‹ Sujets dramatiquesChapitre 233 sur 394 · ACTE QUATRIÈME. ' 3l · texte numérisé non relu

ACTE QUATRIÈME. ' 3l

Bs-ta donc sa complice? Et ton amour affreux Appelle-t-il la mort sur un roi malheureux? Bfo fille /à tes serments deviendras-tu parjure? Fermeras-tu ton cœur au cri de la nature? Apprends-moi mon destin, abrège mon tourment: Tu peux sauver Saûl ou sauver ton amant.

ZfilRA.

L*un des deux doit mourir. Eh quoi ! Fils d*Isaïe ,

A mon père, à ton roi, tu- veux tiiK la vie?

Ta donnes le signal de la rébellion.

N'es-tu plus ce héros, la gloire de Sion?

Hoi, je dois te punir 1 To fus donc bien coupable?

Ah! le voilà cet ordre affreux, épouvantable!

Il retentit encor dans le fond de mon cœur.

O Samuel-, es- tu Korgane du Seigneur?

Exige-t-il de moi ce sanglant ministre?

A ce Dieu, Dieu de paix, un crime peut-il plaire?

Suis-je bien cette femme, instrument de fureur.

Qui plonge le poignard dans le sein du vainqueur?

Entre deux sentiments, mon ame est partagée.

Des deux côtés je vois la nature outragée ;

Un époux adoré doit tomber sous mes coups.

Ou je trahis mon père en Sauvant mon époux.

Pour sauver Tun ou Tautre il faut commettre un crime.

Que ne m*art-on laissé le choix de la vktime!

Hélas! pourqucM ne puis-je,en mlmmolant pour eux,

Assouvir tant de haine et les sauver teus deux!

SAUL

Zéïra, le temps fuit; Tinstant fatal arrive; Fais-moi connaître enfin ^\ tu veux que je vive. Ne crains- pas ma douleur.... parle -moi sans détonr: Me donnes-tu la mort pour prix de mon amour?

348 SAUL

Je te Tai dit, le ciel exige un sacrifice. Il faudra que Saûl. ou que Dayid périsse. Dieu le ¥eui, tu le sais,' décide <de mon sort^ J^attends de toi, ma fil}e, ou la vie ou la. 'mort

ZÉttÀ.

Dieu le veut!

SAUL

U le veut.

ZilRA*

Tu le veux. Dieu barbare?

(AS«fil.)

Connais-tu bien les maux que ce jour me prépare. Dieu veut du sang ! Quel s^ngt De mon époux; c'est moi, Moi, qui dois accomplir son exécrable loi! Grand Dieu! Si je résiste à ton ordre bomieide. Quel supplice plus grand...

SAUL

Tu seras parricide.

XfilRA.

Parricide! Seigneur, je vais vous obéir. Où dois-je le frapper? Mon bras pourrait fléchir; Il a pour bouclier sa gloire et ma faiblesse, Que dis-je! Votre baine et toute ma tendresse. Mais qu'ai-je à redouter? Au fer de Fassassin Luimâme, sans défense, il offrira son sein. Ennemis de David, tressaiUea d'espéraace ! VeneE, prince, venez jouir de< la vengeancei Venet vous assurer de* son dernier soupir. Vous «omiaitrez bienièt si je sais, vous stervir.;

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