‹ Sujets dramatiquesChapitre 280 sur 394 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

■^ BtiRABD.

Mais point de rélicence, Et j'exige de vous entière confiance.

sàint-làukbnt.

Eh bien! Taime...

m'^^ BBRARD.

Louise ! En èles-vous aimé ?

SAlirr-LAURBKT.

Mais... je...

M"« BERARD

Vous le croyez.

SAINT-LAURENT

Quand elle m'a charmé, A peine j'existais ; et c'est dès mon enfance Qae cet amour si vrai, madame, a pris naissance.

Mn« BERARD.

En effets la Touraine est aussi son pays.

Vous ne prétendez pas aux plus mauvais partis.

SAINT-LAURENT

Je n'aperçois que trop l'excès de mon audace, Car je n'ai presque rien , madame avec ma place , Mais j'aurais tout espoir de rentrer dans mes droits, Si le baron daignait consentir.

M"« BERARD. v

Je conçois.

Je vois que vous avez trâs bien saisi la chose. Au baron ialssez^moi prèBenter votre oau$e.

SAIHT-LAURUrr.

Que de bontés!

M""® BERÀRS.

Comptez sur mes soins. Il suffît Que Louise vous aime, et vous me l'avez dit.

SAmT-LÀURBNT.

Hélas ! Sans son amour, comment pourrais- je \ivre? Ce n*est point à Fespoir que mon ame se livre. Je ne suis pas heureux, mais vous êtes pour nous; Je ne dois plus me plaindre , et j'attends tout de vous.

ROBERT, à part.

Il fera son chemin, madame le protège.

Ne ferai- je pas bien de lui donner un siège.

M"** BBRÀRD.

Soyez tranquille. On vient, je dois me retirer. Adieu.

(Â Robert, h part.)

Je vous défends de le laisser entrer.

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