ACTE PREMIER
Serais-je digne encor de leur nom glorieux. , La France dans ce jour vous demande pour reine; Au trône, à Chilpéric, ce vœu qui vous enchaîne Vous trace un grand .devoir; tous saurez le remplir.
ELYIGB.
Chilpéric mon époux! Ah! c^est plus que mourir.
SIGISMOND
0 mon Dieu!
ELYIGB.
Pardonnez, j'y consens. Que je meure.
Ah ! ce n^est pas sur moi , c^est sar lui que je pleure. Mais, comment supporter ses cris, son désespoir? Je ne le pourrai pas; je ne dois plus le voir. SU paraît, c'en est fait. C'est fait de votre fille, Je lui sacrifierais ma gloire, ma famille.
SIGISMOND
Vons ne vDudriez pas le conduire à la mort.
Ah! pouvez-vous douter de Thorreur de son sort, ,
Si Chilpérie fin jour pénétrait ce mystère.
ELVIGE.
Tout son sang, tout le mien, le vôtre! Il faut le tflirfl* J'étoufferai» mes pleurs. Prévenez son retour.
SIGiSMOlHI).*
Un messager fidi^le avant k'fin du jour Lui dira le danger.
XLVIGE..
D'un odieux parjure .
Pourra-t-il supporter la douloureuse injure?
Ifô FRÉDÉGOMltE.
8IGISM0ND.
Vous savez sou respect, soo amour pour son roi,
Et le malheur jamais ébranla-t-il sa foi?
BLYIGI.
Hélas! dans le malheur je lui restais fidèle.
SIGISMOIfD.
Dieu nous couvrira tous de sa main paternelle. L^envoyé du monarque a désiré vous voir, C^est un consentement qu'il viisidra recevoir. Le verrez-vous?
BLVIUB.
Seigneur !
SIGISHOND.
Vous êtes libre encore.
Je ne vous prescris rien, non, ma fille, jHmplore. D'un frère dans vos mains vous tenez Tavenir, Du |)ère est à vos pieds.
^ JBLVIGB.
Mon père!.. Ù :peal venir.
(ITfMUsort.) SIGtSBOlVD.
Vous avez à mon fils rendu. son béritage« ' Le. salut de ma race, Elvige, est votre ouvrage.