ABNER, DO£G
ABNER
Âmi , tout nous seconde , et Saûl égaré
Semble contre lui-même avec nous conjuré.
Propice à mes desseins, approuvant ma tendresse,
Il refuse à David la main de la princesse.
Et si ton bras, Doëg, est prompt à me servir,
A Zéïra Fhymen aujourd'hui doit m*unir.
Pour sauver Israël, Abner aspire au trône,
Saùl, à peine roi, courbé sous sa couronne.
Cruel, mais sans vigueur, tyran, mais san9 pouvoir,
N'a jamais su, Doëg, réduire à son devoir
X^a peuple ambitieux, qui, sur la foi, d'un prêtre.
Croit, dans son fol orgueil, n'avoir que Dieu pour maitre.
Chacun règne en ces lieux, le peuple, les soldats.
Les lévites, David, Zéïra, Jonafhas,
Et Samuel sur tous. Devant ce fier prophète
S»n roi même, son roi, tremble et fléchit'' la tête.
Ce prêtre, au nom de Dieu, gouvernant Israël',
S'est fait par son audace un trône de ' Tadtel.
Avec habileté déguisant ' sa faiblesse ,
Rarement à ce peuple il montre sa vie^illesse,
Et toujours son aspect, sujet d'étonnement.
Semble l'avant-courenr d'im grand événement.
A David en ce jour, ouvrant le sanet4lftir&.
Il veut que de son maître il bnrva la colère ,
Il prétend le défendre, et Saûl irrité
Ose à peine punir tant de témérité.
A mes hardis projets, désordres favorables!