SCÈNE V
SIGISMONB , ÉLVIGE , CLOVIS,
SIGISMOND
Clovis !
ELVIGE.
Âh! malheureuse.
SIGIdÉOND.
P prince infortuné!
Fuyez.
Par vous aussi je suis abandonné!
Ua autre hymen, dit-on, va lier votre vie. Non, je ne puis pas croire à votre perfidie; Un ennemi secret, un inOArbe imposteur Veut troubler ma raison par ce récit menteu#. Mais démentez-le donc! partagez ma colère. Vous ne répondez pas, vous, Eivige. Mon père. Par pitié... De mon sort comprenez-vous l'horreur? Il ne me restait rien ici-^bas que son cœur; Si vous me ravissez ma dernière espérance, Comment souffrir encor le poids de Texistence! Haï même des miens et repoussé de tous. Pour comble de douleur, suis-je trahi par vous? Non, je ne le crains pas, et quand la main sanglante Allait tuer le fils sur la mère expirante, N'auriez-vous détourné le fer de Fassâssin Que pour me le plonger tout entier dans le sein.
184' FB^ËGQ{<DS.
SIGISKOND.
Ton destin est affreux', rap^etié ton courage, Giovis, ô mon cher fiis, toi la vivante image De ce fui ton aïeul dont tu portes le nom , Pour supporter la vie invoque la raison. Des hommes et du sort j'ai bravé la furie; J'ai vécu, tu vivras pour sauver la patrie. Le front où le Seigneur scella la majesté Ne doit jamais fléchir devant l'adversité.
0 ciel! Il serait vrai? Non, ce n*6st pas possible, Vous rendriez, seigneur, mon destin trop horrible. Ah ! je vous haïrais , oui , vous , mon bienfaiteur. Voulez-vous m'y forcer? Le pourriez-vous , seigneur? SoufTrîrez-vous qu'un filç à jamais vous maudisse? Je vous accuserais seul de cette injustice, Car Ëlvige est fidèle, oui, son cœur est à moi, Il ne« peut me tromper ni me manquer de foi.
BLVIGS*
Garde-iôi d'accuser ce nobte caractère.
Que ta haine sur moi retombe tout entière. Seule je t'ai trahi; j'accepte un autre époux.
Perfide!
EITIGE.
4^ n'ai pas mérité ton courroux.
CLÛVIS.
Cet époux, quel est-il ?, Quel mortel téméraire L. Dans son sang odieux...