SCÈNE IX
BÉOGLfis, seul,
Cen est fait, des traîtres confondus Je brise le poignard, f étouffe Tespérance. rassure mon repos, ma gloire, ma puissance. Rome est vaincue enfin, et je règne... Mes droits Sont scellés par le sang... Oui, le premier des rois, Comme moi conquérant, enfant de la fortune, Sut punir... Ecartons une image importune , Jouissons d'un repos chèrement acheté.
Mon ordre maintenant doit être exécuté.
Mon CŒOF est délivré de toute inquiétude. Ce funeste témoin et cette incertitude... Le sort le condamnait. L'avait-il mérité? QvCil a montré pour moi de générosité!
Il m'aimait î 11 m'aimait! Il me trompait peut-être. Déjà dans son orgueil il se croyait mon maître. Sa fureur en silence attendait mon trépas. •• Quand nous Tassassinons , ah! ne l'accusons pas! L'assassiner... lui... lui! mon bienfaiteur, mon frère! Révoquons un arrêt dicté parla colère.
Courons... A l'infamie allons donc dévouer Mon nom, ma race; allons lâchement avouer A ce peuple, au sénat, à la Grèce, à la terre, La faiblesse du fils et le forfait du père. Qu'il meure?.. C'est son bras.l. c'est ce bras généreux. Oublions... je ne puis... Ce bienfait odieux Sur mon cœur est un poids funeste, insupportable. Si je pouvais encor ne pas être coupable ! Oui... sauvons l'ianocent.
(Aa moment ob Dëoclès va sortir» un tn de mort se feit entendre. H s'arrête. Harpale parait nn glaWa sani^antk la maÎD. )
Itt PERSÉE DE IMUuCÉDQINE.