‹ Suite aux remarques sur l'Université Laval [microforme]Chapitre 4 sur 5 · ARCHEVÊCHÉ DE QUÉBEC · texte numérisé non relu

ARCHEVÊCHÉ DE QUÉBEC

23 Novembre. IS72, MONSIEUR Le RECTEUR,

J'apprends que Mgr, de Montréal à publié, dans le NVouvetu-Monde, la lettre qu'il m'a adressée, le 21 courant, au sujet de ln question de l'Université. Il n’est, que juste de faire covnaitre aussi I réponse que j'y ai faite, ct Je vous en envoie une copie que je vous autorise à publier avec la présente, si vous pensez que cela puisse être utile à la cause de l'Université Laval. Cette réponse n'est pas longue : J'ai eru que l'argument que jy emploie suffirait, aux Yeux du Vénérable Prélat. pour mettre fin à toute discussion de sa part. Invoquer l'autorité du Père com. mun est le droit de tout enfant de l'Eglise, C'est, d'ailleurs, dans ]n circonstance présente, un argument 44 hominem dont chacun Comprend et sent Ia portée,

Je n'entre point dans la discussion de tous les faits ct arguments de la lettre en question, Le petit Mémoire, que vous venez de publier, me paraity répondre suflisamment. Je me contente de faire ici quelques remarques :

1© En septembre 1870, étant Recteur, j'allai demander à Mgr. de Montréal s'il aurait pour agréable que l'Un. Laval fit des démarches pour établir une succursale dans sa ville. Sur sa réponse aftirmative, l'Université fit certaines propositions contenues dans une lettre du 7 octobre. Lorsque Mgr, de Montréal vint à Québec pour la sépulture de Mgr. Baillargeon, je lui demandai des nouvelles à ce sujet. Voici ce que, le soir méme, aussitôt après cette entrevue, je consignai dans une note : “Il me dit qu'il avait communiqué nos propositions aux Imessieurs qui s'étaient oceupés de cette affaire pour le Droit, et à l'École de Médecine, qui, probablement, demanderait à être ailiée, si les conditions lui agréaient ; il ajouta qu'il me communiquerait leur réponse dès qu'il l'aurait reçue. Il me fit alors quelques objections sur le projet. tel que formulé dans ma lettre du T octobre, mais plutot pour provoquer une discussion à ec sujet que comme réponse définitive.”

Quant à la réponse promise, elle n'etait pas encore venue un mois plus tard. et. le 19 novembre 1870. j'écrivis à Mgr, de Montréal une lettre dans laquelle je lui disais : N'ayant encore reçu aucune réponse (& ma lettre du 7 octobre). + j'ose prier Votre Grandeur de vouloir faire connaitre si nous devons considérer ‘ce projet comme entierement abandonné, ©

ettre lettre n'a recu aucune réponse. [me semble pourtant qu'un mot n'eût rien gate à l'affaire.

Mer, de Montréal vint à Quebec au milieu de décembre de li méme annce. Je n'osai lui en parler, dans une conference assez longue que nous avons eue ensemble sur differentes affaires.

22 Danssa lettre du 17 août 1865, rapportée dans votre dernitr memoire, Son Eminence le cardinal Barnabo dit à Mgr. Baillargeon : * J'ai conseillé à l'Evèque « de Montréal de se désister de ses propositions et de s'efforcer, soit par des exhor- … fations, soit méme par des subsides, d'attirer les jeunes gens à fréquenter « l'Université Laval. A cette occasion, je lui ai représenté comment, par cette : maniére d'agir, il confirmerait la pensée que lui-méme exprimait en écrivant aux Recteurs des Colléges, le 31 mai 1862: Aoma locuta est, causa finita est, ct - qu'ainsi, ce qui à été décrété demeurant intact, il pouvait facilement arriver à : rétablir la concorde.”

Sur quoi je demande quand et comment ce conseil du Prefet de lus, €, de ia Propagande à été mis en pratique ? Si, comme ilest tout probable, cette aflaire de l'Université est de nouveau plaidée à Rome, ee sera un compte à régler avant tout. Pour la nouvelle Université projetée, il y à eu un grand zèle de déployé ; la centième partie de ce zèle eût sufi pour donner un excellent résultat pratique au conseil venu de Rome.

52 Jin 1870, Mer. de Montreal, comme aujourd'hui, se plaignait de ce que les droits de l'Evèque n'étaient pas assez sauvegardés. Supposons que ce soit le cas, l'Université Laval devait an moins ètre mise en demeure d'x pourvoir.

42 Quand le séminaire de Québec s'adressait simultanément à Londres ct à Rome pour faire approuver le projet de l'Université Laval, tout était à faire, aujourd'hui tout est fait. Rome, qui sortait à peine des dificultés énormes susci técs par la création canonique de l'Université catholique de Dublin, craignait de nuire à l'Université Laval en lui donnant son approbation avant que le gouvernement eût accordé la Charte ; mais aujourd'hui les difficultés sont à Rome etil faut les y faire lever avant de s'adresser au Parlement. Les circonstances sont donc différentes du tout au tout, et les conclusions qu'on en tire ne sauraient étre les mêmes.

Agréez, M. le Recteur,

l'assurance de mon sincère attachement, (Signé) “k E. À. AROu. »E QUÉBEC.

Révo. M. T. E. Hauez, Etre, Recteur de l'Université Laval.

Lettre de Mur, Etrech vere de Québee, en reponse à lu lettre de Mur, de Montréal du 21 Novembre 1872 :

ARCHEVECHÉ DE QUÉBEC, 22 Novembre 1872.

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