ACTE QUATRIÈME
SÀUL^ avec émotion.
Vous suis-je cher encore?.. Eh quoi! vous vous troublez,
ZÈiBA, avec calme.
Non, seigneur, je 9uis avec un père.
Et j^attends sans effroi que sa raison in*éclaire.
SAUL
Il faut un sacrifice. Hélas! à sa grandeur,' Jugez de mon danger, jogez de mon malheur! Mais peut-être vos yeux, dans cet effort sublime, Vos yeux trop fascinés ne verront-ils qu'un crime.
* ZÊIRA.
Un <^riaiet.* Noa, Saûl ne peut le conseiUeir.
SAtL.
Dans un lâche repos cessons de sommeiller! Que ce jour... Vous tremblez , Zéïra.
ZÉIRA.
Non , vous dis-je.
Vos sens sont abusés par quelque vain prestige, Que p«i6-j€ redouter? Résignée à mon sort, ie vous d^ne ma vte et ne crains pas la mort..
SAUL
La mort n*Qst point pour vous ; vivez pour m'y sottsfaraii^. 0 ma fille 1 Soyez mcm ange futéiaire. Que Tamour filial, devenant mon sauveur. Arrache le poignard à ce peuple oppresseur. Prouvez à TUnivers ce que peut ht tendresse, Et gardez-vous surtout d'une indigne faiblesse. ' Ce «n'est point par des pleurs, par un vain repentir.
944 Si.UL.
Par d'impuissants regrets que l*on peut me servir. Tattends bien plus de vous.
Yann pouvez tout attendre.
SAtL.
Des complots des méchants jurez de me défendre.
-2Énu.
Je le jure.
8AIIL.
Jurez qu*obéissant au ciel , Vous frapperez de mort Tennemi d*IsraëL
ZÉIRÀ.
Grand Dieu! Que dans le sang voD^ fille se plonge? Est-ce vous qui parlez, et n'est-ce pas un songe? Cet ennemi, serait-ce?... On choisirait mon bras?... Saûl... voudrait.:. Nonl Non.
SAUL
Vous ne répondez pas.
ZfilRA.
Je vois tant de guerriers arinés pour votre c«use« D'un peuple de soldats votre pouvoir dispeâe. Que peut ma faible main contre vos ennemis? A Taspect d'un poignard, je tremble, je frémis... A mon sexe, seîgoear, .Dieu n'a domoté pour armes Qu'un esprit résigné, la prière et les larmes. .
SAUL
Est-ce à vous d'oublier les exemples fameux,. Qu'aux siècles à venir ont laissé nos âîeux.