SCÈNE XII
Oui , je dois dans ce jour triompher ou mourir. Une heure, une heure encore et je sais ma sentence. Si Gontran... S'il tardait à prendre ma défense... Si les Francs hésitaient? Non, à ma voix soumis, Gbilpéric lutte en vain contre tant d'ennemis.
Je sois libre , fl sâflt , et ton heure fetale Aura sonné bientôt, odieuse rivale.
Bientôt!... Qui de noua deux tient Tautre en son pouvoir? Peut-être en ce moment, ivre du même espoir, Tu comptes les dédains, les affronts, les injures Dpnt tu peux à mon cœur imposer les tortures. Hâte-toi donc, j'attends le terme de mes maux. Que de jours j*ai vécu* sans goûter de repos! La fatigue m^accabie, aujourdlnii ma paupière A peine à supporter lé poids de la lamière. Le calme de ces lieux porte-t-il au sommeil. Au sommeil... Puisse-t-il n'avoir plus de réveil! Approchons cette coupe. Oui, c'est là mon asile; Le poison en est prompt, et mon ame est tranquille. Depuis le jour fatal qui m^unit à ce roi. Je n'ai pu m'endormir sans l'avoir près de moi.
(Elle met près d'elle la coape de poison et s'endort.)