ACTE CINQUIÈME
Et tes fils 9 oui tes fils, tes fils t'arracheront
Ce bandeau dont tu viens de dépouiller mon front.
Ce peuple, ne crois pas que ta vertu Tenchalne;
Tu boiras à longs traits la coupe de sa haine.
Peuple ingrat, je le vois, heureux de ton malheur,
De son roi gémissant savourer la douleur.
Chassé de ton pays, fuyant au bruit des armes.
Les rives du Cedron s'abreuvent de tes larmes.
Mais serais-je vengé , si Theure de la mort
Td trouvait ijMiocent et Ubse/ de rejpoord?
la foici, cette femme à Ion repos tatal^.
Elle vient, elle agite une torche infernale;
Lève-toi, Bethzabée, enchaîne le vainqueur.
Et verse le poison dans son perfide cœur.
Criminel à ton tour, homicide, adultère,
Dieu te fera sentir le poids de sa colère.
En vain par ta douleur tu prétends le fléchir ,
Pour le forfait d*un seul, Israël va périr.
Un fléau dévorant, échappé de Fablme,
A la triste Sion fait expier ton crime,
Elle éprouve par toi des maux non mérités,
Et la destruction habite tes cités.
Tout succombe, tout meurt, hélas !Et la nature
N'est qu'un affreux chaos, immense sépulture.
Pour apaiser ce Dieu, je vois ton vain effort,
Et mon ombre vengée applaudit à la mort.
Adieu, de mes bourreaux la cohorte s'avance.
Mon règne est terminé , Téternité commence ,
Mille glaives sanglants sont dirigés vers moi.
Mais si je suis vaincu, je sais mourir en roi.
(U u perce de son épée. Les Philislins entrent de tous côtés sur la scène.
Le rideau tombe.)