Considérations générales sur le traitement des tubercu
loses locales. (Communication au quatrième Congrès français de chirurgie, octobre 1889, et Ga*. des hôpitaux, 11 octobre 1889.)
le principe de l’intervention précoce et complète domine ce travail. Les lésions pulmonaires y sont présentées comme une indication plutôt que comme une contre-indication,'à condition qu’elles n’aient pas dépassé le deuxieme degré et surtout que les malades ne soient pas dans une période de fievre intense ni dans un état de cachexie avancée. La crainte de provoquer des poussées de tuberculose dans des organes éloignés (aggravation des tubercules pulmonaires, développement do la granulie pulmonaire ou méningienne), quoique basée sur des faits positifs, ne doit pas arrêter ordinairement la main du chirurgien, lorsque des contre-indications formelles n’ont pas surgi
14. —Des lésions de la moelle diaphysaire, chez lessujets atteints de tumeurs blanches, et des indications qu’on doit en tirer. (Communication au quatrième Congrès de chirurgie, séance du 10 octobre 1889.)
Chez certains sujets atteints de tumeur btanche, les altérations de ta moelle diaphysaire, au-dessus et au-dessous de l’articulation malade, peuvent être telles que l’amputation, même à grande distance, dans la continuité, donne un mauvais résultat, en ce sons qu’il persiste dans le moignon des fistules avec abcès à répétition. Ceci est vrai, non seulément quand la moelle est envahie par une tuberculose diffuse, mais aussi lorsqu’elle a subi la transformation graisseuse et que finalement elle a disparu presque entièrement. Le canal médullaire est vide comme celui d’un os d’oiseau et n’a aucune tendance a fournir les éléments d’une cicatrisation complète.
En ce cas, la seule manière d’assurer la guérison est de pratiquer l’amputation dans l’articulation supérieure.
M. Le Dentu a fait dans ces conditions la désarticulation de l’épaule pour une tumeur blanche du coude, et la désarticulation de la hanche pour une tumeur blanche du genou. Les deux opérés ont guéri. Il va de soi qu’une pratique aussi radicale doit être subordonnée à l’état général et au degré de résistance probable des malades.
15. — Un cas de néphrectomie pour tuberculose rénale suivie d’une guérison qui date actuellement de quatre ans. (Communication au quatrième Congrès de chirurgie, séance du 10 octobre 1889.)
16. — Quatre cas de taille hypogastrique pour cystite tuberculeuse. (Quatrième Congrès de chirurgie, séance du 10 octobre 1889.)
Le premier opéré, guéri momentanément, a eu de nouveau des hématuries. Le second, opéré depuis plus de doux ans, est seulement amélioré.
Chez le troisième et le quatrième, la plaie hypogaslrique a été systématique-' ment maintenue à l’état de fistule. Les souffrances, les hématuries ont entièrement disparu. L’état général est meilleur.
Les quatre malades ont bien supporté l’opération.
17. — Curage du lobe gauche de la prostate pour le traitement d’une tuberculose limitée de cet organe. (Congrès de chirurgie, séance du 10 octobre 1889.)
Le malade, âgé de 50 ans, portait une fistule périnéale provenant certainement du lobe gauche de la prostate. En prenant cette fistule pour guide, il fut facile, après un débridement convenable, de faire pénétrer une petite curette jusqu’à la limite postérieure du lobe envahie par la tuberculose. La guérison fut complète au bout de quelques semaines.
Ce mode de traitement ne doit être recommandé que pour les tuberculoses bien limitées et ayant abouti à la suppuration.