‹ Suite au mémorial de Sainte-Hélène, ou, Observations critiques, anecdotes inédites pour servir de supplément et de correctif a cet ouvrageChapitre 27 sur 33 · Le duc de Bellune et le général Gérard · texte numérisé non relu

Le duc de Bellune et le général Gérard

(i)NapoléoD dil an dac de Bassaooqui viot preodre ses ordi'es pour la réponse k faire k Ghatillon: «c Je bats Blucher de rœll, je le «tÛDSsHl s^avanoepar Mootmirai]* Je pars, je le baUrai deinaiii,je « le battrai après demain. L^état des affaires va changer... en atténuant » laissons Canlaiucoort avec les instructions qu^il a^

('i)Les tronpes d'Espagne, vigoureuses et aguerrie«i rivalisaient avec la vieille garde«

sont à Nogent. — Le duc de Reggio est à Provins Le général Pajol est à Melun et à Mon-

tereau.

L'empereur part de Nogent et va coucher à Sézanne.

lo. — * Le duc de Trévise est à Meaux ajant fait couper les ponts de la Ferté et de Trilport.

Le général Yorck et le général Sacken étaient devant la Ferté; le général Blucher était à Vertus; le général Alsufiew (i) à Champ Auhert L'armée ennemie ne se trouvait plus qu'à trois marches de Paris (2)k Cette armée sous le commandement en chef du vieux Blucher se composait de l'élite des armées Russe et Prussienne. A ^ heures la garde impériale se déploie dans la plaine, entre Baye et Champ Aubert. L'ennemi est en retraite. Le général est envoyé pour le couper.

Bientôt Champ Aubert est occupé parle duc de Raguse. Les Russes fuient en désordre. Généraux, officiers, soldats, canons, bagages, tout est pris.

(i) Le même qne eclai qui «viait re'iiisté vigoureusement k BrieBoe. (2) Le bareu Faux qui faucuU tout d^»xu;ot«tioDS inlOressantes dit : « Deux marches encore et ils bivouaquaient k Montmartre! »

Blucher |ânoiu de ce désastre d^une partie de son armée n'j peut porter remède. ( i) . A huit heures du soir le général Nansoufy se porte sur Montmirail avec la cavalerie des généraux Colbert et la Ferrière. Us chassent de cette ville les cosaques.

Le duc de Belluiie était à Pf oge^t. Ayant eu avis que plusieurs colonnes d'Autrichiens s'avançaient de Troyes sur cette ville, il fait repasser la Seine à son corps d'armée laissant le général Bourmont avec dou^^e cents hommes à Ni^en^t pour la défense de la ville.

II. — La division de cavalerie du général Guyot se porte siir Montmirail. Les chemins sont affreux. L'artillerie ne s'en tire que par le secours des paysans. L'infanterie forcée d'attendre ses canons est retardée dans sa marche.

Cependant l'ennemi est en présence. Le combat de nouveau s'engage. Les positions sont plusieurs fois prises et reprises. Tous les corps font des prodiges. Les gardes d'honneur marchent avec la

(i) Napoléon maître de Champ Anbert prend son logement dan« une si n pie cab.^nfie. Il y reçoit les généraux ennemis qu^on amène prisouniers, et les fait dtuer avec lui.

vieille garde, et se distinguent. Le feu le plus vif est au village de Marchais. A la fin un silence profond succède au bruit du canon et d'une épou* vantable fusillade... Pennemi ne cherche plus son salut que dans la fuita... A 8 heures du soir, la nuit étant obscure, Tempereur prend son quartier généralà la ferme des Créneaux, (i)

Cette mémorable journée confond ^orgueil et la jactance de Tennemi.

Le même jour, les Autrichiens se présentent mais en vain pour entrer à Nogent. Le généra) Bourmont avait barricadé les rues, crénelé le» maisons et pris toutes les mesures pour une gêné* reuse défense (a).

Le duc de Regglo fit sauteries ponts de Melun et de Montereau, contraint de se retirer sur la rivière d'Yères,

( I ) Le biiUetin disait la firme de PÉpine aux hot\ Le httraa F. recliSeTerrear. I# ferm^ où NapoléoQ ooQclia apiparteD^it k M. Paré ancien ministre de Pintërienr, Les yalets de pied enleyèrent les morts de deax petites pièces où le quartier géuéml s^élablit.

(a) Le général Bourmont avait appris ce genre de gnerre dans son commandement des armées royales de Touest. Ce qu'il faisait k Nogent loi avait été fait k Ballon, k Ch&teau-Gontier, k Ségré lorsque se présentant pour les prendre il avait trouvé ces villes orépelées par leurs habitants et se défendant vaillamment.

m.^-^k 9 heures du malin le duc de Trévise suit Tennemi sur la route de Château Thierry ( i ).

L'arrière garde des alliés paraît vouloir s'arrêter aux carqueretset défendre ce village: elle est coupée et sabrée par nos troupes.

Le brave général Letort avec les dragons de l'impératrice^ les généraux Nansouty, de France* la Feyrière avec leur cavalerie, forcent l'ennemi sur tous les points et culbutent son infanterie. Le colonel Curely du dixème de hussards se fait remarquer. Le soir le quartier général est fixé au petit château de Nesle.

Les Autrichiens renouvellent leurs attaques sur Nogent. Ils éprouvent là des pertes notables.

i3 Les ponts de Château Thierry avaient

été coupés par l'ennemi, on les répare (i).

Cette ennemi, venu par le Nord, se retire dans la direction de Reims. Le général Yorck(2)avait

(i) lies conférences de Chàtillon allaient toujours et après les avantages remportés le onze. Napoléon avait peur que le duc de Vicenoe ne se fût trop hâté d^user des pouvoirs étendus qu^il avait pour signer.... les derniers root» n'*étaient pas dits !

(i) Napoléon ordonne qu^on arme les gardes nationales avec lès fusils prussiens trouvés sur les champs de bataille,

(2) G« général combattait poujr nous en Pologne et contre nous en Fi'iinoe.

dit quelques jourâ auparavant: dix obusiers suffiraient pour prendre Pai^is ( i )....

Le duc de Trévise le poursuit.

Bluchet" ne se déconcerte point II réunit les fuyards et joint par Rleist il attaque Raguse à Étoges (2).

i4 Le duc de Raguse se replie sur Mont-

mitail. L'empereur arrive de Château-Thierry à huit heures dU matin. Il attaqué Pennemi qui avait pris position à Vauchamp. Raguse , à ta voix de' Napoléon, charge cîôntre ce village ^ui tottlbe successivement entre les mains des Français et des Prussiens. Grouchj tourne Peiinériii. Les escadrons de service de l'empereur s'élaticent, la victoire est décidée. A deux heures on oôcùpe le village de Fromentières. L'ennemi perd des drapeaux, des canons (3).

(i) Il croyait doDcqoMls avaient bien dégénérés ces Parisiens, depuis le temps où ils soutenaient des sièges contre tant d'ennemis èl de rois, h partir de Ghilpéric jusqa^k Henri IV.... avec un bon chef de plus et la trahison ^de moins ils eussent fait encore des merveilles.

(a^ Ce vieux Blncher avec son opiniâtreté nous % bien du mal. S^îl entêté pris comiiie il mauqua dix fois de IMtre, c^en était fait de l'armée ennemie. Voyez jusqu^où h. constance d\m soldat, battn dans vingt rencontres tant en Allemagne qu^en Champagne et en Brie, peut influer sur le sort d'un empire.

(3) En vérité quaud on vc il tous ces peuples dé î^urope liittant avec

Plui loin Sou valoff est atteint, battu, fait prisonnier givec lotit ce qu'il commande. Le prince de Neufchâtel, le comte Bertrand, le duc de Danttick, le maréchal Ney ont été constamment à la tête des troupe* , le duc de Saguse fait u*rc mention particulière du premier régiftient de Marine (i).

i6 UempèreuT arrive sur FYères. H établit

son quartier général à Guignes.

Les atrocités commises par les cosaques surpassent tout ce qu'on peut imaginer. L'âge même n'est pas respecté par eux. Les femmes de 'toutes lés conditions sont flétries par leur brutalité. \jtn habitants ne respirent que la ' vengeance . Les paysans font main basse sur tout ce qu'ils rencontrent (2). Les Russes épouvantés se rendent à nos

achai^nement, au centre de la civilisation on fait des réflexions bien améres. Où tend cette férocité, que veulent ces hommes furietix qui envahissent nos campagnes? du sang, de Por.... on dirait les cris des sauvages... et en effet nous ne sommes encore que des sauvages sans lois fixes, sans institutions.

(i)Ce fut une particularité des guerres de NapQlcoa,de voir des matins servir sur terfe.

(a) Il y eut des ukases contre ces braves paysans. On voulait îe* traiter comme des brigands. Pour obtenir qu^ils eussent les honneurt dt la guerre ou transforma leurs blouses en uniforme ^t Ton fit en

colonnes de prisonniers pour j trouver un asile. Les mêmes causes produiront les mêmes effets dans tout l'empire, et ces armées qui étaient, disaient-elles, sur notre territoire pour j porter la paix, le bonheur, les sciences, les arts, y trouveront leur anéantissement

17. — L'empereur marche de Guignes sur INangis. Un combat s'engage: il est brillant (i).

Le général Pahlen était à Mormant avec deux divisions Russes. Le général Gérard , officier de la plus haute espérance, débouche à ce village sur l'ennemi. Le trente deu\ièmerégiment(2)s'avance au pas de charge. Le comte de Yalmy vient avec les dragons d'Iispagne. Le ^général Milhaud avec le cinquième corp$ de cavalerie arrive par la droite, le général Drouot parait avec son artillerie. Tout plie devant eux. Six mille prisonniers, des fusils , des caissons tombent en notre pouvoir.

Le duc de Reggio se portt? sur Provins, le duc de Tarente sur Donnçmarie.

des blouses gauloises, Cest en mémoire de ce temps que nos peintres ^ nos femmes |>ortent encore des blouses.

(i) Oq dit un combat brillant, un bal brillant, une fête brillante..., \jR plaisir et la mort, tout se confond dans notre langage et dan\ qost idées.

(9) Stimommé rinvincible \ Parmée d^I talie.

Le duc de Bellune marcbe sur Tilleneuve^le- Comte» Le général Wrède avec ses deux divisions Bavaroises y était en position. Le général Gérard les attaque et les met en déroute. L'ennemi était perdu si le général l'Héritier qui commandait les dragons eut chargé comme il le devait Mais ce général qui s'est distingué en tant d'occasions a manqué celle qui s'offrait à lui.... (i) (^disait le bulletin). '

L'empereur a témoigné sa satisfaction au comte de Yalmy, au général Treilhard et à sa division» au général Gérard et à son corps d'armée.

S. M. a passé la nuit au château de Nangis.

i8. — A la pointe du jour le général Château s'est porté sur Montereau,le duc de Bellune devait y arriver le 17 au soir. Il s'est arrêléà Salins: c'est une faute grave. L'occupation des ponts de Montereau aurait fait gagner à l'empereur un jour et lui aurait permis de prendre l'armée Autrichienne en flagrant délit (2). .

(i) La divisioD PHéritier prit sa rerancbe dans les joarnées tnu ▼antps.

(3) A cette oooaftîon yoidi œ qu^on lit dans le mannscrit de mil hu it cent quatorze , publié par le baron Fain,

« Napolëon ne peut contenir son mécontentement.,. Le duc de Bet- « luu-' a reçu avec la plos vive douleur la permission de quitter rarmée.^

Le géfiéral Biandii prend position à Montereau eten avant Cbateau arrive, attaque, il estrepoussé

M l«i kmiei aux ywix il rëclame contre cette décUieo. En le ToyaBt, » Napoléon donne on libre cours k sa colère, il en accable le nialbe«- » reux maréchal. Il lui reproche de servir de mauvaise grâc^... les plain- » tes s^adrcssent a la maréchale elle mené. £lle-est dame du palais , et » elle s^éloigne de rimpératrioe que la nouvelle coor semble aban- » donner*

« £a vain Bellune vent répliquer, la vivacité de l'empereur lui en note les moyens. Cependant le maréchal parvient k élever la voix » pour protester de sa fidélité. Il rappelle k Napoléon qu^il est un de » ses plus anciens compagnons et qu^il ne peut quitter Parmée sans » déshonneur. Les souvenirs d^Italie ne sont pas invoqués en vain , la » conversation se radoucit Napoléon ne parle plus que du besoin que a le doc semble avoir d^on peu de repos» Ses blessurss, set oampa- » glies, ses souffrances, ne lui permettent plus peut être Tactivitë de « Pavant- garde, les privations des bivouacs, et forcent trop souvent » ses fourriers k s^arréter de préférence aux lieux où Pon trouve un » lit».. Mais c^est inutilement que Napoléon entreprend de détermi- . »ner le maréchal k se retirer. Celui-ci insiste pour rester, et parait » ressentir plus vivement les reproches k mesure qu^ils sont plus ra- » douais. Il veut entamer sa justification sur les lenteurs de la veille f » mais aussitôt ses larmes Pinterrompent ^ s'il a £aiif une faute mili- » taire il la paye bien chèrement par le coup qui a frappé son malheu» » reux gendre.... Au nom du général CYiàteau Napoléon ^interrompt M^ arec la plus vive émotion. Il s'informe si Ton conserve encore quel- » qu^espoir de le sauver; il n^éooute plus que la douleur du maréchal » et la ressent toute entière. Le doc de Bellune reprenant cx>nfianoe, » proteste de nouveau qu^il ne quittera pas Parmée : -^ Je vais » pt^ndreunjusil, dit il, je n'ai fms o^M'é mon ancien métier; Victor M je placera dans les rangs de la garde. Ces «lemiers mots achèvent

et blessé. Lecouteulx , jeune officier intrépide, a son cheval tué et il est fait prisonnier.

Le général Gérard soutint le combat pendant toute la journée; Tempereur s'y porta au galop. A deux heures après midi il fit attaquer le plateau. Le général Pajol qui marchait par la route de Melun, arriva sur ces entrefaites, exécuta une belle charge et jeta l'ennemi dans la Seine et dans F Yonne (i). — On passa le pont au pas de charge on prit quatre mille hommes, des canons, bagages, etc.

Les habitants de Montereau -n'étaient pas restés oisifs. Des coups de fusil tirés des fenêtres augmentèrent les embarras de Tennemi. Les Autridiiens et les Wurtembourgeois jetèrent leurs armes.

Les généraux Alix et Charpentier, le même jour, débusquèrent deMelun, traversèrent la forêt de

» de Taincre Napoléoa: Eh bien! Kictor , restez, dit-il eo lai tendant » la main: Je ne puis vous rendre votre corps d^armée puisque je l'ai » donné à Gérard, mais je vous donne deux divisions de la garde ^ » allez en prendre le commandement et quHl ne soit plus question de » rien entre nous,,.. »

(i )Le général Goctlosquetqni coininaiidait une brigade de airalerie signala sa valeur en cette occasion.

. (46a) iTontaînebleau: ils eu chassèrent les cosaques et une colonne Autrichienne. Alix arriva à MoreL

Le duc de Tarente arriva devartt Bruy.

Le duc de Reggio poursuivit les partis ennemis de Provins sur Nogent

Les chirurgiens laissent peu d^espoir de sauvei* le général Château. Il mourra du moins accompagné des regrets de toute Tarmée.

Le château de Fontainebleau est intact Le général Autrichien Hardeck, qui était entré dans la ville, y avait mis des sentinelles pour le défendre du pillage des cosaques. Ces tartares sont des monstres qui déshonorent le souverain qui les emploie et les armées qui les protègent Ils sont couverts d'or et de bijoux* On a trouvé jusqu'à huit ou dix montres sur ceux que les soldats et les paysans ont tués: ce sont de véritables voleurs de grand chemin.

S. M. a passé la nuit dans le château de Surville, sur les hauteurs de Montereau (i).

(i] Les vitres dece.ch&teau n^avaieut {)as résista k ta oommotioD causée par le feu de uos batteries. L^ennemi avait fait de vains efforts pour les démoaier. Napoléon resta long-temps exposé au feu de VeU" nemi. Ses soldats le priaient de se retirer. Ce fut alors quMl leur ré^ pondit: Ne craiguez rien, le boulet qui me tuera n^est pas encore tondu.

Les habitants se plaignent beaucoup des vexa" tions du prince royal de Wurtemberg.

Ainsi l'armée de Schwartzemberg se trouve entamée par la défaite des généraux Kleist, Wittgenstein, Wrède, et Bianchi (i).

L'empereur à accordé aux trois divisions de la vieille garde à cheval, cinq cents décorations de ia légion d'honneur.

Il en a accordé également à la garde à pied. 11 en a donné cent à la cavalerie de Treilhard, et cent à la cavalerie de Milhaud.

' Ou a recueilli des croix de Saint-Georges, Saint Wladimir^ Sainte Anne prises sur les hommes restés sur les différents champs de bataille.

La ville d'Épernay ayant eu connaissance des succès de notre armée , à barricadé les rues et fermé le passage à une colonne de dieux mille ennemis....

Les villes de Guise et de Saint-Quentin ont aussi fermé leurs portes... Rheims a eu le malheur d'ouvrir ses portes à cent cincjuante cosaques...

(i) Napoléon écrivît directement k Tempereùr d^Âutriche. le comte de Parr se chargea de remettre la lettre. Il s''agissait d^on traité prompt sar des bases moins étroites qoie celles indiquées an congre» deChAHlIon.

Ifo$auuaIes exalteront la glpire de celles de nos villesqui comme Lyon^Châlons-sur-Saône^Tournus^ Sens , Saint- Jean-de-Losnes, Vilry, Châlons-sur- Marne ont payé leur dette à la patrie, et sesojit souvenues de ce qu'exigeait Phonneur du nom Français. La Franche-Comté, les Vosges et P Alsace ne Toublieront pas au moment heureux du mouvement rétrograde des alliés*

Le duc de Castiglione qui a réuni à Lyon une ari^ie d'élite, marche pour fermer la retraite aux ennemis (i).

(i) Dans Toavrage pablië par M» le baroo Fain op rit comment se conduisit le maréchal Augereau.

« L^empereur ne veut négliger aucun moyen de stimuler Ténergie » de son ancien compagnon d^armes. Il charge Pimpératrice eUe-m«me 9 d'aller voir la jeune Duchesse de Castiglione et de Pen^ger à oon- » courir au salut public par toute ^influence qu^elle a sur le cœur Dde son mari... (page iSg)

Et page 197 : « Augereau surpris s^est tu forcé de faire une contre- » marche. Le 7 mars, il abandonne le pays de Gex et la Franche- » Comté.... il a manq[ué Toccasiou de sauver la France. Ses efforts vont » se borner k couvrir Lyon , et dès ce moment il cesse de peser dans » la balance des grands événements de la campagne. Napol^n se dé- » cide ii remplacer Augereau par un général plus actif et plus en- » treprenant. Il jette d^abord les yeux sur son frère Jérôme, mais pour » inspirer de la confiance aux troupes, il faut un général dont la répn. » tation soit populaire, et Napoléon arrêta définitivement son choix » sur le maréchal Suchet. »

Uempereiir Alexandre qui couchait le i^ à Braj avait fait marquer son quartier général pour le jour suivant à Fontainebljsau. (j'empereur d'Autriche n'a pas quitté Trojres-

Toute l'armée ennemie, qui est en retraite, se dirige sur cette ville ( i ).

Les généraux Gérard et Roussel sont à Sens. Reggio est à Mesgrignyj Tarente à Pavillon j Raguse à Sézanne.

Soissons est une place à l'abri d'un coup de main. Witzingerode la somme de se rendre. Le général Rusca répond par un coup de canon. Bientôt il est emporté par uù boulet de l'ennemi. La garde nationale rend la place .-elle se fut défendue si des généraux Français qui se trouvaient dans la ville avaient pris le commandement: leur procès leur sera fait... (2)

Le duc de Trévise rentre dans Soissons et réorganise la défense.

(i) M. de Mortemart officier d^ordonnance distingué porte k rimp(|* ratrice les drapeaux pris k Nangîs et k Montereau. Cette victoire de Moater^u avait fait dire k Napoléon: « Mon cœur est soulagé. J^ai M sauvé la capitale de mon empire! »

(a) On verra plus loin la ville une seconde fois prise et dans une circonstance plus importante lorsqu^il j allait de ^existence de Par- Jnée prussienne.

Le général Vincent rencontre l'ennemi et le Tjat. Le général Milhaud en fait de même.

Le congre de Châtillon continue. Mais Pennemi y apporte toute -espèce d'entraves. Les cosaques arrêtent les courriers. On leur fait faire de tels détours qu'il leur faut quatre et cinq jours pour faire trente lieues. C'est la première fois qu'on viole ainsi le droit des gens. Chez les nations les moins civilisées, les courriers des ambassadeurs sont respectés et aucun empêchement n'est mis aux communications des négociateurs avec leur gouvernement.

20 L'empereur Napoléon a son quartier général à Tîogent.

22. L'empereur s'est rendu à Méiy sur Seine. Le général Boyer a attaqué et poussé au delà de cette ville l'ennemi qui , avant de la quitter y a mis le. feu.

L'empereur a porté le soir son quartier général à Châtre.

Un général Autrichien vient proposer un armistice.

Nos troupes investissent Troyes de tous côtés.

Un officier Russe demande le temps d'évacuei; la ville, sans quoi elle sera brûlée. Napoléon arrête ^son mouvement.

La ville est évacuée dans la nuit.

23 L'empereur rentre dans Troyes

Pendant le séjour des ennemis dans la ville les habitants ont tenu une conduite honorable. Le théâtre a été ouvert tous les jours, mais personne n'a voulu y paraître.

MM* Gau et Volerange, qui avaient repris la croix de Saint Louis, et signé une adresse à Fem-* pereur Alexandre sont condamnés à mort. Le premier subit son jugement (i), le second est contumace (2).

Les générant Yalmy et Gérard battent l'ennemi toutes les fois qu'ils le rencontrent. >

Le comte Flahaut pour Napoléon, le comte Duna pour l'empereur d'Autriche, le comte SchouvalofF pour l'empereur de Russie, et le général Ranch pour la Prusse , sont réunis à Lusignjr pour traiter des conditions d'une suspension d'armes. 26. — Le quartier général était à Troyes. Reggiô, Gérard, Valmy étaient à Bar-sur-Aube. Tarente commandait sur Clairvaux. Ney était à

(i) U arait éU très diaad partisan da gouvernement iaperiai ftvant l^invasion. Il monnit avec coorage ne voolat point qu'on lui bandit lei jreax et donna lui même ans grenadiers le signal de tirer.

<.^) Q s'était rendu en Suisse auprès du comte d'Artois.

Arcis sur Aube. Bellune à Plancy. PadoueàNo-

gent.

On marchait sur l€3 derrières des restes des

corps de Blucher, Sacken, York, Kleist qui

avaient reçu des renforts et qui manœuvraient sur

Raguse : celui-ci était à la Fçrte-Gaucher (i).

Le général Duhesme a enlevé Bar-sur- Aube à

la bayonnette.

^rj Le duc de Feltre ministre delà guerre

présente à Fimpératrice régente les drapeaux pris sûr Pennemi. Il fait un discours oii il exalte le courage de nos sddats et la gloire de Napoléon (2),

Le corps municipal de Paris, ayant à sa tête M le comte de Chabrol préfet de la Seine, reçoit les dcputations de Montereau, Sézanne, Nogent, Provins, Château-Thieny qui viennent donner

(1) Le dmc de Raguse eOTor^a le colonel Fabyier soo pffemi«r aide de camp pour infomner le goavernemeDt des dai]|gersc[ae conrait la •capitale. Le dnç de Fettre témoigna la plus viye anxiété et prit toiitfs les mesures qui étaient en son pouvoir. Le roi Joseph ne fut d^abor<1 frappé que d^une chose, c^était que le colonel était allé d^abord chez le .ministre, au lieu de venir chez lui. Onn^avait pas voulu le réveiller pwur ViJfud.pareiUe hdgatelle.

(p) Ce fat la 4^vmfff(^ oS)rM^e £piite ai| temple «k Maes. Oaeait du reste quetoMaJi^s drapeaux des invalides. .fur««tiaM9«ii:€eBdNS«r«Bt X - rentféedesalU«%k Paris.., .

(469) des détails positifs sur les malheurs que ces yfiSïe^ ont eu à souffrir de la présence de l'ennemi

28 Nouvelles députations des villes LeiiT&

rapports sont publiés dans tous les journaux. •

3 Mars. — EncoredenouveauSL et longs rapports dans les gazettes sur les ravages commis par les^ alliés dans tous les lieuK qu'ils occupent. La présence des souverains n'a nulle part empêché les vexations et les cruautés (i)^

Le ministre de l'intérieur nomme une commission chargée de veiller à tout ce qui peut intéresser la salubrité et prévenir la communication des maladies causées par l'encombrement de& prisonniers et des blessés^

4 — Soissons capitule. De braves Polonais y étaient enfermés avec de bonne artillerie. Le général Moreau qui y commandait se rend aux sommations de Blucher, qui pour le coup sur le penchant de sa ruine, va reprendre encore une fois l'olïènsive après son entrée dans la ville:.

(i) Les àuditeaFS au conseil d^«tat,(uotammeut )e baron L.)se distinguaient par oeS tédaclion5. D'^autres disent quMs ne rédigeaient pas ces rapports ; qu^ls les trouvaient tout rédiges au ministère et qu'ils u^avaient plus qa''â les signer.

L^empereur fut cruellement blessé de cette nouvelle (i),

5 L'empereur est à Béri-le-Bac Le général Corbineau entre à Rheims à quatre heures du matin. — Il y a à Lisy et à May des ccunbatsà notre avantage.

Un déa*et daté de Fismes» porte: v Tous leâ « Français sont non seulement autorisés à courii[ * aux armes , mais requis de le faire.».

« Tout Français pris par Tennemi et misa mort tf sera vengé sur le champ, par la mort, en reprétf saiUes d'un prisonnier ennemi.... (â)

6. —^ Sont déclarés traîtres (par décret daté de Fismes) et seront punis comme tels , les maires^ fonctionnaires publies et habitants^ qiUy au lieu d'exciter Télan patriotique du peuple, le refroidivaient et dissuaderaient les citoyens de voler à une légjitime défense (3).

it*'

(i) Le oomîtéde défense fatmii en jagement et ne datla yiequ'k U capitnletion da 3i mars.

(a) Grande publicité sans exëcation.

(3} Bien loin de mériter d^étre poni le sieor Pothier coi^ de Fers (Loiret) obtint; h croix d'honneur pour avoir deux ibis chargé et sabré les cosacpes qui avaient sur le territoire de sa paroisse, aUaqoé k oourrier et la dUigence de Lyon.

L'empcreui couche à Corbeuy Les habitants

des villages voisins accourent au quartier gênerai pour donner sur les localités les renseigner ments dont on a besoin (i).

7. — Le prince de la Moskova s'était porté en avant, le jjeune oSicier d'ordonnance Caraman s'était distingué à. la. tête de deux bataillons (ju'il guidait Cependant l'enuemi» très en force sur les hauteurs de Craonne, ne paraissait pas disposé à céder le terrein. Il est atts^qué avec intrépidité. Soixante à quatre-vingts pièces de canons de part et d'autre vomissent le feu et la mort. Drouot commande notre artillerie. La position est emportée. L'affaire est sanglante et glOf rieuse. L'ennemi, perd six de ses généraux. Le maréchal Bellune et les généraux Boyer, Grouchy le capitaine et la Ferrière y sont blessés. Le général Bigarré, officier de mérite et d'une grande valeur est frappé d'une balle. Belliard prend lé commandement de la cavalerie. (2)

(i) Parmi eux» Napoléon reconnut M.. Bossy son ancien camarade nu régiment de la Féi*e. Cet officier avait émigré et depuis son retour iL vivait aux bords de PÂisne. L^empereur le fait remonter an grade de colonel, le met an nombre de ses aides de camp, et le désigne pour servir de grand gioide sur lu tertein de Craoune..

(9.) On se battit avec furdir et Pon ne fit point de prisonniers. On n'ex*^

L'empereur aussitôt se porte à Bray.

8 Le maréchal Ney poursuit Tennemi jusqu'au village d'Étouyelle. Woronzow gardait cette position.

Le baron Gourgaud premier of&cier d'ordonnance, avance avec deux bataillons, la nuit, il surprend Fennemi et le renverse aux cris de vive l'empereur.

g Les Russes et les Prussiens sont réunis, le duc de Raguse éprouve un échec et perd quelques canons, quoique s'étant porté vivement à leur défense.

Le général Charpentier arec la jeune garde enlevé le village de Clacj.

Sept fois il est attaqué, sept fois il repousse ces; attaques.

pour trophées qae Im morte de PeimciiiK... Napoléon en sortant de cette action terrible , encore ému des incertitudes du combat, entouré de blessés et de mourants, était dans un de ces moments oà les dégoûts de la guerre rassassieraient l^àme la plus belliqueuse. „ Romigoy arriya, il apportait des dépêches de Chàtillon. On parle de iion?eaa des anciennes limites. On nienaoe de se séparer. Le duo de Vicence demande des instructions.... Napoléon s^attendait bien k des oonditioss pénibles, mais il ne supporte pas Tidée d^ajonter aux humiliatioos celle de les provoquer par des actes émanés de lui même : <t S^il faut » recevoir les étrivières (dit.il) c^est bien le moins qu^oo me fasse yiottlence.M

Le général Saint-Priestavec un corps de Russes s'était présenté devant B-heims(le 7) et avait sommé le général Gorbineau de se rendre. Les boulets lui avaient répondu négativement. Le général de France arriva au secours 'de la ville > mais cinquante maisons des faubourgs avaient été la proie des flammes.

10 — Le plan de campagne de Pennemi paraît avoir été un Aowra général sur Paris. Négligeant toutes les places de Flandre et n'observant Bergopzoom et Anvers qu'avec des troupes inférieures en nombre de moitié aux garnisons de ces villes, l'ennemi a pénétré sur Avesnes. Négligeant les places des Ardennes, il a passé par des chemins impraticables pour arriver sur Réthel. Nos places communiquent ensemble, et n'étant pas observées elles inquiètent les derrières de l'ennemi. Au même instant ou le général Saint-Priest brûlait Rheims, son frère était arrêté par les habitants et conduit prisonnier à Charlemont. Négligeant toutes les places de la Meuse l'eiinemi s'était avancé par Bar et par Saint-Dizier. La garnison de Verdun est venue jusqu'à Saint-Mihiel. Près de Bar un général Russe reste quelques moments avec une quinzaine d'hommes derrière son corps: il est tué par les paysans ainsi que son es-

corte en représailles des atrocités qu'il avait ordonnées. Metz pousse ses sorties jusqu'à Nancy. A Strasbourg on sort et Ton entre librement. Les troupes de la garnison de Majrence vont jusqu'à Spire. La population de l'Alsace partout répond aux appels et se lève. On peut dire qu'il y a plusieurs armées sur les derrières de Fennemi, sa position ne peut que devenir tous les jours plus dangereuse. On voit par des rapports que l'on a interceptés, que des régiments de cosaques dont la force était de deux cent cinquante hommes eu ont perdu plus de cent vingt, sans avoir été à aucune action, mais par la guerre que leur ont faite les paysans.

Quinze mille hommes de* l'armée d'Italie passent les Alpes pour venir renforcer le duc.de Castiglione(i).

Le vice roi a obtenu de grands succès à Barghetto et à repoussé l'ennemi sur l'Adigo (2}.

(l) Us ne vinreot pas^

(a) Mais ce qui se passa bientôt vint déranger tontes les combinaisons. Le roi de Naples lève le masque, Quoiqu'uni à Napoléon par les liens du sang et lui dei'ant tout, il se déclare contre lui : ei dans quel moment? Lorsque Napoléon est moins heureux t (baron Fain page i38}.

Le général Grenier , parti de Plaisance le 2 mars a battu l'ennemi sur Parme et Fa jeté au* delà du Taro.

Les troupes Françaises qui occupaient Rome, Civita Vecchia, la Toscane, entrent en Piémont pour passer les Alpes.

Les conférences de Lusignj pour la sui^nsidn d'armes ont échoué... Cette mesure offraitpour nous plus d'inconvénients que d'avantages... On voulait non seulement étendre sa ligne sur la Saône et le Rhône, mais encore envelopper la Savoya....

L'empereur n'a pas gcxx avoir le droit de remettre de nombreuses populations sous le joug de fer dont elles avaient été délivrées....

II La ronde de M. Émanuel Dupatjr intitulée; gardons la hien^ a été chantée sur tous les théâtres. Elle y a été très applaudie. Pluâeurs couplets ont été redemandés (x).

(i) Cette ronde de M. DofMitjr faisait allusion ans panles qne Napoléon ftTait prononeées en quittant la capitale an mois dejanvier.il ayait dit abrsk la garde nationale: «Je pars, je yas combattre Pennemi >» et je TOUS confie ce ipe j'ai de phischer : Pimpératrice ma femme » et le roi de Rome mon fils. »

A l^oecMsioa de ce départ de Tempereiir , M. D'^^'^'.^aYftitfiiit des coaplet& pldns de tons les bons sentiments de Tëpoque. Leur but était d^cnoonnger les Parisiens à se bien montrer pendant Tabsence du

12 A cinq heures du matin le général Saint-

Priest fie présente devant Rheims à différentes portes. Il fait sa principale attaque sur eeUe de Laon. La supériorité du nombre lui donne le moyen de la forcer. Le général Corbineau qui commandait dans la place, opéra, sa retraite avec les cadres, de trois bataillons de la levée en masse et les cent cavaliers qui formaient la garnison. Il se replie sur Châlons sur Yèle ( i ).

i3. — L'emp^eur arrive^ avec les généraux Merlin, Sébastiani, de France, Ségur.

Le maréchal duc de Raguse commande Tàvant garde. On attaque de toutes parts;

Le troisième régiment des gardes d^honneur fait des merveilles et M. de Saint Priest réuni au général Prussien Jagdw est chassé de Kheims.

La même batterie qui a frappé de mort le général Moreau, blesse grièvement le général Saint-

chef et de leur faire oom prendre queUc» espëroBCCs «n pMtvait feader sur Fapfiariiioa k IWmëe, d^oa liomme tel ^om Boiiaperte !*. Cttoonplets étaient très jolis et oq les dianta sur plnsMun thëàtn& Le nftmn était : il est parti !

(x) Oa ci'ut un moment le général Gorbioeto pris ou tué. Mais il se trouva (jue serré de prés par renaerni il sNîtait fu Ibrcé de diercher un asile dans le gvenier de la maison d^un bon bourgeois^

(477) Priest, qui venait à la tête des tarlares du désert ravager notre belle patrie.

L'empereur entre à Rheims à une heure du matin, aux acclamations du peuple (i).

Le général de Ségur est blessé grièvement mais sans danger pour sa vie.

i4 — L'ennemi se présente devant Compicgne, de l'autre côté de l'Oise f venant de Noyon. Après quelques œups de canons et une fusillade , il s^est: retiré.

I i) L'ennemi se présente de nouveau avec

trois pièces de canon, un obusiér, de la cavalerie

et de rinfanterie. '

II aomme la ville de se rendre. Le mafor du cent cinquante sixième régimei^t, commandant d'armes, M. Othenin, lui «répond: >Aj[^rtei-moi « un ordre de notre empereur et vous entrerez. »

Loi canonade commence et dure tout le jour. Les paysans viennent au secours de la ville. On fait une sortie vigoureuse et Fennemi bat en retriûte. Tcois boiurgeois BOii*t laltl» j^ij^nniers, s'étan* engagés avec trop d'ardeur à la ]p<mrsuite dé ri(imfe9ii,;oc wiùt M. DeseUtirej !lluk>t et Biisquit.

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(i) Napoléon trooye le temps de signer là le tnyail des ministres. ' '

Les deuiL derniers rentrent bientôt en se sau-*

vanta la nage.

i6. -^ Le général Russe Wittgenstein avait passé la Seine à Pont II marchait sur Provins , où se trouvait le duc de Tarente. Le duc de Reggio veut l'arrêter. Il engage son artillerie. La canonnade eut lieu tout le jour.

L'empereur Alexandre , le roi de Prusse et le prince Schwartzemberg étaient à Arci&-sur-Anbe.

Le corps du prince royal de Wurtemberg était à Yillers aux Corneilles.

Le général Platow avec ses trois mille barbares s'étaient jetés sur Fère Champenoise et Sézanne.

L'empereur d'Autriche venait d'arriver de Chaumont à Troye&

Le prince de la Moskova est entré à Châlons* sur-Marne.

L'empereur Napoléon a couché à Epemay. Il n'a que seize mille hommes avec lui: dix mille fantassins et six mille chevaux.

i8 — Le général Sébastiani a chassé Platow de Fère Champenoise.

L'empereur est arrivé dans cette ville et y a passé la nuit

Les souverains alliés se retirent en hâte sur Barsur-Aube.

ig. ^ Napoléon passe PAube à Plancy à cinq heures du soir, il passe aussi la Seine et fait tourner Mérjr, qui est aussitôt occupé. A huit heures du soir le général Letort et les chasseurs de la garde sont arrivés à Châtre ^ coupant la route de Nogent à Trojes. — L'ennemi était en retraite mais Letort a pu atteindre ses pontons dont il s'est emparé

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