LA VOI
Je n^aime que celui qui se plaît à 'détraire,
Je Taime quand il sait mourir.
Quand je le vois s^énorgueillir
Des chaînes dont je le. déchire, . Des maux que je lui fais soufifrir.
Le sang humain est mon breuvage,
U charme , • il réjouit mon cœur ,
Et mes fêtes sont le carnage,
Le désespoir et la douleur.
Sur des monceaux de morts je croîs et je m'élève.
Je règne: malheur aux vaincus!
Ils me bravaient... Ils ne sont plus.
Mon trône est uii cercueil et mon sce|rtre est un glaive. Vainement contre moi , tout s'arme , tout se lève.
Le fer s^émousse sur mon flanc ;
En Tain TOcéan se soulève.
Mon vaisseau vogue et sa courte s'achève Sur un fleuve de sang.
CHOBjDR DU PEUPLE»
Armons-nous, armons-nous, courons à la vengeance. Le lâche seul sait pardonner.
•ff
Frappons, frappons celai qui nous offense. Donnons l'a hiort à' qui yeut la donner.