‹ Suite des quatre concordatsChapitre 12 sur 16 · JUSTIFICATIVES · texte numérisé non relu

JUSTIFICATIVES

Lettre des Cardinaux ^ Archevêques et Evêques de France ^ à S. S, le Pape Pie FIL

Ares Saint-Père, il nous'est enfin donné de rompre un silence que les circonstances difficiles où nous nous trouvions exigeaient de nous, et dont la prudence, si fortement recommandée à ses disciples par le divin Maître, nous avait fait, jusqu'à ce jour, un devoir. Enfin, il nous est permis de déposer, dans votre sein paternel, les angoisses de notre âme, les amertumes de notre cœur, et les pénibles sollicitudes dont nous sommes agités -, c'est la seule consolation qui nous reste dans notre abattement.

Elle a été de courte durée, très Saînt-Père, la joie que nous avait fait éprouver la convention passée entre votre Sainteté et le Roi très chrétien ^ et que nous avions conçue des grands

et heureux desseins qui avaient déjà en partie reçu leur exécution , et dont l'entier accomplissement proraettoit pour l'avenir des avantages plus précieux encore-, les anciens nœuds qui existaient entre la France et le Saint-Siège resserrés de nouveau: les articles contraires à la doctrine et auxlois ecclésiastiques, qui avaient été faits à l'insu de votre Sainteté, et publiés sans son aveu, abrogés-, une circonscription nouvelle des diocèses plus avantageuse au bien de la religion; leur augmentation proportionnée aux besoins des fidèles autant que les circonstances pouvaient le permettre, le rétablissement des sièges, dont l'origine remonte à la plus haute antiquité, et rappelle les plus beaux souvenirs-, l'assurance d'une dotation convenable stipulée pour les églises-, la résolution prise de travailler insensiblement à réparer les maux delà religion; la nomination desévêques, leur préconisation-, l'union de l'épiscopat resserrée; tout nous annonçait que l'Eglise gallicane touchait à la fin de ses trop longues épreuves, et marchait vers une restauration tant désirée. Déjà le peuple chrétien commençait à louer le Seigneur, et toute la France chantait un cantique nouveau d'allégresse et d'actions de grâces.

Mais, helas! très Saint-Père, la joie de notre cœur s'est' évanouie, et nos concerts ont été changés en lamentations, lorsque nous avons été té-;

(3) nioinsdes contradictions qui se sontélevëesautour de nous, et des difficulte's sans nombre qu on a multiplie'es sous toutes les formes, pour nous empêcher de goûter les fruits d'un bienfait qui devait faire refleurir, avec la foi , les bonnes mœurs conservatrices des trônes et de la société'. Ce merveilleux accord a ete' suspendu; les bulles d'institution, données par votre Sainteté aux ëvêques, ont été retenues jusqu'à ce jour. En vain nous avons travaille à dissiper tous les nuages, et à lever tous les obstacles; en vain nous avons re'clamé. Nos efforts, nos représentations, nos prières, les sacrifices mêmes auxquels nous e'iions re'signe's, tout a e'te' inutile. Le silence le plus absolu sur les affaires de notre Eglise a e'té la seule réponse à nos supplications-, enfin, après tant et desilongsretardemens, nous avons presque perdu toute espe'rance de salut.

En effet, très Saint-Père, et nous ne pouvons le dire sans la plus profonde tristesse, depuis ce moment, où des jours plus sereins semblaient devoir succéder aux orages dont nous étions battus depuis tant d'années, l'état de l'Eglise, loin de s'améliorer en France, est devenu et devient de jour en jour plus déplorable. Non-seulement nous n'avons point senti s'alléger le poids de nos douleurs , mais il s'est encore appesanti sur nous , et ie iemps n'est peut-être pas éloigné, où il sera comme

Impossible de relever nos ruines. La discipline ecclésiastique se relâche ; un grand nombre de diocèses ne sont point suffisamment gouvernés; les fidèles errent comme des troupeaux sans pasleurs -, les établissemens ecclésiastiques languissent-, le sacerdoce s'affaiblit par des pertes que ne répare point un petit nombre d'élèves du sanctuaire , souvent entravés dans leur vocation , inquiétés dans leur instruction, ou découragés par l'aspect de la misère et des dégoûts qui les attendent dans l'exercice du saint ministère. La religion est attaquée de toutes parts-, ses ennemis semblent réunir toutes leurs forces contre elle , et ne se proposent rien moins que de l'anéantir. Dans ce royaume, autrefois si chrétien et si fidèle , les livres impies vont et se répandent -, les doctrines pernicieuses gagnent comme la gangrène -, les dérisions , les satyres , les calomnies sont prodiguées à l'envi aux hommes apostoliques, aux missionnaires pleins de zèle, qui se consument , avec un succès si marqué , à prêcher le retour à la foi , et par suite à la paix et au bonheur. Pour comble d'afiliction, nous avons vu bannir publiquement des lois répressives le nom de la religion, et rejeter ainsi la pierre angulaire sans laquelle il ne saurait y avoir d'édifice social. Les évêques qui gouvernent les diocèses, et ceux qui sont destinés aux sièges ^cluellement yacans,

ne pouvant agir de concert , asservis , opprîme's sous ces mêmes règlemens qu'avait imposés une domination étrangère et tjrannique, re'duits à combattre à part, succomberont infailliblement ; et dans un temps donne', plus court peut-être que celui qui avait marqué l'usurpation , l'Eglise de France tombera, pour ne plus se relever.

Ah! que nous avons bien sujet de gémir avec le propliète, et de dire, en pleurant comme lui : à quelle désolation sommes-nous donc réduits, et quelle est la confusion où nous sommes tombés? LàCS ennemis ont porté la main sur tout ce qu'il y a de plus saint et de plus désirable parmi nous ; ils ont ouvert la bouche contre nous ; ils ont sifïlé, grincé des dents, et ils ont dit, nous dévorerons. Notre force est épuisée ; nos prêtres sont consumés; les vieillards tombent aux portes du sanctuaire , et les jeunes gens ne les remplacent point ; notre Eglise, semblable à la fille de Sion, ne fait plus entendre qu'une voix mourante.

A de si cruelles douleurs se mêlent des inquiétudes aussi cruelles et des embarras extrêmes.. Dans un tel état de dépérissement, nous sommes appelés pour chercher un remède à tant de maux ; mais nous sommes obligés de le dire, quoiqu'à regret , cette confiance tardive n'est point ellemême assez entière pour nous offrir le moyen d.e l'appliquer ellicacemeat.

(6) Après nous avoir laisses dans l'ignorance des projets conçus pour changer les dispositions du concordat de 181- , et des bulles qui en sont la suite; après avoir propose, l'année dernière, une réduction de sièges arcliiépiscopaux ou épiscopaux, dont le rétablissement semblait être la seule difficulté qui s'opposât alors à l'exécution des traités conclus entre Votre Sainteté et le Roi, on nous signale tout d'un coup maintenant cette exécution comme étant devenue impossible par des obstacles insurmontables ; on nous annonce qu'il a fallu entamer de nouvelles négociations ; mais on ne nous expose ni ces obstacles que nous n'avions jamais pensé pouvoir être insurmontables , ni l'objet de ces nouvelles négociations. On nous parle de faire cesser la viduilé d'un grand nombre de sièges , ce que l'on regarde comme le plus pressant besoin de l'Eglise de France , tandis que ce qui nous parait le plus pressant et le plus nécessaire pour elle, est d'obtenir lin état ferme et convenable , qui lui permette d'affronter de nouvelles tempêtes, s'il en survenait, tel que serait, par exemple, l'état où l'aurait placée l'exécution du concordat de 1817 ; on se propose, au contraire, de lui donner un état provisoire, qui peut, si toutefois il ne devient pas définitif, la tenir un grand nombre d'années , sinon sur le •penchant de sa ruine, du moins dans une pénible

et humiliante incertitude , sur-tout si on la laisse

même proTisoirement sous le joug de ceux des articles organiques, qui sont contraires à la doc-

trine et aux lois de l'Eglise, contre lesquels Votre Sainteté a si souvent réclamé, et dont elle a stipulé l'abrogation dans le dernier concordat. D'ailleurs, en ne nous faisant point connaître la forme à employer pour en venir k cet état provisoire , on ne nous laisse pas la faculté de juger de sa conformité aux règles canoniques.

Il n'est plus question, pour le moment, que de pourvoir aux cinquante sièges qui existaient avant le concordat de 1817; et cependant il est constant que l'étendue de la plupart de ces diocèses a été reconnue comme trop considérable pour les forces des évèques , et par conséquent comme nuisible au bien des fidèles. Nous-mêmes avions répondu à une consultation qui nous avait été faite, l'année dernière, qu'une réduction des sièges, au nombre des départemens, ne pouvait être que préj udiciable au bien de l'Eglise, quoique nous nous en fussions cependant rapportés, pour l'opérer, à la haute sagesse des deux augustes chefs, quêtant de malheurs , de vertus et de prodiges, devaient nécessairement réunir. On nous assure à la vérité que Votre Sainteté est disposée àautoriser cet arrangement provisoire-, mais, sous divers prétextes qu'il ne nous est pas donné de

(8) juger, on a cru devoir ne pas nous montrer aacune pièce, aucun acte, où cette disposition, ce consentement soient exprimés, en sorte que nous ne savons pas au juste ce que Votre Sainteté désire, ce qu'elle a cédé , et quelles sont peut-être les conditions qu'elle a mises à des concessions qu'elle n'a sans doute faites qu'à regret. Malgré nos demandes et nos instances , le bref que nous avons su avoir été écrit par elle à ce sujet, ne nous a point été remis.

Votre Sainteté comprend déjà sans doute, par ce simple aperçu , combien est épineuse la situation où nous nous trouvons , et combien il est difficile d'éviter à la fois les écueils qui se présentent de toutes parts. Mille pensées contraires se combattent dans notre esprit, le pressent, nous percent le cœur ; l'avenir nous épouvante. De quelque côté que nous tournions nos regards, nous apercevons des dangers-, quelque parti que nous prenions, nous tombons dans la nécessité ou de contrister le Roi, ou de contrarier le souverain Pontife, ou de laisser les fidèles sans secours, ou d'abandonner, avec trop de facilité, les plus cbers intérêts de l'Eglise. Nous craignons de fournir à nos ennemis des armes terribles, et de provoquer leur baine, leurs vexations, leur censure -, car ils ne demanderaient pas mieux que de pouvoir nous attribuer, avec une sorte de

(9) raison, notre propre malheur, et de dire en nous

insultant : ta perte, ô Israël, vient de toi-même. Nous redoutons encore plus, pour peu que l'on s'écarte des règles ordinaires, de nous exposer de nouveau à des divisions, de ressusciter des querelles religieuses, et des déchiremens plus déplorables que la persécution elle-même-, du moins nous craignons de laisser se perpétuer une dissidence à laquelle la publication du dernier concordat auroit mis un terme.

\oilà, très Saint-Père, la triste position où nous sommées réduits. Tous les yeux sont ouverts sur nous; les fidèles sont attentifs; l'impiété observe. Les hommes de toutes les opinions ont, en quelque sorte, élevé contre nous un tribunal, d'où ils se préparent à juger notre conduite, et nous avons besoin, ainsi que le disait saint Jean Chrysostôme, parlant des apôtres, d un secours puissant et extraordinaire, pour nous faire garder une juste mesure, afin de ne pas paraître intervertir les lois du royaume, lorsque nous prenons la défense de la doctrine et de la discipline ecclésiastiques; et aussi , afin de ne pas être accusés de corrompre la pureté de la foi , et d énerver la discipline, en nous efforçant de montrer que nous ne voulons pas violer les lois de l'Etat , nous devons, à l'exemple des apôtres de Jésus-Christ, repousser l'un et l'autre soupçon , chercher à nous

concilier, comme eux, l'estime et le respect; comme eux , travailler à acquérir et à conserver le titre de sauveurs, de conservateurs, de bienfaiteurs du genre humain.

Mais, très Saint -Père, il n'appartient ni à cliacun de nous en particulier, ni même à nous tous ensemble , malgré l'union intime qui règne entre nous , de remplir une tâche aussi difficile, de soutenir un fardeau aussi pesant. Il ne dépend point de nous seuls de sortir, avec l'honneur qui convient à des évéques, d'une position aussi critique et aussi embarrassante. Une ressource nous reste ; nous l'embrassons , nous la saisissons avec empressement , comme l'ancre immobile du salut. C'est, à l'exemple de nos prédécesseurs, de nous attacher avec plus de force , s'il est possible ^ à la chaire apostolique; c'est de marcher constamment sous l'influence et la direction de notre chef; c'est de demander avec confiance, de recevoir avec joie, d'exécuter, avec unanimité, ce que le vicaire de Jésus-Christ sur la terre j le prince des évêques , croira devoir décider dans l'intérêt de la religion. Alors le Seigneur sera loué dans rassemblée sainte ; alors seulement nos plaintes finiront , nos larmes cesseront , nos travaux auront trouvé une récompense , et nos espérances seront accomplies.

Ainsi donc, très Saint-Père ^ pleins de la dou*

leur qui nous presse et de rinquie'tude qui nous agite, nous crions vers vous, nous recourons à Votre Sainteté, afin qu'elle nous dise clairement et librement ce que nous devons penser , ce que nous devons faire dans ces circonstances. Il voua a été dit , en la personne de saint Pierre , avancez en pleine mer; c'est-à-dire, selon Pexplication de saint Ambroise, « Enfoncez-vous dans les questions les plus profondes. i> INous vous prions de nous aider de vos conseils, de nous éclairer de vos lumières, de nous affermir par votre autorité ; nous vous en prions , non-seulement comme le chef de lEglise, en qui nous faisons profession de reconnaître et de respecter la primauté d'honneur et de juridiction que Jésus- Christ vous a confiée, mais encore que la vénération que nous avons pour vos vertus, nous permette de vous le dire, comme l'arbitre, le conciliateur, le médiateur, que, rassemblés en une seule famille , nous choisissons , à qui nous nous confions avec la plus grande sécurité, et dont l'avis , la décision , le jugement, feront notre force, notre sûreté et notre consolation.

Pour ce qui est de nos intérêts personnels , très Saint-Père, s'il faut appeler ainsi les restes de notre pauvreté, nous renouvelons ici la disposition dans laquelle ont toujours étéjes évéques français, de les remettre entre vos mains dès-

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qu'il sera jugé nécessaire pour le bonlieur de l'Eglise -, et c'est avec d'autant plus de confiance, que nous avons la certitude que Votre Sainteté sait allier, quand il est nécessaire, la fermeté la plus courageuse à la plus imperturbable patience. Les sacrifices, quels qu'ils soient, nous les regardons pour peu de chose et même pour rien , pourvu que nos églises puissent jouir de la paix, et que nous procurions de notre mieux le salut des fidèles. Nous nous faisons gloire de ne point cherclier ce qui est à nous, mais ce qui est à Jésus-Christ-, et nous nous estimons trop heureux, à l'exemple de l'apôtre, qu'il soit glorifié au milieu de nous, soit par notre vie, soit par notre mort.

Nous vous avons ouvert notre cœur, très Saint- Père , avec tout l'abandon que nous inspirent notre piété filiale envers Votre Sainteté, le sentiment de nos besoins et l'amour de la vérité, à laquelle nous devions ce témoignage.

Il ne nous reste plus que d'adresser à Dieu tout-puissant des prières continuelles, afin qu'il vous communique cette sagesse qui préside à ses conseils suprêmes, et qui sait atteindre à son but avec autant de force que de douceur. Daigne encore le Seigneur, très Saint-Père, vous accorder de longues et paisibles années! daigne le Dieu des miséricordes , qui a opéré pour nous

tant de merveilles, vous dédommager ici bas des épreuves auxquelles il a voulu mettre votre constance! puisse-t~il vous donner enfin la con^ solation de voir cette antique et célèbre Eglise relevée et nourrie par elle du lait de la doctrine, ranimée sous votre pontificat par un nouveau souffle de l'Esprit saint , resserrée de plus en plus dans les liens de l'unité catholique , et brillante d'une clarté semblable à celle qu'elle répandait dans ses plus beaux jours, lorsque , gouvernée par tant de saints et savans évêques, et protégée par ses rois très glorieux et très chrétiens, elle faisait la joie du Saint-Siège et l'ornement de l'Eglise universelle.

Prosternés aux pieds de votre Sainteté, nous lui demandons très instamment sa bénédiction apostolique.

De votre Sainteté, très Saint- Père,

les très humbles, très obéissaQS et très dévoués fils et serviteurs.

Paris, 3o mai 1819.

Lettre [i) de N. S. P. le Pape Pie FIT, â 7WS véjiéj^ahles fj^ères les Cardinaux de la sainte Eglise romaine, les Archevêques et Evêques du royaume de France.

(Moniteuv du 3o septembre 1819.) Pie VII FAPE.

Véacrables fières , salut et bénédiction apostolique. Nous avons reçu la lettre que vous nous avez adressée en commun , le 3o mai, laquelle a été signée par quarante d'entre vous , soit placés sur les sièges actuels, soit déjà institués par nous, sans cependant avoir encore pris possession dé leurs églises, soit seulement nommés par le Roi. La première chose que nous avons à vous dire dans notre réponse , c'est de vous manifester que les sentimens exprimés dans votre lettre et les 'assurances y contenues de votre excellente volonté, nous ont rempli d'une joie extrême. Nous avons connu par cette lettre que, ne cherchant pas ce qui est à vous, mais ce qui est à Jésus-Christ, par reflfet du zèle dont vous êtes enflammés pour le bien de la religion , vous êtes

(r) Cette traduction a tté euvoyée de Rome^

tout prêts à des sacrifices , quels qu'ils soient ,' et vous les regardez même pour rien , pourvu qu'ils puissent contribuer au salut éternel des fidèles , et que vous puissiez voir vos églises jouir enfin de la paix désirée. Nous avons aussi appris par cette lettre, avec un sentiment de reconnaissance, que, dans les nombreuses difficultés que la cause catholique éprouve en France, vous pensez , ainsi que vous le déclarez , qu'une seule ressource vous reste, savoir, à l'exemple de vos prédécesseurs , en saisissant avec empressement l'ancre sûre et immobile, de vous attacher encore avec plus de force, s'il est possible, à la chaire apostolique , et marcher constamment , ainsi que vous vous exprimez, sous l'influence et la direction de votre chef. Nous avons vu en outre que, dans la même lettre, vous avez expressément déclaré que vous recevrez avec joie et que vous exécuterez avec unanimité ce que le vicaire de Jésus-Christ sur la terre , le prince des évêques , croira devoir décider dans l'intérêt de la religion. Nous avons observé finalement dans votre lettre , que vous demandez très instamment que nous voulions vous aider de nos conseils, vous éclairer, comme vous le dites, de nos lumières, et vous affermir par notre autorité ; et que vous déclarez reconnaître et respecter notre humble personne, non-seulement comme

( i5) le clief de l'Eglise à qui Jésus -Christ a conféré la primauté d'honneur et de juridiction, mais encore nous regarder comme l'arbitre , le conciliateur et le médiateur que vous vous êtes choisi, à qui vous vous êtes confiés avec la plus grande sécurité, et dont l'avis, la décision, le jugement , feront , ainsi que vous vous exprimez de la manière la plus obligeante , votre force , votre sûreté et votre consolation.

Dans notre très ardent désir de remédier aux maux qui afïligent la religion catholiq[ue en France , et d'écarter les obstacles qui se sont opposés a l'exécution du concordat de 1817, vos sentimens ci -dessus mentionnés et si hautement exprimés, nous ont fait poursuivre encore avec plus de confiance les négociations entamées à cette fin avec le Roi très chrétien , étant persuadé que l'union étroite des évêques entre eux, et avec le chef suprême de l'Eglise , aussi bien que leur résolution d'exécuter avec unanimité ce que , après nous être concerté avec votre Roi , nous aurions jugé convenable de résoudre dans le Seigneur, seront éminemment utiles à obtenir ces avantages que nous nous sommes proposés.

En attendant , après avoir pris en considération ce que vous nous avez exposé dans votre lettre , et avant de mettre à exéculion ce que , pour applanir le chemin à l'arrangement total

( 17 ) ûes affaires, nous avons cru devoir de'cider et exécuter sans délai, vu l'urgence que vousmêmes reconnaissez des besoins présens et très graves de la religion catholique, nous avons résolu de vous instruire nous-même de ce que nous avons concerté avec le Roi , afin que vous puissiez le connaître les premiers , et qu'ayant pris pleine et parfaite connaissance de toute l'affaire, vous soyez en état de déposer la crainte dont nous avons vu par votre lettre que vous êtes agités.

En effet, ce que, dans l'état actuel des choses, nous avons jugé être uniquement possible défaire pour le moment , ne vous ayant pas été pleinement communiqué, ainsi que vous le dites, vous ne nous avez pas dissimulé votre crainte que ce qui ne sera d'abord qu'une disposition provisoire, ne devienne par la suite un état définitif, ou ne subsiste au moins durant longues années au détriment de l'Eglise , et que l'établissement temporaire de cet ordre de choses ne soit lié à des conditions qui vous sont inconnues. Or, il est juste, vénérables frères, que vous soyez entièrement délivrés de ces craintes.

Vous connaissez parfaitement l'empressement avec lequel nous avons travaillé à conclure une convention avec le Roi très chrétien , afin de pourvoir, moyeunart ^a arrftU^çement Jieureux

( iB ) des affaires de l'Eglise dans le royaume de France, au salut des fidèles qui y demeurent, selon que nos devoirs apostoliques nous en font la loi, et de satisfaire aux \œux du Roi, que nous aimons tout particulièrement , et de tous les liommes de bien.

Mais vous n'ignorez pas non plus que Texécution de cette convention est encore aujourd'hui suspendue , et que les fruits abondans que nous nous en promettions ont été contrariés et retardés, non sans nous causer la plus vive douleur.

En effet , il a été porté a notre connaissance , au nom du Roi très chrétien, que les sièges épiscopaux de France ayant été augmentés, selon les vœux de ladite Majesté , jusqu'au nombre de quatre-vingt-douze, par nos lettres apostoliques du 27 juillet 1817, les charges publiques du royaume de France ne permettent pas de soutenir le poids de tant de dotations , et demandent nécessairement quelque diminution du nombre desdits sièges, et que les circonstances dudit royaume avaient encore opposé d'autres obstacles à l'exécution du concordat de 1-817, conclu avec le Roi très chrétien -, et (jne par conséquent Sa Majesté, pour écarter ces obstacles, s'est trouvée dans la nécessité de s'entendre avec nous.

( ^9 ) Comme nous n'avons rien plus à cœur que de recueillir ces fruits abondans que nous nous sommes^promis de la convention sus-mentionnëe, et de voir que les affaires ecclésiastiques soient réglées d'une manière stable dans le florissant royaume de France , dans notre désir de satisfaire aux vœux de Sa Majesté, autant que les devoirs de notre apostolat nous le permettent , nous lui fîmes savoir que nous ne nous serion's pas refusé k quelque diminution du nombre des sièges, si les intérêts de l'Eglise et du royaume l'eussent absolument demandé. Cependant, connaissant que la détermination des nouvelles limites des diocèses selon la nature des lieux et la commodité des fidèles , et les opérations nécessaires pour exécuter la diminution demandée des sièges, nécessairement n'entraîneraient pas peu de temps , nous avons jugé que notre sollicitude apostolique exigeait que, dans l'intervalle il fût pris quelque expédient temporaire , afin de remédier au moins le plus tôt aux maux présens dont on nous a exposé que les églises de France privées de la présence de leurs pasteurs, .ont affligées.

Toute cette affaire ayant donc été mûrement et pendant long-temps examinée, et traitée durant l'espace de plusieurs mois encore par des lettres écrites et reçues d'une paît et de l'autre

voici ce que, de l'avis encore d'une congrégalîon choisie de nos vénérables f^^res les cardinaux de la sainte Eglise romaine, après avoir -imploré les lumières d'en liant , nous avons jugé de disposer pour la conduire à fin.

Par le moyen d'une allocution que nous prononcerons selon les formes ordinaires dans le consistoire que nous allons tenir bientôt, nous ferons connaître qu'il nous a été exposé , au nom du Roi très chrétien , que les charges qui pèsent actuellement sur le royaume , et qui ne permettent pas l'établissement de quatre-vingtdouze sièges épiscopaux, et d'autres empêchemens qui se sont opposés à l'exécution de la convention du 1 1 juin 1817, ont produit que Sa Majesté, pour les écarter, s'est trouvée forcée à s'entendre avec nous, et à demander quelque réduction dans le nombre des sièges dont elle avait demandé l'érection; que dans ce but, le Roi très chrétien s'est adressé à l'autorité apostotolique pour que cette réduction fàt effectuée de la meilleure manière possible, eu égard aux circonstances du royaume, selon les règles prescrites par les saints canons-, que cependant cette opération devant entraîner un laps de temps considérable, et d'ailleurs, ayant été instruit du malheureux état des églises de France , et de la yiduité de plusieurs de ses sièges j nous avons jugé

( ai ) r^ue notre sollicitude apostollqiie nous faisait un devoir de venir en attendant ù leur secours-, qu'en prenant cette re'solution , nous étant proposé décarter, par ce nouveau témoignage de l'indulgence apostolique , rempêcliement qu'on nous a exposé naître dans les circonstances actuelles du royaume, de l'établissement de quatrevingt-douze sièges, et de pouvoir obtenir, en faveur de l'Eglise, les avantages que nous nous sommes promis de ladite convention, nous avons établi de concéder en attendant aux arclievêques et évêques qui gouvernent actuellement l'Eglise de France, sans en excepter ceux que, dans notre consistoire du i^"^ octobre iBin, nous avons transférés à d'autres sièges , la faculté de conserver les sièges dont ils sont en ce moment en possession , et de continuer à régir dans cet intervalle, leurs diocèses, sans qu'il soit fait aucun cliangement dans leurs limites ni dans les rapports métropolitains dans lesquels ils se trouvent aciuellemeut, et de concéder pareillement aux évêques canoniquement promus aux sièges qui existaient avant la conscription de i-^i^, la faculté d'aller gouverner temporairement ces églises dans les limites et dans l'état oii elles se trouvent. Les choses étant réglées ainsi, les évêques que, sur la nomination du Roi très chrétien, noujs avons préposés aux sièges

ériges par nos lettres apostoliques du 2^ juillet de l'an 1817, devront nécessairement s'abstenir de l'exerGice de l'institution canonique qu'ils ont reçue, jusqu'à ce que la réduction demandée des sièges soit déterminée.

Pour procéder à l'exécution de ce plan , nous nous y prendrons ainsi qu'il suit, savoir :

Nous écrirons des lettres en forme de bref, aux arclievêques et évêques titulaires des diocèses existans avant la bulle de 1817 , ^^ ^^s autoriserons à continuer l'exercice de leur juridiction dans tous les lieux de leurs diocèses respectifs , et dans l'étendue des limites qui circonscrivaient cliacun de ces diocèses antérieurement à la bulle précitée j en donnant encore le pouvoir aux archevêques de reconnaître provisoirement pour leurs suffragans les évêques qui , avant ce temps , étaient sujets à leur droit métropolitain, et en enjoignant l'obligation aux évêques de reconnaître provisoirement raulorité des archevêques desquels ils étaient suffragans avant ce temps.

Nous écrirons pareillement des lettres en forme de bref à chacun des archevêques et évêques auxquels , postérieurement au concordat de 1 8 1 7, nous avons accordé l'institution canonique pour des sièges existans avant cette époque ; et nous leur signifierons de prendre sans retard possession de leurs sièges, et de gouverner provisoire-

ment ces diocèses dans lëtenduc des linfiites^ et avec les mêmes rapports métropolitains qui étaient en vigueur ayant les susdites lettres apostoliques du 27 juillet 1817.

Et afin que les diocèses existans avant la circonscription de 1817 , qui sont actuellement vacans, ne demeurent pas non plus privés plus long-temps de l'assistance des pasteurs, nous donnerons rinstitution canonique, conforme'ment à nos lettres apostoliques du 27 juillet 1817, aux individus nomme's par le Roi à ces sièges , après que leur procès aura élé instruit en la forme ordinaire-, et celle même méthode sera encore praiique'e envers les églises qui , dans cet intervalle, c'est-à-dire , jusqu'à ce qu'une nouvelle circonscription soit réglée d'une manière stable, viendront à vaquer.

Ensuite , chacun des évèques qui sera promu par nous aux sièges susmentionnés, ainsi que ceux que nous proposerons aux sièges qui viendront à vaquer à 1 avenir, recevront également de nous des lettres en forme dé bref, dans lesquelles nous leur signifierons que quoiqu'ils aient reçu l'inslitulion canonique conformément ^ux lettres apostoliques du 27 juillet 1817, plusieurs fois citées, ils devront néanmoins régir provisoirement leurs diocèses dans les limites et avec les rapports métropolitains qui existaient

avam ïa dernière circonscription qne nous avons decerne'e. Finalement , pour ce qui regarde les e'vêques que, sur la nomination du Roi très chre'tien , nous avons préposés aux sièges nouvellement e'rigës par nos lettres apostoliques du 2-7 juillet 1817 , nous leur signifierons de s'abstenir, dans cet intervalle, c'est-à-dire jusqu'à ce que la diminution des sièges dont nous avons parlé plus liant , soit déterminée, de faire usage de l'institution canonique qu'ils ont reçue.

Quant à ce qui concerne FEglise d'Avignon, qui a été érigée en archevêclié par les lettres apostoliques du a-^ juillet , plusieurs fois mentionnées, comme il n'est pas possible, en prenant cette mesure provisoire, de la regarder comme épiscopale , par conséquent nous la laisserons sous le régime des vicaires capîtulaires, ou bien, si le Roi très chrétien l'aime mieux, nous conférerons un titre in pàrtibus înjideliwn à l'ecclésiastique que le Roi nous déclarera être dans l'intention de nommer à ce siège; et nous lui donnerons provisoirement l'administration de ladite Eglise, dans les limites diocésaines et avec les rapports métropolitains qui existaient avant nos lettres apostoliques du 2-^ juillet 1817.

Tel est le plan que, pour apporter quelque remède temporaire aux maux les plus prcssans des églises de France, nous a suggéré notre

aireclion signalée pour ces églises , pour le Roi très chrétien , et pour toute la nation française , plan que nous allons mettre bientôt à exécution. Vous comprendrez facilement , vénérables frères, par ce que nous venons de vous exposer, que les dispositions provisoires que , vu la force des circonstances, nous avons jugé devoir prendre, ne sont liées a^aucune condition , ainsi que vous semblez le soupçonner, et qu'il n'est nullement à craindre que cet état, temporaire de sa nature, devienne perpétuel, ou du moins dure longues années au préjudice des églises de France. Et afin que vous puissiez éloigner tout-à-fait cette crainte de vos cœurs , nous ne voulons pas que vous ignoriez non plus le témoignage solennel et éclatant de son excellente volonté, que Sa Majesté a bien voulu nous donner tout récemment ; car, quoique Sa Majesté nous eût démontré , dans tout le cours de la négociation , sa volonté d'une manière si positive , que nous n'aurions pu même soupçonner ce que vous craignez, cependant, afin de ne laisser à personne aucun lieu à des doutes ou à des soupçons , elle nous a déclaré, mojennart une note officielle eue nous possédons, que son intention est d'abréger le plus qu'il sera possible la durée des mesures provisoires qui ont été convenues entre nous et Sa Majesté, pour remédier aux maux les plus

pressans des églises de France ; que son înlentîon est également d'employer, de concert avec nous, tous les moyens qui sont en son pouvoir pour faire jouir ces églises des avantages qui doivent résulter pour elles de l'état stable et définitif qu'elles doivent avoir, comme aussi de réaliser, suivant les formes constitutionnelles de son royaume , et à mesure que les ressources de l'Etat le permettront sans surcharge pour sea peuples, l'augmentation du nombre des sièges épiscopaux , selon qu'il sera reconnu nécessaire pour les besoins des fidèles.

Les témoignages éclatans que nous avons reçus de vos sentimens unanimes et de votre dévotion singulière envers la chaire de saint Pierre, et de la confiance que justement vous avez placée dans notre sollicitude apostolique , ne nous permettent pas de douter que vous verrez avec satisfaction ce que , dans cette difficile situation des affaires , nous avons jugé devoir décider. Et puisque , lorsque même vous ne connaissiez pas si distinctement nos intentions, vous nous avez expresséînent déclaré que vous recevriez avec joie et que vous exécuteriez avec unanimité ce que nous aurions décidé dans cette affaire , nous devons être d'autant plus certain qu'après avoir reçu de nous-même une pleine et parfaite notion de tousr

(^7) nos projets, vous vous maintiendrez encore plus

fermes dans cette re'solution.

Nous nous le promettons, vénérables frères , de votre très illustre ordre, à qui, pour ses mérites supérieurs et pour ses vertus éprouvées , TOUS portons une estime toute particulière , pour lequel nous sommes animé du plus grand intérêt, et que nous chérissons très affectueusement. Pour gage assuré de notre tendresse, nous vous donnons de tout notre cœur, vénérables frères, la bénédiction apostolique.

Donné à Rome, près Sainie-Marie-Majeure , le 19 août 1819, le 20* de notre pontificat.

Pie VII, Pape.

Déclaration des Cardinaux, Archevêques et Evêques de France.

(Moniteur du 3o septembre 1S19. )

ÎSous soussignés cardinaux, archevêques et évêques, après avoir lu avec la plus respectueuse attention le bref de notre très Saint-Père le Pape Pie VIT, à nous adressé en réponse à la lettre que nous avions écrite à Sa Sainteté le jour de la Pentecôte, 3o mai 1819, et par laquelle noua

Favions priée de se rendre , dans les difficiles cîfconstances où nous nous trouvions, Varhitre, le conciljateur et le médiateur que nous avions choisi , auquel nous nous étions confiés, et dont lavis, la décision et le jugement ilevaient faire notre force, notre sûreté et notre consolation-, gémissant sur le malheureux état où se trouve l'église de France, sur la viduité d'un grand nombre de ses sièges, sur les retards qu'ont éprouvés jusqu'à ce jour la publication et l'exécution des conventions passées en 181 "^ entre le souverain Pontife et le Roi très chrétien -, désirant pourvoir au salut des fidèles, et, autant qu'il est possible, écarter tout prétexte de rompre l'unité catholique; nous confiant en la parole royale de Sa Majesté, concevant de son amour pour la religion l'espoir d un prompt et meilleur avenir qui doit résulter de l'état stable et définitif, promis d'une manière positive et solennelle; le saint nom de Dieu invoqué-, avons unanimement résolu d'adhérer, comme nous déclarons adhérer pleinement aux mesures provisoires que Sa Sainteté a cru devoir être adoptées, et qu'elle nous a fait connaître par sa lettre devoir bientôt adopter pour apporter quelque remède temporaire aux maux pressans de l'Eglise de France. C'est pourquoi nous invitons, exhortons et conjurons, en notre seigneur Jésus-Chrit, le

( 29 ) cierge «t les fidèles des diocèses de France , de

demeurer à notre exemple étroitement unis, sous cette règle provisoire de discipline , les avertissant qu'ils ne pourraient s'en écarter, pour quelque cause que ce soit, sans rompre les liens de l'unité, et sans abandonner la voie du salut.

A Paris , ce treize septembre de l'an de notre Seigneur 1819.

-|- A. cardinal de Périgord.

•f- C. G. cardinal de la Luzerne.

-J- L. Fr. cardinal de Bausset.

•j- François de Bernis , ancien archevêque d'Albi , nommé à l'arclievêcbé de Rouen.

-|- Jean-Baptiste, archevêque de Tours.

-J- Gabriel , archevêque de Besancon.

-|- Anne-Louis-Henri de la Fare, archevêque de Sens,

-J- François, archevêque de Toulouse.

■f Jean -Charles de Coucj, archevêque de Reims.

-j- Jean-Claude, archevêque d'Arles,

■j- Etienne-Antoine, archevêque de Vienne.

■f Jean-Louis d'Husson de Bonnac, ancien évêque d'Agen.

f Anne-Antoine-Jules de Clermont-Tonnerre, ancien évêque de Châlons-sur-Marne.

■f Charles, ancien évêque de Trêves, nommé à l'évêché d'Auxerre.

+ Louis-Joseph-Siffren de Salamon, évéque d'Orthosia, nommé à l'évêché de Bellcy.

-(- Jean-Bapliste de Latil^ évêque de Chartres.

■f Hyacintlie-Louis, ëvêque de Samosate.

Étienne-Jean-Baptiste-Louis des Gallois de la Tour, archevêque élu de Bourges.

Jean-Pierre de Chabons, évêque élu du Puy.

Marc-Marie de Bombelles , évêque élu d'Amiens.

Jean-Paul Gaston de Pina, évêque élu de

Béziers.

Louis- Sylvestre de la Châtre, évêque de Beau vais.

Louis-Jules-François d'Andigné, évêque élu de Nantes.

Jean-Marie deFontenay, évêque élu de Nevers.

Paul -Thérèse -David d'Astros ;, évêque élu d'Orange.

Alexandre-Louis-Charles-Rosé de Lostanges, évêque élu de Périgueux.

Jean-Baptisle de Bouille, évêque élu de Poitiers.

Charles-André-Toussaint-Bruno Ramond de Lalande, évêque élu de Rodez.

Alexis Scssel, évêque élu de Séez.

Roch-EtieUne de Vichy , évêque élu de Soissons, nommé à l'évêclié d'Autun.

Augustin-Louis de Montblanc, évêque élu de Sainl-Diez,

(3i ) Claude-Magdeleine de la Myre-Mory , évéque élu de Troyes.

Guillaurae-AuLin de Villèle, évéque élu de

Verdun.

Jean-Baptiste Dubois, évéque nommé d'Aire.

Jean-Josepli-Marie-Victoire de Cosnac , évéque nommé de Meaux.

Claude -Joseph- Judith -François -Xavier de Sao"ey, évéque nommé de Saint-Claude.

Antoine-Xavier de Neyrac, évéque nommé de Tarbes.

allocution prononcée par le S. P. dans le Consistoire du iZ août 1819.

^"^ ( Moniteur du 8 septembre 1819.)

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