LES PRÉCÉDENTS, SAINT-LAURENT
M"« BSftikftD, à part.
Saint* Laurent... Mais peut-être.
BOMRT.
Vous avez rendez- vous? Montrez-moi Totre lettre.
SAIKT-LAUHKNT.
Madame, si matin j'étais loin d^espérer
Le bonheur qui me fait ici tous rencontrer.
Oh! QuiBlquefois aussi, monsieur, je sollicite.
8ÀI1IT-LÀU1IBNT.
Mais sans faire antichambre. Avec tant de mérite On n'attend nulle part.
BOBBRT, à part.
Peste! Est-ce un soupirant?
Le teint blanc, habit noir. Ah! CTest le Saint-Laurent.
( Robert l'approdie pour écouter, mats M** Berard le regarde, il a'élotgue et »e
net près de la porte. )
■•• BBBàBD.'
Vous venez demander, monsieur, qu^on vous avance.
sàint-laubent.
Non, je iSttis da^feit.
M»» BSRÀIU).
De la reconnaissance!
SAINT-LAURENT
Placé depuis un mois.
Mais c'est fort méritant.
Vous, employé, monsieur, et vous êtes content? C'est rare de nos jours. Vous venez de province? Quelle place avez«vou8? On la dit assez mince.
SAINT-LACRBNT.
Mais elle me suffit.
M"9 BBRAED.
Lorsque Ton est garçon.
Vous Têtes?
SAINT-LAUBBNT.
Oui, madame.
M"*<^ BBRARD.
À l'aide d'un beau nom On parvient à présent.
SAINT-LAURENT
Tai bien peu d'espérance. .
M«e BKRARD.
Âvez-vous quelque chose?
SAINT-LAURENT
Une ancienie créance.
ÂCTJË DEUXIÈME. Jf^
H»ft BSRARD.
Quel est le débiteur?
sàiiit-laurkiiit.
Mais c'est l'Etat, je crois.
M"« BERÀRD.
Ah! Vous n'en savez rien?
sàint-laurbnt.
Mon tuteur autrefois Dans les mains d'un agent a remis celte affaire. Dit-on.
M"« BERARD,
Quel est son nom?
sAiin^LAURBBnr.
La chose n'est pas claire.
La plupart des papiers sont soustraits ou perdus. Je ne sais pas son nom et mon tuteur n'est plus.
ii"«BERARp,â part, ie respire.
SàINT-LàURENT.
Pourtant j'ai pris quelques mesures, Et je puis retrouver des notions plus sûres, Si quelqu'un me seconde..
MB* BERÀRD , à part.
Ah! Qu'il parte, il est temps.
Mais voyons si Louise... (Haut.jlssn d'honnêtes gens Et pourvu d'un état, vous espérez, je pense, Contracter à Paris quelque noble alliance.
SAlMT-LAlIREirr.
C'est là tout mon désir.
le la lis dans vos yeux.
Monsieur de Saint-Laurent, vous êtes amoureux.
SAIIfT-LAURSlfT.
Je Tavoue, et Tobjet en est digne « madame. Sa grâce , sa douceur, la beauté de son ame , Surpassent, s^il se peut, le charme de ses traits.
BEEARD.
Son nom?
SAmT-LAUREirr.
C'est mon secret.
Vn« BBftAftD.
Si je le connaissais?
SAINT-LAURENT
imprudent!
M">* BERARD
A mes yeux ce n*est plus un mystère.
SAINT-LAURENT
Madame, cependant...
M"^« BERARD, sùwriant.
Suis-je donc en colère?
Pourquoi me redouter? Dîtes-moi vos projets, C'est peut-être de moi que dépend le succès.
SAINT-LAURENT
Madame, vous pourries...