SCÈNE IL
ABNER, DQëO.
àBNSR.
Parle, nous sommes seuls, quel sujet te ramène?
Seigneur, les Philistins ont paru dans la plaine, On a TU v^rs Rama flQtter leurs étendards ; Le peuple est agité, nos escadrons épars...
ABIVBR.
(Test par mes soins» Doêg, que Tennemî s'avance. Je dois voir cette nuit combler mon espérance. Saûl cède au poison dont il est dévoré. Eperdu de fureur, de carnage altéré.
Le seul nom, de David lui parait un outrage. Par des cris, des sanglots il exhale sa rage. Dans ses propres enfants il voit des ennemis; Il accuse sa ûlle, il menace son fils.
Ecoute , en ce moment je ne dois rien te taire :
Abisaï m'accorde un appui nécessaire;
Il croit servir David en se joignant à nous.
Le tyran, cette nuit, doit tomber sous ses coups.
La garde, jusqu'au jour à mes ordres livrée,
A déjà de ces lieux abandonné l'entrée.
Contre son fier rival, Saûl est sans appui.
Et ses assassins seuls veillent auprès de lui.
0 prince sans vertus, à ion pays funeste,
La haine d'Israël est tout ce qui te reste:
Le peuple, les soldats, les enfants de Baal,
Pour f écraser le front, n'attendent qu'un signal.
L'attendront-ils en vain? Non, de tout mon courage
Je vais hâter ta chute et seconder leur rage.
Il vient... Allons, Doëg, accomplir mon dessein.
Ces lieux nous reverront les armes à la main.