ACTE TROÏSIÈIIE
CLOYIS.
Ma mère!
fr£d£gokdb.
Eb bien! devis, écoute.
Pour Tenger Audonère il est çne antre roule, Un moyen phis certain, plus d^ne de nous deux. Je ne tenterai pas de fasciner tes yeux. D'accuser cette reine à ma Vengeance offerte. Je ne m'en défends pas, j^ai médité sa perte: Elle était ma rivale et je voulais régner. Mais un maître, un époux dût- il l'abandonner? Devait-il la livrer à ma fureur jalouse? Devait-il oublier qu'elle était son épouse? Il Ta ⁢ le barbare a dirigé mon bras.
CLOVIB.
Mon pèrel
FRÉDÉGONDB.
Tu frémis. Je ne t'abuse pas.
De ce forfait, Clotis, Chilpéric est coupable. Mérovée est tombé sous sa main exécrable; Toi-même poursuivi, toi, Glovis, innocent... Toujours ne fut-il pas altéré de ton sang? Je le confesse encor, je partageais sa baine. J'avais un fils alors, et mère et souveraine, Je Toulals.à ce fils* assurer le pouvoir. QueUe mère jqmais en repoussa Tespolr?
Cet héritier n'est ^us et Ton me répudie, ; Moi, Glovis, dont ie bras soutenait la patrie! Tu le sais, le s«cOès parle encore à tes yeux. Mon règne M sangiant^ jnals il fîit glorieux.
290 FftâDtÉGONDE.
J'ai relevé ce sceptre, et les chants de victoire Souvent de Frédégonde ont proclamé la gloire. Et c'est moi que Ton chasse 1 Et m^n trône est donné! N'entends-tu pas les cris du Français indigné; Tant de lâches forfaits seront-ils sans vengeance? Glovis, en te sauvant, tu sauveras la France. Nous sommes outragés, unissons nos douleurs. Arrachons la patrie mx mains des oppresseurs. Je t'adopte, Glovis, et te cède mon Ir&iae, Aide-moi sur ton front à mettre la couronne.
Qu'entendfr-j^ ?
PRÉDÉGONDE.
C'est ton bien.
ÇMYW.
Moi, rebelle à mon A mon père!
FRÉDÉGONDB.
Ton père! Et qu'a-t-U fait pour toi?
CLOtfS.
Il m'a donné la vie.
FRÉBÊGONDB«
Et ce présent funeste, .
Tu l'estimes donc bien? C'est tout ce qui te resld^; Infortuqé, ton nom est ^pcore iacoanu.
Il t'a donné la vie, et tu n'as pas yéeal Qu'il le reprenne donc, . ce lambeau é'existena». Va, Cloyis, te livrer à l'iiyusl» veageanee.
Aeiis TKoistèME. sac
Ton trépas servira mes projets et les cieux, Ta rendras Ghilpéric encor plus odieux.
Il a tué ta sœar et ton frère et ta mftre, Va, Clovis, va, mon fils, Ghilpéric est ton père.
GLOVIS.
Ah ! cessez dans mon cœur de verser le poison , Le Seigneur me soutient et guide ma raison. Non, vous ne pourrez pas m'enlraîner dans Tabîme, Ma main pure de sang...
FlltoÉGQNBB.
. Qui te demande un crime? - Veox-je cpie parricide , imitant ton bourreau , Dans un sein désarmé tu plonges le couteau? Non, je veux avec. toi sauver un grand empire;.. ' Son bonheur, c'est le mien, c'est le but où j'aspire. Sous un sceptre de ier, le, Franc est-il heureux? Va, si je te Dûs roi» je te crois vertueux. De ce maître inhabile il faut qu'on le délivre, Qu'il cesse de régner , je lui permets de vivre.
Je ne puii {^us kngtetnm demeurer dans ces lieux. Le crime^ }e le -sens...
FtÉD^aOMDB f le rmnenant sur h demnide la scène,
• Demeure, je le veux!
Ta crains donc d'être roi? Ton ame sans courage Préfère le mépris et chérit l'esclavage.
Vous voûtez me souilter du nom d^oeurpateur.
982 ¥«e»ii^imm.
FRÉDléGONDE.
Je veux de to& pays que lu sois le aBiii?eurà
CtOYIS.
Tarracheràis le sceptre à iâ mtin de mon père.
Tu le relèveras tombé dans la poussière. Si tu ne le prends pa^, connais-tu le danger? Ce sceptre va passer aux mains de Tétranger. De la race des Francs, toi seul es Tespérance. Seul , quand je ne suis plus , tu peux sauver la France , Seul, tu peux assoupir la rage des partis. Es-tu donc insensible aux maux de ton pays? Crois-tu que c'est pour toi qif aujourd'hui je fimplere? Et que m'importe à moi que tu te déshonore; Pour moi, ton sang est-il si cher, ^ préeieirx. Je veux sauver celui d'un peuple gèiiéreux. Toi qui te dis français, quaiid un tyran t1)ppriihe. L'amour de la patrie à tes yefux est tin crime. " Je te présente un sceptre , et ton coeur sans vertu Tremble devant Tobstacle à tes pieds abattu. L'honneur parle et Glovis hésite... il délibère; Tout un peuple l'adopte, il fedenwuide un ^re. Glovis, serais-tu donc indigne de s^n ch^; Je pourrais sans les tiens faire parler mes droits. Mais il faudiait du aàng, je n'es vkux pM, tedis-je.
CLavis«
Laissez-moi m'éloigner.
FRÉDfiGOllDB.
Ti fài^fiBsse m'afQige.
Tu veux dono e«4 hymen? Un vitàiard étrtHlgep,