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ACTE DEUXIÈME

Mes rivaux moins nombreux seraient plus redoutables.

Du fougueux Jonathas qui ne prévoit le sort?

Il cherche le danger, il trouvera la mort.

Ses frères, sans • courtge , | mon aetive adresse

Ne sauront opposer qu'imprudence et^ faiblesse.

J'ai payé des soldats la vénale amitié,

Et fai leur intérêt, ici pour allié.

Quel obstacle résiste à la persévérance?

Elle nous mène au trône ainsi que la naissance.

Tout homme n'est-il pafr de- 1^ taçe des rois?

Si malgré tant de soins , où plutôt tant de droits ,

Mes vœux étaient trompés; ennemi de lui-même,

Si Saûl m'enlevait la princesse que j*aime,

Les étrangers sont prêts; à mon premier signal, ^

Dans ces lieux flottera Tétendard de Baal.

Tout est prévu, Doeg et si je ne succombe.

De son trône Saûl descendra dans la tombe.

Je dois craindre David, n'ai-jepas dans sa inain

Vu le sort de Saûl et mon propre destin?

Soit doute, soit faiblesse,, amour, vertu peut-être.

Il refusa le trône « il. épargna son. maître.

Il s'en repeàt, Doëg, ou peut s'en repentir-.

Ce qu'il ferait alor3, il le faut prévenir.

De ce peuple séduit je sais qu*il est l'idole.

Mais du peuple aisément la tendresse s'envole,

Cest un goût passager qu'un caprice produit.

Que le hasard soutient, qu'un caprice détruit.

Rassemble nos guerriers, que ton zèle les guide,

Tourne contre David leur acier homicide.

Cependant, si sa vue apaisait leur courroux,

S'ils n'osaient le frapper, qu'il soit conduit vers nous.

C'est Tordre de Saûl , le remords l'épouvante ,

Mais il faudra qu'enfin à sa mort il consente.

SAUL

DOEG.

Abner à^eMO ami. m pacb pa$ ^ Son secret idèa iongtemps Mposét dfnstaiiQii sein Lui répond de ma fin, qu^à mon zèle il se fie. Gardes, accoorez tous.

ÀBNER, DoÈg, SOLDATS.

ABIfIR.

Soutiens de Jaof^e^ Soldats, on vous trahit; un 8U)et criminel S*arme contre Saûl et menace IsraëL Un prêtre fanatique, avide de. carnage; A renverser pos lois,, r«xcite, Fencourage. . Le Dieu que nous aervons n'est pas uaDieu jde paix; Le glaive est dans vos mains poue. /piânir les foiiJBdts. Guerriers, courez an temple et vengez votre maître.

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