‹ Suite aux remarques sur l'Université Laval [microforme]Chapitre 3 sur 5 · SÉMINAIRE DE QUÉBEC · texte numérisé non relu

SÉMINAIRE DE QUÉBEC

ovembre 1872.

\AIONSEIGNEUR,

Nous avons vu avec peine les RE. PP, du Collège Ste. Marie annoncer qu'ils se proposaient de demander à la Législature la faculté de pouvoir donner des urades universitaires, parce que nous croyons être encore SOUS la protection des décrets rendus à Rome en faveur do: l'Université, ct parce que Ja démarche des RER. PP. est de nature à compromettre l'existence de celle-ci.

Nous avons fait tout en notre pouvoir pour arranger cette affaire privément, et nous avons, dans cette intention, retardé tant que nous avons pu notre défense, espérant que Nous n'aurious pas besoin d'y avoir recours. Mais la déclaration

formelle de M ds Bellefeuille duns ln Minerve. contirmee par Les démarches trèsactives faites depuis quelques jours anpres des Membres du Parlement, nous a forces à sortir de notre reserve et à défendre ce que nous regardons comme nos droits,

Ce qui nous à fait peine surtout, c'est que les RER. PP, se trouvent avoir porté devant un Parlement une question qui a eté jugee par un tribunal ecclésias tique, et Le plus hant tribunal que reconnaissent les Catholiques,

Aussi, au nom de mes contréres, je prie Votre Grandeur de croire que nous avons fait tout notre possible pour empecher la question de venir devant les Chambres, et que c'est bien à regret que nous allons sur ce terrain.

Veuillez agréer, Monseigneur. l'hommage du profond respect avec lequel jai Fhonneur d'étre

De Votre Grandeur

le trés-humble serviteur.

(Signé) Fuos, E. Hauer. Ptre.

C'est probablement en reponse à cette lettre que le vénérable Prélat a écrit à Mer. l'Archevèéque la lettre suivante, publiée le lendemain dans le Noureau- Monde, avec an préambule que nous reproduisons aussi : MoxrRéar, 22 novembre. 1872, MESSIEURS.

Je vous prie de publier une lettre que j'avais l'honneur d'adresser, hier, à

Mer. l'Archevéque de Québec, au sujet du projet d'une Université, pour les catholiques, à Montreal, et dont vous recevrez une copie avec la présente,

Mon intention principale, en écrivant cette lettre et en la rendant publique, est de donner connaissance d'un document que j'ai entre les mains et qui atteste que les catholiques qui voteront pour une Universite à Montréal, ne violent pas les décrets du Saint-Siége ; et que non-seulement on peut, mais que l’on doit, dans les circonstances presentes, prendre des moyens honnôtes, pour procurer à notre ville un établissement dont elle ne peut plus se passer.

Je protite de l'occasion pour vous recommander de ne rien répliquer aux in- Jjures qui me seraient personnelles et de vous contenter de soutenir et de défendre les bons principes, tels qu'on les enseigne et les défend à Rome. Or, ce doit toujours etre avec cette fermeté, mélée de prudence et de charité. qui caractérise toute bonne cause, que vous devez procéder dans vos discussions à ce sujet.

Je prie Dieu de vous assister de son puissant secours, pour que vous puissiez remplir dignement votre importante mission ; et je demeure bien véritablement,

Messieurs, Votre très-humble serviteur,

Æ IG. Ev. be Monrréar A MM. les Rédacteurs du Nouseuu Monde.

MONTRÉAL, 21 novembre 1872, MONSEIGNEUR.

Ce qui se dit et se fait, à l'heure qu'ilest, par rapport au projet d'une Université catholique à Montréal, m'impose le devoir d'élever Ja voix : et c’est avant tout à Votre Grandeur que je m'adresse,

On n'assure qu'à Québec l'on dit tout haut et à tous ceux qui veulent l’entendre, que l’on ne peut en conscience, et sans désobéir au Saint-Siége, voter en faveur de ce projet. Or, je tiens à prouver publiquement que tel n’est pas le ens,

Apres que lon nrett intime la conclusion finale de Ta Sucrce Conversation a ce sujet, je demandai à S. Eminence le Card. Preéfot de la Proprgande, Silme serait permis de revenir a la charge, dans Le cas où arrivertient les ficheux result tats que j'avais signalés, Son Eminence me v pondit que j'aurais Fedessus toute liberte,

Protitant de cette déclaration de Fhomme éminent qui est à lu téte du tribanal qui avait juge cette grave aflaire. Jai informe Son Eminence que nos etue diants en Droit et en Médecine étrient entre les mains des universités pr'otestantes, qui leur conferaient les degres atademiques auxquels is tiennent, pour ne pas etre réduits à un état d'inferiorite, lnterrowce Si on pouvait les abandonner, pendant QUE NOS avVOoCuts et nos Medecins, Justement cHraves des dangers que courent pour leur foi ces jeunes gens, nous demandaient notre concours pour leur procurer, par l'établissement d'une Universite à Montreal, le secours dont ils ont besoin, pour que les principes relisieux et vraiment catholiques se conservent et se propagent parmi eux. pour le salut de leurs enfants et lhonne de leur pro fession, Son Eminence a l'épOUQU que non-seulement on pouvait. mais que sans aucun doute on devait insister pour obtenir cette Universite. Elie s'est Hicine chargee de presenter au Saint-Pere. et d'appuyer de son influence atipres de Na Naintete, la supplique que l'on mettrait entre ses mains, pour en frire la demande.

[l s'ensuit, dans l'opinion du Cardinal Pretet de la Propagande. que non seulement nous ne Ssomimes pas coupables. mais que meme nous sonimes tenus de faire des démarches Pour nous procurer une Université qui préservera nos bons jeunes gens du malhenr dont ils sont menaces, de faire naufrage dans la foi est ce que nous faisons! en proccdant honnetement et lovalement, tant à Roi UE Québec. Car il nous faut le concours des deux pouvoirs religieux et civils et nous faisons 6e qui à ete fait pour l'etablissement de FUÜniversite Laval. Car si Je ne me trompe, ceux qui avaient éte charges de diriger et de mener à bonne fin cette grande affaire, ont travaillé simultanément. et & Rome et à Londres,

Je vais maintenant rappeler certains faits concernant l'Université Laval.

* pour répondre d'une manicre sommaire, à uhe multitude de questions plus on moins brülantes, que fait surgir le projet d'une Universite pour les catholiques à Montréal. Ces faits se déroulent à ma mémoire, comme s'ils étaient d'hicr: et je ne m'arrete pas à les prouver et à les particulariser, parce qu'ils se trouvent consignés dans les archives de l'Université Laval, aussi bien que dans celles de l'Evéche de Montréal.

C'est moi qui ai eu la pensée d'une Université catholique en Canada et qui en ai donne l'éveil à ceux qui pouvaient y concourir C'est moi qui ai insiste tout particulierement pour que cette nouvelle Universite eût le droit de s'attilier tous les Colléses du pays, atin de faire participer aux avantages de ce grand otre blissement, tous les diocèses de ]n Province de Québec, J'ai salué avec bonheur l’'avénement de cette Université. comme l'aube d'un beau jour, pour notre chere patrie. Je crois avoir fait tout en mon pouvoir pour que Montreal eût sa part dans la distribution des biens et des avantages qui devaient découler de ce cran établissement, Ce n'est pas pour n'en attribuer quelque gloire, que je rapporte ces faits, mais uniquement pour prouver que J'avais à cœur Ja prosperite de PUniversité qui nous était accordée, pour que notre jeune pays put se placer, avec de serieuses études, puni les savants de la vicille Europe,

Je n'eus done pas de peine de Sonserire Ja Supplique que présenta an Saint Siege Mer, Turgeon, quand il fut question de solliciter un Indult Pontitieul, pour eriger canoniquement FUniversite Laval. Mais je ne manquai pas, eh signant cette supplique, de lui fre observer que je Compterais en toute confiance sur son CONCOUrS, lorsque j'aurais aussi moi à m'occuper de fonder un pareil établissement ü Montreal. Car, dans | premier Concile de Québec, comme depuis, il a toujours ete entendu, et 'Univerate Laval en est convenne, qu'il pourrait v avoir, dans It Province, plusieurs Universites catholiques, Aussi les eveques d'Ottawa et de Kingston, en s'adressant seulement au #ouvernement, en ont-ils demandé et obte nu chacun une, Ces faits parlent bien haut: aussi. serait-ce peine perdue que de S'arroter à les faire ressortir.

Mais on voici un qui merite [a plus sérieuse attention, c'est l'atliliation des Colleses et des Ecoles de Droit et de Medecine à l'Universite Laval. Or, pour ce qui resume les diverses de Saint Ivacinthe. de ilontroal, de Kingston. d'Ottawa. de Toronto, d'Hamilton et dé Londres, tous de Jan Prince ecelesiastique de Quebec, à Fépoque de la fondation dé cette Université. te no vois que le Petit

Semintuire de Stinte-Thop ee Qui ait Voulu CONS à ce ailiation. [ln'a pis

dependu de moi si les autres ont refuse de le faire, où sil Universite n'a pas Juge # propos de les admettre, Je ne HUS que constater que tel est le fait.

[en est de meme des Ecoles de Droit et de Medecine qui sont à Montreal. Cette derniere a fait en vain, pendant longtemps, d'inutiles ettorts, pour parvenir Une afiliation qui serait honorable AUX professeurs et avantageuse aux clèves, que lon a voulut tout prix descendre à Quebec, pour vs ivre Îles cours de Laval. J'ai fuit ce que j'ai Pi pour obtenir ce resultat. Mais des obstacles insurmonta. bles. qu'il n'etait Pis el Mon pouvoir de dominer ont fait cchouer tous mes Giorts. ÆEntin, il se fit il VaLCHMITOUOUN An une Ouverture pour operer cette athiliation, Mais d'abord. c'etait top tard. Puisque. nonobstant toutes HOS protes tations, cette Ecole de Medecine est devenue une faculté d'une Universite protes unité, qui l'avait aflilice, à dos conditions avantasenses selon 1e monde : ot ensuite, parce que les conditions qne Fo fuisait aux professeurs leur ont paru tout-A-fait inacdniissibles

Ona voulu que j'intervienne, Pour opérer nne affiliation dont on no voulait pas: et, d'un autre côte. lEvéque demenrait &ussi Ctranver dans [a SuCeursale que Université consentait à faire 4 Montreal qu'il l'est au Corps Universitaire. qui esta Québec. Dans cette étrange position, j'ai eru que ce Qu'il ÿ avait de mieux 4 fire pour moi était de garder un modeste Silence qui, dans de telles Cireconstances, devait étre considéré comme un refhs de me préter à l'établissement d'une branche de l'Université où l'Eveque n'avait Pas marquee toute la place que lui donnent les stints canons.

Entin, après un long délai, V, G, m'a demandé, de vive voix. une réponse : et je la lui ai donnée, de vive VOIX, en lui disant que je ne pouvais consentir ä l'établissement de cette succursale, en Lui donnant pour raison que l'Evéque ny serait pour rien: à quoi V, G. à ajouté Qu'il n'était pas nécessaire Qu'il intervint dans cet établissement. J'ai cru prudent d'en demeurer Ja pour eviter des difii- Cultes qui auraient ‘ete, probablement, penibles sous plusieurs l'pports C0 n'a tient abouti à rion.

Mais Si d'un cote je me suis eflorcé de former un courant Qui aurait porté les institutions de la ville et du diocése de Montreal vers Universite Laval. je HE SUIS oppose comme Je le devais, à l'affiliation de celles qui ont voulusS'unir aux Universités protestantes, Nous faisons tous os efforts Pour en empecher Les DUIVEUS COLS mais nous en NelONs nécessairement tôt où tard debordes, Cost Ce QUE Nous Vondrons eviter, en cherchant & établir une nouvelle Universite. pour les catholiques de Montreal.

Avec tons ces faits bien COMpPrIS 60 CXamines avec impartialité, il est facile de resondre toutes les objections que Fon amoncele contre le projet d'une Univer. Site à Montreal.

Avant de terminer, il me reste, Monseiuneur, à vous faire observer qu'après tous les essais qui ont ete faits. ON ne roussira jamais à attirer à Québec les étu. diants en Droit et en Medecine de Montréal. Il s'en suivra qu'ils demeureront uilies aux universités protestantes 6t eXposés au danger de perdre a foi, sans AE profit pour l'Université Laval,

Une Université à Montréal les SAUVE Sans nuire à Laval. qui aura toujours Son nombre d'élèves fournis par les institutions qui lui sont aftilicos. D'aiieurs, HV aurait-il pas, pour Laval. plus de benédietions à laisser S'établir une institution

qui est juvéc HeCesshire, que de Si opposer au risque de faire un Mal incaleulable » J'ai l'honneur d'étro.

Monseigneur, de Votre Grandeur, Le tès-humble ot l'ESPOCUICUX SCPVitene, Æ la. Ev, pe MoxrRÉar..

A. Tascugrear.

\reheveque de Quebec,

Le 23 novembre Mer, l'Evèque des Trois-Rivicres crut devoir üppuver Mr, de Montréal et envoya à Sa Grandeur Ja lettre suivante, publiée en méme temps dans le Journal des Trois. Riyi pes :

Evécné pre Trors-Rivières.

Ce 23 Novembre IST2, MoxsEtaNEUR.

M. le recteur de l'Université Laval m'a demandé COMME aux autres Eveques de la Province de Québec de Vouloir bien el£ager le gouvernement ü S'Opposer à la demande des RR. PP, Jésuites, au sujet des grades Universitaires, en les priant de la retirer, si toutefois, je n'on éSperais pas un plus grand bien, Ma réponse n'a pas été publiée avec celle de mes Véné bles Collèvnes, probablement fante d'une Permission aussi explicite, Cependant Comme Votre Grandeur « it Particulièrement intéressée dans cette crave question, il me Parait tout à fait CoNVenable de vous la faire connaitre. Voici à peu près comment ma Conscience me l'a dictée. Le grand nombre de jeunes SENS qui vont faire leurs études professionnelles à Montréal et demander ensuite icurs grades Universitaires aux institutions protestantes est pour moi une preuve évidente que la demande des RR. PP. Jésuites est tout & fait Opportune. Dans mon humble Opinion il en résultera un grand bien pour la religion et le PAYS, par la protection et la surveillance que la réalisation de ce projet assurera à Ja foi et aux mœurs de ces chers Jeunes gens, Les craintes entretenues au sujet de l'Université Laval, si ce projet réussit, ne me paraissent pas suffisamment fondées, puisqu'il y a déjà à Montréa] dans les Ecoles Ge Droit et de Médecine un nombre suffisant d'élèves Pour soutenir les chaires demandées, sans qu'il soit nécessaires de supposer qu'il faudra Y ättirer les etudiants de Québec qui ont déjà tout ce qu'il leur fant chez CUX,

Quant à l’objection tirée de la décision donnée à Rome il ÿ a plusieurs années, elle ne me Paraissait pas non plus avoir une grande force, puisqu'il est bien Certain que ni Monseigneur de Montréal, ni les RR. PP, Jésuites n'ont l'intention d'ériser une Université ‘atholique en cette ville sans l'autorisation du St.-Siéve, Avec ces convictions, je ne puis donc engager le SouvVernement à prier les Re. PP. Jésuites de retirer leur demande,”

Tel est le sens de la réponse que j'ai cru devoir faire à M, le Recteur,

Maintenant je vous dirai, Monseigneur, qu'après y avoir murement réfléchi, Je serais heureux de voir fonder une Université ‘atholique à Montréal. La l'aison qui me fait désirer cette fondation est Ja méme que celle qui presse Votre Grandeur depuis plusieurs années de t ‘aVailler à la réalisation de ce projet, c'est surtout le bien religieux et moral de la nombreuse Jeunesse qui fréquente les écoles professionnelles de cette ville,

Le Séminaire de Québec à fait sans doute de grands et louables sacrifices pour la fondation et le soutien de l'Université Laval, mais une expérience de prés de 20 ans prouve à l'évidence que cette Institution ne peut attirer à elle la plus gran de partie de la jeunesse Catholique de la province,

48 élèves des cours de Théologie, de Médecine etle Droit sont bien plus nombreux à Montréal qu'à Québec, malgré les efforts et les sacrifices faits pour les dirjger vers l'Université Laval, C’estun fait que tout le monde peut constater et que Votre Grandeur a déjà signalé en plusieurs circonstances. Les conditions dans lesquellesse trouve Montreal leur offre tant d'avantages qu'ils Y Sont entrainés comme par IS force des choses. Pour mn part je puis dire que plus des {rois-qrarts des aspirants aux professions libérales dans Je diocèse des Trois-Rivières Vont y faire leurs études préparatoires, Comment l'intérét que je porte à ces chers jeunes gens et à mon PaYs ne me forait-il PAS appeler de tous mes VŒUX Une Institution aussi propre à sauvegarder leur foi ct leurs mœurs, tout en les Pr'éparant à devenir des hommes capables dans leur profession ei des citoyens Propres à faire l'honneur ot la force de notre nation, Je ne vois donc pas quelles raisons valables on Pourrait sérieusement alléguer pour refuser à ces nombreux étudiants les avantages que l’on a accordés AVeC tant de fcilité à ceux d'Ottawa et de Kingston et Pourquoi la plus importante ville du pays serait la plus maltraitée SOUS Ce rapport,

[me semble que l'on s'exagère le tort qui en pourrait résulter pour FUniversite Laval, [ya deéjt à Montreal tout ce Qu'il faut pour cette fondation et surtout les élèves, ei l'institution pourrait très-bien fonctionner de suite sans avoir à faire de sacrifice pour alimenter ses Cours, D'ailleurs on ne voit pas pourquoi les étudiants de Québec feraient différemment de ceux de Montréal et ne continueraient pas à aller chercher leur intérèt où il se trouve, c'est-i-dire, chez CUX. Il me semble done raisonnable de croire que la fondation d'une Université catholique à Montreal n'aura pas pour effet de diminuer sensiblement le nombre des clôves de l'Université Laval : qu'il en sera après comme avant que chacun ira où il se trouvera avoir le plus d'avantage et de facilité pour faire ses cours.

La seconde objection qui a semblé plus grave est la décision donnee à Rome il Fa Tans contre l'opportunité de cette fondation, J'apprends avec plaisir que cette objection tombe d’elle-mime devant les nouvelles instructions que Son Eminenee le Cardinal Barnabo a données à Votre Grandeur à ce sujet, ct je suis houreux de voir que je ne me suis point trompé en disant à M. le Recteur que ni Vous hi les RR,. PP, Jésuites n'aviez l'intention d'ériger une Université ‘atholique sans l'autorité expresse du St, Siéve, Ona donc jugé à Rome que ce qui n'était pas eXpédient il v a 7 ans, l'était devenu aujourd'hui, que l'épreuve est suffisante. et que le bien de [a religion demande In fondation d'une Université catholique à Montréal, Or tout le monde sait avec quelle maturité on Juge à Rome. La haute autorité qui a été invoquée contre Ja demande des RR. PP, Jésuites vient done aujourd'hui l'appuyer de tout son poids. Aussi ai-je la Confiance qu'elle contribuera beaucoup à la faire aceucillir favorablement en faisant disparaitre les dissentiments.

J'entre donc pleinement dans les vues de Votre Grandeur sur cette importante question, et cela par conviction et par sentiment du devoir: car le diocèse des Trois-Rivières y est grandement intéressé, puisque plus des trois-quarts de ses aspirants aux professions libérales en recucilleront les précienx avantages, ct que Ma Sollicitude pastorale ne doit pas moins s'étendre sur eux que sur les autres, Je joins de grand cœur mes prières aux vôtres pour conjurer Le Seigneur d'incliner les esprits et les cœurs à faire un accucil favorable à cette demande, qui dans mon humble opinion, n'a en vue que le plus grand bien de la religion et du DAVa

Je demeure bien cordialement cEavec la plus haute cons'dération.

De Votre Grandeur,

Le tout dévouc Serviteur et Frère en DC!

Æ L. FF. Ev. prs TRots-Rivières.

A Sa Grandeur Mur, L'EV, pe Monrréar.

A la méme date, 23 novembre, Mer, l'Archevèque de Québec, voyant que fa lettre de Mgr. de Montréal était rendue publique, écrivit au Recteur de l'Université la lettre suivante, l'autorisant à Ja publier avec Ja réponse que Sa Grandeur avait faite dès le 22 à Mer, de Montréal. Voici ces deux documents :

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