ACTE QUATRIÈME. «Ott
HONORINK.
Cesserez-vous , enfin, tontes ces fariboles?
Ne vous laissez pas prendre à de belles paroles.
Quand la loi n'est pas bonne, elle ne peut passer;
Monsieur à Téloquence a yoiriu s'exercer;
De tous ces beaux esprits jje connais la tactique ,
Ils mènent leurs maisons comme la politique,
Tantôt haut, tantôt bas, selon que le jour luit.
Et toujours généreux où Ton voit du profit.
Ne connaissez-^vous pas quelqu'habile en finance.
Quelque bon député ayant de Tinfluence,
Quelque femme en crédit, quelqu'homme à feuilleton.
Que nous puissions lâcher aux trousses du baron.
A défaut de fortune, ijf faut de Tindustrie.
SAmT-LÀURENT.
Je sais une duchesse.
HONORINE
Est-elle bien jolie?
Non, elle a soixante ans.
HONORINE
Est-eUe de la cour?
SAINT-LAURENT
Elle n'y va jamais..
HONORINE
A -t- elle un alentour?
Quelque parent en place, une fille, une nièce, Avec cent mille écus pour preuve de noblesse, list-elle riche enfin?
SÀlirP-LàUlIBlIT.
Elle est veuve et sans bien, Mais son époux était...
HONORINB.
Il est mort, il n-est ries.
SAINT-LÀURBNT.
Ses services nombreux...
HONORII^
On lui doit ({nelque chose?
Dieu! Ne la chargez pas de plaider votre cause; Ah! Monsieur, vous avez de bien tristes amis.
SAINT-LAURENT
Mais, madame Berard.
Elle vous a promis!
LOUISE
Ah! Nous sommes perdus!