‹ Sujets dramatiquesChapitre 158 sur 394 · ACTE QUATRIÈME · texte numérisé non relu

ACTE QUATRIÈME

CHILPÊRIC.

Lorsque la trahison s'agite autour i^^ moi , madame , j'aurais dû compter sur ifotre foi. Vos amis ont en vous un appui salutaire, Clovis montrera-t-il un si grand caractère , Vous allez^ en juger.

KLTIQX.

Lui, Clovis y en ces lieux!

caïuteic.

Vous rignoriez? Avant qu'on Tamène à vos yeux , Parlez y n'avez- vous pas d*autres aveux à faire ^ Il est quelque péril maintenant à se taire.

ELVIGIi*

Clovis est innocent, je vous l'ai dit, seigneur, Oui, nous avons naguère accueilli son malheur. Sans asile il fuyait cette reine implacable. Avide de forfaits, de sang insatiable.

Et vous-même, égaré par ses affreux récits, A sa rage jalouse aviez livré ce fils. Si la pitié, seigneur, à. vos yeux est un crime. Que de votre courroux seule je sois victime. Oui, Clovis malheureux avait touché mon cœur. Oui, oui, je me plaisais à charmer sa douleur. Je rendais par mes soins sa peine moins cruelle. Quand tout l'abandonnait, je lui restais fidèle. Si son cœur fut sensible à mes constants efforts , Ne l'en accusez pas, moi j'^ignorais mes torts. Vous étiez en ces temps Tépoux de Frédégonde; Je vivais ignorée et loin des yeux du monde; Je ne pouvais prévoir qu'un jour un si grand roi.

Que Ghilpéric enfin descendrait jusqu'à moi, Et que de cet hymen, à la paix nécessaire, Dépendrait le bonheur d*un peuple et de mon père»

CHILPËRIC.

Le Yoile est déchiré; le perfide est aimé, Tout cet affreux complot est pour moi confirmé. Voilà donc dans ces lieux le but de sa présence, Pour quel secret motif on bravait ma défense. Voilà donc contre moi ce que Ton méditait! C'était la royauté, non t»iis qu'il convoitait.

0 ciel!

CHIL^ÉRIC

' Et je connais qui dirigeait le glaive. Sigismond...

£L¥IGE.

' Lui ! Mon père.

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