Suite aux remarques sur l'Université Laval [microforme]
Il n'est pas hors de propos de constater quelle à été l'Université Laval, dans la discussion pendante,
Etant sûre de ses droits, ne pouvant pas et ne même, l'Univeñsité Laval voulait cependant éviter 1 d'avriver à maintenir ses droits légitimes par une entente privée. Dans cette vue elle pria les journaux d’ajourner les remarques qu'ils croyaient devoir faire pour appuyer l'Université Laval; et, en attendant, le Recteur de l’Université écrivit la lettre suivante ou Pér. Pôre Hopinto. Recteur du Collége Ste. Marie, à M” réal :
ia ligne de conduite de
devant pas se suicider ellea discussion publique, et tâcher
SEMINAIRE DE QUÉBEC,
4 Novembre, 1872.
Mon RévéREND Père.
Ce n'est pas sans quelque surprise que nous avons vu l'annonce la Gazette Officielle, relativement à votre projet de demi donner des grades universitaires, Ceci en effet équivaut par le Province de Québec, d'une Université e Vous n’êts3 pas, mon Révérend Père.
ont accompagné la fondation de l'Univer le Séminaire de Québec pour la mettre Religion catholique et à notre pays.
imposer qu'à la demande de NN. S$.
après entente formelle qu'on avant que l'Université Laval fût pour les besoins.
Je sais que, depuis cette epoque, helas! pour une raison ON pour une autre, l'Université Laval n'a pas eu, de la part de tous NN SS, les Evèques de la Province, l'appui qu'elle en attendait; mais cela n’a bi empêcher les engagemonts pris d’être ce qu'ils étaient, et en particulier n'a pu faire disparaitre les dépenses énormes encournes pour l'installation convenable de l'institution. Ces deponses, faites de bonne foi, et dans l'espoir d'une Compensation raisonnable,
constituent donc pour nous un droit de justice, tant que nous n’aurons pas forfait à notre mission,
publiée par der l'autorisation de à demander l'érection, atholique à Montrés].
Sans savoir toutes ox difficultés sité Laval, quels sacrifices sur un pied propre à f Or ces sacrifices, nous n'avons pu nous les les Evéques, comptant sur leur appui, et n'érigerait pas d'autres universités catholiques devenue indigne de sa mission où insuffisante
qui s'est imposés aire honneus à la
éd
Le vénérable Evéque de Montréal, croyant impossihle pour ses jeunes gens la fréquentation de l'Université Laval essaya d'obtenir de Rome la permission d'ériger dans sa ville épiscopale, une Université catholique qui fût placée sous sa direction. La cause fut plaidée devant ce tribunal suprème; et les vues de Mgr, Bourget ne furent pas maintenues. C’est Sa Grandeur elle-même qui fit connaitre ce résultat par une circulaire adressée à MM. les Supérieurs des Colléges de son Diocèse, et qui commençait parcette phrase: “Quoique vous n'ayez pris “aucune part au projet d’une Université à Montréal. je m'empresse toutefois de + vous informer que le Saint Père n'a pas jugé à propos d'entrer dans ce plan. + Je me suis fait en conséquence un devoir d'y renoncer.” Ceci se passait en 1862. Depuis, Mgr. Bourget à fait à Rome une nouvelle tentative, qui n'a pas eu plus de succès,
Comme le motif de ces réponses de Rome a été de maintenir les droits acquis de l'Université Laval, nons espérions qu'aucune tentative nouvelle ne se ferait sans passer par Rome. C'est là, mon Révérend Père, la cause de la surprise que je manifestais au commencement de ma lettre. Aussi ai-je lieu de croire que, si vous aviez été au courant de toutes ces démarches, vous n'auriez pas autorisé la demande annoncée.
Je suis done chargé par le Conseil de l'Université Laval de prier, par votre entremise, le Collége Ste. Marie de Montréal de vouloir bien se désister de sa demande, du moins tant que subsistera la défense maintenue à Rome.
Soyez persuadé, mon Révérend Père, que si Rome autorise l'érection d'une Université catholique à Montreal, quels qu'en puissent étre les inconvénients pour nous, nous n'essaicrons pas de vous détourner de votre projet.
En attendant j'espère, mon Révérend Père, que vous ne trouverez pas mauvais que nous essayions de maintenir notre position, déjà assez peu encourageante par elle-même, bien que les ohstacles semblent diminuer notablement. C'est une justice que nous devons au Séminaire de Québec, à notre passé comme Université, aux efforts des deux derniers Archevèques de Québec pour aller défendre à Rome les droits de l'Université, enfin à la décision mème de Rome, que nous ne devons pas rendre illusoire.
Il y a tant de causes de dissensions, pour ne pas dire de scandale, entre Québec et Montréal, qu'il ne faudrait pas allumer un nouveau brandon de discorde à propos des prétentions de deux maisons religieuses. Or remarquez, mon Révérend Père, que dans cette dernière affaire, c'est à nous qu'appartiendrait le plus beau rôle, celui de la défensive.
Veuillez me croire, mon Révérend Père, dans le désir et l'espoir d'une concorde fraternelle,
Votre très-humble et très-dévoué serviteur et confrère en N. $.
Taos. KE. HaueL, Ptre.
Recteur U, L.
En mème temps, le Recteur écrivait à NN.SS. les Evèques de la Province pour leur demander leur opinion. Naturellement cette demande ne fut pas faite à Mer, de Montréal, dont l'opinion ne pouvait être douteuse, Les réponses favorables à l'Université Laval ont été publiées dans la première partie de ces Æemarques. La réponse de Mgr. l'Evèque des Trois-Rivières, quoique bienveillante pour l'Uuiversité Laval, n'était pas cependant favorable à la position qu'elle désirait tenir. Comme Mgr. des Trois-Rivières n'avait pas exprimé la permission de la publier, on ne crut pas devoir le faire d’abord. Depuis cette époque, le vénérable Prélat a fait connaître qu'il n’objectait pas à la publication de sa lettre; et nous la publions ici pour compléter la suite des documents :
EvécnÉ pes TRors-RLVIÈRES,
9 novembre, 1872.
MONSIEUR LE Recreur.
Le grand nombre de jeunes gens qui se rendent à Montréal pour leurs études professionelles, et qui vont ensuite, dans bien des cas, demander des grades universitaires aux institutions protestautes, me fait croire que la demande projetée des RR, PP, Jésuites répond à un besoin réel, et qu'il en résultera un véritable bien pour la religion et notre nationalité. Mais J'espère en même temps qu'elle n'aura fpas les graves consequences que vous semblez en redouter pour: l'Université Laval, D'ailleurs, je crois que les RR. PP. pas plus que Mgr, de Montréal, n'ont l'intention et ne voudraient ériger une Universite catholique sans la permission du Saint-Père. ot qu'ils ne S'y croiraient nullement autorisés par notre Législature,
Dans cette conviction. je rewrette de ne pouvoir engawer le wouvernement 4 prier les RR. PP. de se désister de leur demande, et, dans l'espoir qu'il en résultera un grand bien sans nuire à votre grave institution, je demeure avec considération,
Votre tout dévouc serviteur,
(Signé) + L-F. Ev. pes Tlnors-Rivières.
M. le G.-V. T. Hamel, Recteur de l'U, Laval.
Le 10 novembre le Rév. Pore Lopinto vint lui-méme à Quebec, dans un esprit de bonne entente, apporter la réponse officielle du Collége Ste. Marie à la lettre du Recteur de l'Université Laval du 4 novembre. Voici ce document :
MONTRÉAL. 9 Novembre 1872.