ACTE CINQUIÈME
Gluuttez, chantez: la vie est passagère. Chantez sur le bord du* cercueil.
LÀ YOIX.
Quel voile recouvre la terre?
La nature paraît en deuil, Le soleil éteint sa lumière, La foudre gronde et sur le seuil J'entends du hibott solitaire Le cri plaintif et funéraire.
LE GHOBUB. *
Cesse tes cris, funeste oiseau.
Gesse par tes plaintes funèbres D'appeler Fange des ténèbres.
De troubler la paix du tombeau.
UNE voix.
Je vois le marbre cinéraire Frémir à cet horrible cbant.
Et se soulevant lentement Laisser entrevoir à la terre La Mort ranimant sa poussière Pour ouïr tes tristes accents!
UNE VOIX
Pour qui s*accomplissent les temps?
Quel est celui que le trépas menace?
Quel est celui qu'il va frapper?
Mortels, quelle terreur vous glace?
Quoi ! vous fuyez ! Croyez- vous échapper ?
LE GHOBUR.
Ecoutez Tairain qui résonne, Entendez ce terrible accord.
Ecoutez le clairon qui sonne, ' Qui sonne Theure de la mort.
UNE VOIX
En ce jour le puissant succombe.
Il tombe celui qui régnait; Cest pour lui que Foiseau chantait, C'est pour lui que s^uvre la tombe.
LB CHOiVE.
Quel est celui que le temps va frapper? Quoi, vous fuyez? Croyez-vous échapper.
Venez, ennemis de la vie.
De sang qui vous désaltérez^
Venez au cri de Tagonie, Loups cruels, accourez,
La mort au banquet vous convie.
UNB voii.
L'abîme s'est ouvert, et dans ses flancs hideux J'ai vu l'impie et l'orgueilleux.
Tai vu celui qui disait à la terre:
Mon pouvoir s'étend jusqu'aux cieux.
Je brave le tonnerre.
Fils des hommes, oii sont vos Dieux?