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SCÈNE PREMIÈRE

LEUDASTE, SIGISMOND, U»ALD.

LEUDASTE.

Illustre Sigismoad, la Boargogne atijourd*hui Trouve dans.CMIpéric un vi^geur, un appui; Il veut sur votre front replacer la couronne , Recevez-en Tespoir qu'eç son non) je tous donne. En s^armant de vos droits contre votre ennemi, Croyez qu*il ne veut pas vous servir à demi. Vainement, dans Melon Gbntrand r^iste encore, Bientôt abandonné d'un peuple qui l'abhorre.

Le traître doit tomber sous l'effort de nos bras.

Le roi se rend vers vous : je précède uses pas.

Voûtant -bâter Finst^l d'U^e beureuse alliance,

Suivi de peu des siens, vers ces murs it s^avance.

Ce séjour lui fut cher dès ses plus jeunes ans.

 Chelies, loin des cours, loin du fracas des camps,

11 veut de son hymen que la pompe s*apprête.

Mais ce jour n*est-il pas pour vous un jour de fête?

Et le choix glorieux du monarque français...

SIGISMOND

Il m*boaore, seig9eur, et comble mas souhaits. Je dois à GhiJpérip la paix de cet asile; Lorsque j'étais banni, chassé de ville en ville. Quand le peuple aveuglé frappait son souverain» Ghilpéric au malheur daigna tendre la main; Il défendit les droits du prince légitime, 11 n*a pas aux bourreaux rejeté leur victime. Puisque cette union qu'il propose aujourd'hui  des titres sacrés offre un nouvel appui. J'y souscris. Je le dois à la cend^ d'un père, ' A ma gloire, à mon fils. Mais de ce jour prospère Je tente vainement d'écarter la terreur: Frédégonde!... A ce nom vous frémissez, seigneur; Elle est répudiée. Après un tel outrage. Qui ne doit redouter les effets de sa rage? On lui ravit ce cœur acquis par tant de sang. Ce sceptre qu'elle-même a rendu si puissant. Mesurez ses fureurs h l'éclat de l'offense, Frédégonde outragée!... Ah! pesez la vengeanee.

LEUOÀSTB.

Rage vaine. Bn brisant un lien criminel, Ghilpéric obéit aux tolontés du eiel.

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