôt la rapide cavalerie des Turcs les assaillait à Vimproviste, et on voyait bientôt les cavaliers ennemis s'éloigner en emportant les têtes des chevaliers suspendues au pommeau de leurs selles et Umles dégouttantes de sang. C'est ainsi que, d'embusoado en embuscade, les croisés allemands étaiiMil arnves dans les montagnes de la Cappadoce. Là une