‹ Suites de couches normales et pathologiques [microforme]Chapitre 38 sur 62 · IR Ï · texte numérisé non relu

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lautopsie, D’après Williams, et beaucoup pensent comme lui, l’examen bactériologique du sang est d’importance secondaire au point de vue du diagnostic ; “cependant, dit-il, cet examen doit être fait, puisque la découverte du streptocoque nous démontre la gravité du pronostic. Tout de même cette présence du streptocoque n'indique pas nécessairement une terminaison fatale, puisque l’on observe fréquemment la guérison chez des infectées dans le sang desquelles on a constaté le streptocoque, et même souvent ces infectées paraissent légèrement malades.” D'un autre côté, l’absencn de streptocoque dans le sang r’implique pas nécessairement un pronostic bénin, puisqu'il existe des infections puerpérales à streptocoques si extraordinairement virujents, qu’ils tuent la femme par les toxines qu’ils déversent dans la circulation (toxinhémie), sans quitter Je zone génitale.

L'examen du sang nous permet de reconnaître si l'infection est ou non généralisée, et quel est le microbe infectant.

Voici d’après Fabre comment on fait l'examen bactériologique du sang: ‘’Avec une seringue de Luer et une aiguille préalablement stérilisées, on ponctionne la veine brachiale céphalique, dilatée par application ce la bande d’Esmarch sur le bras, et on retire 5 à 6 centimètres cubes de sang. Cette prise est faite après asepsie rigoureuse de la région cutanée.

“Le sang retiré est mélangé à de l’agar qui a été fondu dans des tubes-éprouvettes à 100° au bain-mari,, puis refroidi lentement à 45-48°. A chaque tube d’igar renfermant environ 10 centimètres cubes de liquite, on ajoute ? à 3 centimètres cubes de sang avec ues pr'-

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—?277— vautions d’asepsie rigoureuse ; Puis, après avoir bien mélangé les deux liquides, on les verse dans une boîte de Pétri stérilisée.

“En quelques instants, l’agar sanguin devient s0lide et tout le milieu de culture adhère intimement à la boîte de Pétri, qui Peut alors être renversée de façon à ce que la buée qui se produit sur le couvercle n’abîme pas le milieu de culture.

“La boîte est mise À l’étuve à 37° et, après douze

à dix-huit heures, on ‘erre apparaître sur le milieu de culture, si le sang ensemencé renfermait du streplocoque, une série de petites colonies en nomvre variable, ressemblant à de petits points grisâtres; mais ce qu’elles présentent de tout à fait caractéristique et ce qui permet de les reconnaître, même Macroscopiquement, comme streptocoques, cet une auréole ronG-, trans- Pare. 2, qui s'est formée autour de la colonie.”

On peut encore traiter le sang Par la méthode des grands ensemencements en bouillon peptoné. Le sang est versé dan des ballons contenant du bouillon peptoné à raison à2 5 centimètres cubes de sang pour 500 centimètres cub2s de bouillon. Ces ballons mis à l'& tuve, sont examinés de vingt-quatre en vingt-quatre heures.

3°. ALLURE CI INIQUE DES :ORMES MI- CROBIENNES.—En Principe on ne peut pas reconnaître la variété microbienne aux symptômes qu’elle produit, parce que chaque germe pathogène peut déterminer les accident es plus variés ; cependant certains microbes ont une allure clinique un peu spéciale qui permet de les caractériser dans quelques cas,

Le streptocoque peut produire tontes les +ari ‘és

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