ACTE BEDXB^WE
A ses profures effarts abandonnant le crime» Sa bonté défendra le prince légitime.
CHILP£UC.
Oui, c'est pour assurer la légitimité
Qae je dois dans ce jour . guider Totre équité. .
Loin de moi le penser de vouloir vous contraindre.
D'un parent, d'un ami, vous n'avez rien à craindre,
Et je ne veux ici que donner un avis.
Cet hymen, Sigismond, m'a rendu votre fils;
Seul je puis conquérir, garder votre héritage;
Vous n'en voulez pas faire un injuste partage.
Quand je choisis Ëivige, en acceptant mon choix.
Vous m'avez fait, seigneur, l'abandon de vos droits.
Vous avez dans mes mains déposé la couronne.
8IGISH0ND.
Ce que je tiens de Dieu , c'est Dieu seul qui le dpnne.
CHILPÊRIC.
Et moi , SI je consens à le tenir de vous.
SIGISKOND.
Ah seigneur! ô mon fîls, je tombe à vos genoux; La force est dans vos mains, j'ai pour moi la justice. Non, vous n'exigez pas un si grand sacrifice. ,
Mes droits sont un dépôt transmis par mes aïeux ; En ne défendant pas ce que je reçus d'eux. Je souillerais mon nom, je trahirais 91a gloire. Mes enfants dépouillés maudiraient ma mémoire. Et que pourrais-je dire à Sigéric, mon fils? De ses nobles travaux serait-ce là le prix? C'est pour vous qu'il combat, c'est sous votre bannière Qu'il tftdie d'acqui|ter la dette de son père.
^06 F1UMG0ia)B.
Vous avez dans les camps guidé ses preniers pas; On TOUS a tu souvent applaudir à son bras.
GHILPÉRIC.
J'applaudis plus encore à Tesprit qui rmime; Vouloir troubler la paix, à ses yeux est un crime. Il ne veut pas d^un Irône au prix de tant de sang; En faveur de mes droits il renonce à son rang.
SIGISHONn.
Non, seigneur.
CULFÉRIG.
Vous osez.
SIGISHOIO).
Sigéric, non, vous dis-je.
CHILPÊRIG.
Ah! tant d'aveuglement et m'étonne et m^afflige.
Seigneur, il faut enfin terminer ces débats;
Quand je daigne prier, on ne refuse pas.
J'ai soustrait votre front au fer de la vengeance,
Et je puis exiger de la reconnaissance.
Je vous parlais en fils, maintenant c'est en roi
Que la raison dirige et qui dicte la loi.
De vassaux trop puissants je crains la félonie;
La Bourgogne à la France est à jamais unie.
Il ne faut qu'un seul maître à deux Etals rivaux,
La Gaule a déjà trop de rois pour son repos.
A ce traité j'ai cru votre nom nécessaire,
Je vous laisse l'honneur de terminer* la guerre.
SIGISHONn.
Du mépris des kunlains je ne puis pie couvrir; Je suis né roi , seigneur , et roi je dois mourir.