SCÈNE xn
DORVILLE, ROBERT, KERINGLTN, ALIBON travaillant.
ROBERT
liais, monsieur, je vous dis qu'on ne peut pas entrer.
KBRINGLIN.
Si fait, car m'y mci.
4Uio}f , à part.
Ventrée est peu cWUe.
KBRmGLIN.
Ah ! Je vous trouve enfin , mon cher ami Dorville , Je puis donc vous revoir, vous serrer sur mon cœur.
(II vent r«aibnMêr.}
Comno il est engraissé!
Quel est donc ce monsieur?
Mon nom? Vous ie savez. Regardez...
DORVILLE
( Oocopé II feailleter des papiers, ne le regarde pas. }
^ Ce peut être,
Mais, monsieur, je n*ai pas l^honneur de vous connaître.
(A Robert.)
Faites sortir.
ROBIRT, à Keringlin.
Allons.
KERINGLIN.
Vous ne co^naissez pas Celui qui vous donnait de si jolis repas. Quand de venir chez vous , vous m'avez fait promettre. Examinez-moi bien, vous ailes me remettre.
DORVILLE
Mon souYonir, monsieur, est sans doute en défaut, J'ai beau Fintercoger... Faites mt^.
KE&INGLIlf.
Un mot Vous rendra la mémoire , ou du moins je Tespère. Vous êtes député, n'est-ce pas?
poariLLE.
Une affaire Me prive en ce moment du plaisir de vous voir; Je me dois tout entier, monsieur, à mon devoir.
«XRINGUN.
Vous aurez Tan prochain plus de temps, je vous jure. Nous sommes à Guingamp rancuniers par nature; L'élection approche, et j*ai Tîngt électeurs; Si vous êtes nommé, vous le serez ailleurs.
DORTILLB.
Vous êtes de Guingamp. Eh ! Pourquoi donc le taire? Ignorez-vous combien cette ville m*est chère? Vous êtes de Guingamp., so^z le bien venu. Il me semble, en effet, que je vous ai connu.
KBRINGLIN.
Keringlin.
DORTILLB.
Keringlin, oui, je me le rappelle.
J'ai logé chez vous. * ^
KEHINGUN.
Oui.
DORVILLB.
Ma mémoire infidèle,
( Il lui prend la main. )
Tant d'embarras!... D'ailleurs, doit-on agir ainsi? Vous deviez sans façon venir loger ici.