ACTE DEUXIÈME
CHILFÉmiC.
On peut vous satisfaire.
SIGISnOlfD.
Eivige! 6 ma patrie!
Ton sort m'est révélé.
CHiifiaic.
Si vous aimez la vie.
Prenez garde, vieillard, de braver ma pitié ; Rarement on «e joue à m6a inimitié.
SIGISHOND.
Ah! je oe défendjs pas un reste d*existence;
Que je lègue k mon Gis (es droits de sa naissance ,
Et je mourrai content.
chilp£ric.
U est aussi mortel.
Otage de la paix« Puis-j^ répondre?
SIGISHOND.
0 ciel!
CHUPimic.
Vous m'avez entendu. Sans doute votre fille Verrait avec regret le sort de sa famille; N*af!ligez pas son cœur en offensant le mien.
' hgismord.
0 forfait !
CHILPÉHIC.
Terminons 'ce pénible entretien ; ' A ce voèo de régner...
- aSB FRÉDÉOONDE»
SKUSIIOND.
Ce droit.
Oa ce caprice, Je ne puis de la paix faire le sacrifice. Vous ne régnerez plus, tel est Tarrèt du sort. Signez : voilà d'un fils ou la vie ou la mort.
SIGISMOND
Mon fils saura mourir, et ce demier outrage Dessille enfin mes yeux et me rend mon courage. L'étemel me fit roi , f en garderai le rang, Et vous ne régnerez que couvert de mon sang.
( Sigismond »'appr6^ h sortir. )
CHiLPÉRTG, affectant de sourire.
Bien, seigneur! J'attendais cette noble colère;
Cette épreuve aujourd'hui dévenait nécessaire.
On disait qu'à Gontran, sacrifiant oe^ fils,
A cet usurpateur vous vous étiez soumis.
Je voulais vous juger en vous rendant le trône;
Vous avez des vertus dignes de la couronne.
L'âge n'a pas glacé votre antique valeur.
Vos droits me sont sacrés, comptez sur moi, seigneur.