ACTE QUATRIÈME
Mais quoi! vous hésitez? D*où naissent ces alarmes? L^aspect da sang hamaio n'a plus pour vous de charmes? Venez, venez, mon père.
(Elle s'efforce de i'entrelner.] SÀCL.
Arrêtez I
ZtiRA.
Quoil c'est vous, C'est vous qui le voulez arracher à mes coups? G*est vous qui frémissez? Et moi, calme, insensible, Je soutiens vo^e force en ce moment terrible? Etes^vouffc bien Saut, et suis-*je Zéîra? Il en, veut à vos jours ! '
SAtL.
Ma fille !
ZBIRÀ.
!l périra!
J'en atteste le ciel, j*en atteste ce glaive I
(Elle Teut lui acracher son poignard.)
Donnez, pourquoi tarder? Que le crime s'achève, Qu'il meure > que je meure, et vous vivez, seigneur?
SAUL
Ahl ma filie, ah! cessez de déchirer mon cœur,
' ( A paru ) .
Que David... oi{blions«.. monarque sans courage. De ton persébuteur va seconder la rage, Va^ du bandeau des roii^, toi même orner son front , Et sonffce encor la vie après Un tel affront. Je ne balance plus, oui, le danger m'éclaire. Grand Dieu, je me soumets à toute ta colèrev Que le coupable meure, à mon sort je souscris. Zéïra, prends ce fer.
, ( Elle le prend. }
Nos destins sont remplis.
380 SAUL