ACTE QUATRIÈME
zÉnu.
O mon Dieu, soutenez ma force chancelante!
SACL.
Pour rendre du méchant la fureur impuissante» Il se sert quelquefois de plus débiles mains, Jahel de Sisara confondit les desseins.
. ZÉIRÀ.
Pour défendre tos jours, de tout je suis capable. Mais quel autre ennemi! Quel monstre redoutable? Un nouTeau Goliath trouble-t-il vos succès?
SAUI..
Vous pouvez me sauver.
ZllRA.
Eh bien! Je le promets.
SAUL
Je reconnais ma fille, et mes craintes soçt yaioes. Le sang de tes aïeux a coulé dans tes veines. Arme-toi , Zéïra , va ,• c^est le ciel vengeur , C'est un Dieu qui préside à ma juste fureur. Un jeune ambitieux, qu'un fanatique inspire. Souffle au peuple égaré son funeste délire. Devenu par le crime arbitre de mon sort. Au nom du Dieu qu'il brave il médite ma mort; Sovs les traits d'un héros il cache un parricide, Sa vertu n'est qu'un masque, apparence perfide. Dieu veut un sacrifice, il est cruel, afTreux; Mais s'il n'était pas grand, serait-il glorieux? Songe que j'en attends et le trône et la vie.
O mon Dieu!
BàML.
La Wctîme ^t le fils d^Isaie.
ZÉIRÀ.
0 ciel! Il est donc vrai? C'est lui... c'est mon amant
Vous me l'avez juré.
zfinu.
Rends-moi donc mon serment.
Va, souille-toi du crime où ta fureur t'entraîne, filais que je ne sois pas Tiiistrument de ta haine. Le Seigneur a béni' mon amour et le sien*; Si ton Dieu yeut du sang, ce Dieu n*est pas le mien. Dans le flanc d'un époux plongeant ma main coupable , Je laisserais au monde jun exemple exécrable! Du devoir le plus saint, méconnaissant la loi. Je verserais un sang qu'il donnerait pour moi! Plutôt, plutôt mounr!... Viens, frappe ta victime.
SAUL
Accomplis ton serment.
ZÉIBA.
Promettre fui un crime.
Un crime, oui, seigneur! Àocomptir aén serment. Serait un crime encore, un crime bien plus grand!
SAUL
Aveuglement fatal! Quoi, l'on verra ma fille, A l'ennemi des siens, immoler sa famille!