L'Empereur pense à quitter Troye
Mais pour donner le change à Tenuemi il fait passer une reconnaissance qui détermine les Russes et leur quartier général à reculer d'une marche....
6 L^armée sort de Troyes et revient sur
Paris. Après son départ les officiers municipaux, obtiennent de l'ennemi la garantie d*une capitulation • Napoléon veut atteindre ceux des corps
des alliés qui menacent la capitale par Meaux et la Ferté sous Jo narre, (i)
«y. — Le duc de Tarente a son quartier général à Châvilie entre Châlons et Épernay. Les gardes nationales d'élite venues de la Normandie et de la Bretagne se sont mises en mouvement sous le commandement du général Pajol (2).
Du côté du Nord l'ennemi occupe Liège et Aix- La-Chapelle. — Anvers est bloqué mais le général
Les arant- postes ennemis iai aTaient Wré le passage k Lunëville. Il avait rétrogradé josqu^k Saint Dizier où les lettres du prince Metternich lui étaient arrivées.
(]) La retraite de Troyes désespérait le soldat. Il marchait rœil triste et morne; on n^entendait partout que ces mots: où nous arrêterons^nous ?
{pk) Les gardes nationales du Plaine y étaent aussi. M. Bodereau de BazongeS) officiers, se signala dans nu descombats.
Caraot commande dans la place. Bulow s'avance vers la Flandre^ la Belgique est perdue, le général Maison est sur nos anciennes frontières»
Cependant le général Levai est à Provins avec la première division de l'armée d'Espagne (i).
Arrivent des courriers de Châtillon qui proposent des conditions humiliantes. Napoléon ne cédera point. Il attaquera Blucher qui ose menacer Paris. Il le prendra en flanc... et il fait ses dispositions en conséquence (2).
L'exaspération des habitants est à son comble. Des milliers de braves n'attendent qu'un mouvement rétrograde de ^ennemi pour se lever* La terre sacrée que l'étranger a violée sera pour lui une terre de feu qui le dévorera.