SCÈNE vm
DAVID, ZÉIRA.
ZÂIIU.
Quoi! vous fuyez le tetiiple où Sion vous appelle. Entendez-vouflf sa voix s'élevant vei*8 les cieux? Mille fois répète votre nom glorieux.
Dans la ville et le camp annonce la victoire; On chante vos combats, on chante votre gloire. Cent taureaux sont tombés sous les couteaux sanglants. On prodigue à Fautel et les fleurs et Tencens, Et vous seul dédaignez cet|^ pompe éclatante! Cette lête, pour vous, est-elle indifférente? David rougit'ait-41 d*y paraître en sujet? Youdi'ait-iï me cacher quelqu^horrîble secret? Âh! voyez ma douleur! Ah! rendez-moi la vie. Prouvez à Zéïra que Ton vous calomnie.
Défendez-vous. On dit que vous osez, vainqueur. Elever jusqu'au trône un œil usurpateur. Que Saâl méconnu... Non, je ne puis pas croire Qa*un héros teuille our<fir uttè trame si noire. Que sa main... Pardonnez aa.cri de ma douleur, Vous ne pouvez sentir tout ce que sent mon cœur. Tour à tour à Famour, & la terreur en proie. Heureuse d*être à vous, je déteste ma joie.
Je ne litre à regret à reefoîr le fAoe den». Je iFoudrais vous baîr et je: n'aiiiM< qm .nnti Plas vous cauBCK de mai» à cette «rae &gitée>^i Plui Tamour qui l'embrase eBt|M[ralt augitoeotéeu Je sens que de remords œ jour aeici suiivf ,. Et je voudrais mourir si vous m*étiez ravi.
DAVID
Hélas I je le vois trop, leur lâb&e prévoyance A su flétrir ma vie aux yeux de Finnocence; Ils lui montrent David avide* dé ' régner , Convoitant ce pouvoir qu'il a su dédaigner. Ah!. ne me jugez pas sur* lètirs craintes frivoles. Croyez mes actions, bîea plus que leurs pvolesv Poursuivi par les miens, reçu chez ne» rivau»|,> M^a-t-on vu de Baal arborer ks4iapeaux>^ La patrie aux grands cœurs n'est jamais éUai^ee, Ingrate et sans pitié » c'est encore une. mare»- Malheur au parricide, au tnâtre dont la- ;auiO' Ose s'anner contre elle et déchires son ^^ein»
ZÊÎIA.
Mon sort est décidé; non,, plus d'ipq^iétude't< Fuis, fuis loin de mon cour, cruella iaeerlîtude, Délivre Zéïra de ton mortel* ennui i..
Laisse-moi m'énivrer du bonheor d'être à' lui. Mais quel sombre regard! Quel souci/ vous aceaUe? Quel chagrin?... En est- il qyand onn'^esA pfks oeupabieî Ne suiiHJe plus aimée, et craigvez-yeue ce. jour v: Ce jour, si désiré,, si cher à mon amofir?
DAVID
Cessçr de vous aimer ! Qui pourrait de mon ame Arracher cet amour qui l'élève ^t renflaorneT