ACTE PREMIER
Il fait trembler, dit-oo, le ministère même. De rimmoralité se faisant un système, Dénigrant tout, sur tout répandant son poison. Sa malice s'étend jusque sur le baron.
ÀLIBON.
On prétend, cependant, qu*il ne veut pas lui nuire.
M*"* BE&ARD
Sous cet air dédaigneux il Thonore, il Tadmire. On sait ce qu'est Dorville et que l'Etat sans lui Ne peut se soutenir, ne peut vitre aujourd'hui. Quel beau discours hier il a fait à la Chambre !
ALIBON.
Il s'est fait grand hpnneur depuis qu'il en est membre;
Fidèle à la raison, il n*a pas hésité
Avec elle en tous temps de changer de côté.
M"** BBBARB.
Ah ! C'est là justement qu'est la vertu suprême.
ÀUBOlf.
Au bien de son pays, c'est s'immoler soi-même. Toujours persécuté, de malheur eu malheur. Conseiller, puis baron, puis enfin directeur. Un dernier coup du sort le pousse à la pairie. Ah! qu'on est malheureux d'avoir un beau génie!
M«« BERÀRD.
Mais, voyons du discours ce que dit le journal. Lisez.
ÀLIBOIf.
Quand vous souffrez?
M"* BERARD
Je ne suis plus si mal.
ALlBOlf.
Au fait, c'est un calmant et bon ppur rinaonmte. Chambre des dépotés.
M"** BBRÀIU).
Lisezrdoac, je vous prie.
ALIBON.
« Un de nos pins éloquents orateurs, le haroD » d^Orville, a prononcé un discours qui a ptodoit » une vive sensation ; tout le monde appelle au » ministère un homme dont la réputation est européenne )) et qui unit à un beau talent un beau caractère.»
M^** BBBARD , à -^L
L*article est inséré. (£raut;)«^dus vvyez, Alibon, Qu'on rend enfin juitice à notre ober baron.