‹ Suites Proches et Lointaines de l'Opération Césarienne Conservatrice ClassiqueChapitre 6 sur 27 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

Depuis 1882, date célèbre pour l'opération césarienne, qui entrait à proprement parler dans sa phase moderne et voyait ses succès croître de jour en jour, il a paru bien des ouvrages pour en retracer les heures de gloire, comme pour en rappeler les tristes souvenirs. Chaque jour l'opinion subit des variations. Aux séries heureuses vient parfois s'ajouter quelque accident fâcheux, précieux indice pour nous indiquer que nous ne possédons pas encore la technique définitivement parfaite de cette grave intervention. Certains point capitaux du procédé opératoire ne sont point encore définitivement arrêtés, un des temps les plus importants, la suture de la paroi utérine, est toujours l'objet de fréquentes discussions. Quelques accoucheurs n’accordent leur confiance qu'à la soie; d’autres, ennemis des corps étrangers, se refusent systématiquement à l’adopter et lui préfèrent le catgut ; le tendon de renne rallie encore quelques partisans. Tandis que Bar, Resinelli, Spencer pensent qu'un corps non résorbable est seul capable d’assurer une solidité suffisante. Couvelaire, après avoir autrefois vanté la supériorité de la soie, se railie à l'opinion de Fabre et préconise le calgut chromé. Bonnaire et Jeannin cherchent un moyen terme et emploient le tendon de renne.

La discussion porte sur d’autres points, les uns extériorisent l'utérus, les autres trouvent plus sage et plus commode de le laisser en place. Fournier propose l’énucléation en un temps de l'œuf fœtal, etc.

Puisque la question n’est pas définitivement tranchée, qu'il nous soit permis d'apporter notre contribution à l'étude de la

césarienne moderne et de rechercher plus spécialement quel est: l'avenir réservé aux césarisées. Ù

Dans le brouhaha des voix plus autorisées qui discutent, la nôtre n’a pas la prétention d'imposer une solution définitive. Notre but est plus modeste, Nous nous contenterons d'étudier les suites de l'opération césarienne conservatrice classique, laissant à ceux qui nous ferons l'honneur de nous lire le soin d'en retirer quelque résultat pratique.

Avant d'aborder notre travail, nous adressons nos remerciements les plus sincères au docteur Balard, chef de clinique obstétricale à la Faculté de Bordeaux, pour le précieux concours qu’il a bien voulu nous prêter.

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