I ' t LA yoix
Peuple insensé, rebut de la (jouMière, Ah! que m'importe ta colère?
Je t'ai doi^t^tiSV'jè' sniS-'tdii roi, Boi8^te9 pleurs, ronge ta misère.
Je ne veuiç p^i^s que sur la jerre , II. soit un auti^e heureux que moi. . Chantons, tressaillons d'alégresse, Partout le sang coule à grands flots; Je n'entends plus que des cris de détresse. Que deg soupirs, et des sanglots.
Je marche; Thorreur, répondante.
Aussitôt m'ottvren^ le chemin.
Je parle, la mori diligenCe A ma voix, obéit soudain.
Les cris de l'orphelin,, les larmes (jle la veuve Pour moi que sont-ïls? Un vafn bruit.
L'onde qui roule dans le fleuve.
Le vent qui murmure et qui fuit.
^ Senoblable à l'incendie, on connaît mon passage. Partout où f^on .voit le ravage, On dit: le héros était là.
; JSi l'on entend des cris de rage.
On s'^écrie: il vient, le voilà.
Mon nom vivra ^ j'ai rempli ma cairière. J'ai creusé des tombeaux,
J'ai versé la coupe des maux.
Je suis le flé^u de la terce.
Frappez, frappez; ô mes guerriers.
Hâtez- vous, aiguisez vOâ armes.
C'est dans le sang, c'est dans les larmes
Que croissent les lauriers.
ACT^, |)EUXIÈME. <..(31t
LB CHOBUR DBS SOLDATS.
Chantons, tressaillons d'alégresse.
Partout le sang cpule.à grands flots.
On n'entend' plus que des cris de tristesse Et des soupirs et des sanglots.
Chantons, tressaillons, d'alégresse!
LA YOIX.
Unissez-nvovs à moi, principes destructeurs, Aquilons, soufflez les orages.
Foudres, torrents dévastateurs . Deseeadez du sein des nuages , Cavernes* mugissez, volcans lancez des feux! Af^Mraissez, tombez des cieux âlobes errants, astres funestes, > .Arehes des veqgeancés célestes.
Monts orgueUleux tremblez! abîmes ouvrez-veus! Et toi, vaste océan, renversant la barrière Qui retient tci^.flpts en courroux, Viens dissoudre la terre.
Destruction L les temps sont accomplis; Que les cieux soient anéantis.
Q^ tout se brise, se ccgnfpnde!
Je régnerai sur des débris'.
Seul sur les ruines du monde, H .veux m'écrian: le suis.
Fin DU DEUXiftHB AGTB.
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